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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 19:19

michel_servet_timbre_espagnol.jpg

"Unitariens francophones" est un groupe d'information (sur l'unitarisme, sur les questions religieuses et de spiritualité) et de discussion qui a été lancé comme groupe Yahoo le 5 avril 2005, puis un doublon a été ouvert sur Facebook en février 2012, lequel fonctionne à ce jour avec 137 personnes. Le groupe Yahoo (avec plus de 130 personnes) reste ouvert pour les archives mais n'est plus animé ; par contre notre espace sur Facebook est très actif (lien).

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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 19:14

facebook.gifInscrit en février 2012 sur Facebook, le groupe "Unitariens francophones" a déjà 60 membres et de nombreux débats à son actif. Il est le doublon, en version plus moderne, du groupe Yahoo de même dénomination qui a été lancé en avril 2005 et qui continue toujours  à fonctionner avec ses 124 membres. Venez nous rejoindre !

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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 10:48

Christianisme d’ouverture et cohérence ; à partir de l’expérience des unitariens français, note de Jean-Claude Barbier, le 2 avril 2012, publié en article à la Une du bulletin n° 115 de la Correspondance unitarienne de mai 2012


I – L’expérience historique des unitariens français


a) L’unité sur un non dit (1986-1990)


Theodore-Monod--buste.jpgDans l’esprit des fondateurs de l’unitarisme en France réunis à Montpellier à la Faculté libre de théologie protestante en juillet 1985, autour de Théodore Monod, il s’agit d’un courant chrétien en parfaite communion avec notre Eglise historique de Transylvanie. D’ailleurs, en décembre de la même année, la présidente de la nouvelle association qui vient d’être fondée (l’Association unitarienne française, AUF), l’Américaine Lucienne Kirk, qui est chrétienne et qui vient de soutenir un diplôme au Manchester College à Oxford sur l’œuvre de l’Américain et théologien chrétien James Luther Adams (1901-1994), est consacrée ministre du culte à Kolozsvar. Elle exerce son pastorat au sein de l’Eglise réformée de France (ERF) dans la région des Cévennes. Les statuts de l’association sont déposés en février 1986. Lors de son retour aux Etats-Unis, où elle sera active au sein de l’Unitarian Universalist Christian Fellowship (UUCP), Lucienne Kirk, en 1990, laisse la présidence à Albert Blanchard-Gaillard, le maître d’œuvre de l’association.

 

Buste de Théodore Monod au Jardin des plantes à Paris

 

Il y aura de nouveau un essai unitaire de novembre 2006 à septembre 2007, avec une Fraternelle unitarienne, à l’initiative de Bernard Biro, Alain Lauzet (pour la Fraternité unitarienne de Nancy) et Pierre-Yves Ruff (ex pasteur ERF et animateur de l’association Théolib), cette fois-ci sur la base des principes de l’unitarisme-universalisme. L’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU), bien que son président en exercice, Bernard Biro (président de mars à la fin décembre 2006), se soit impliqué individuellement, resta à l’écart de ce projet qui avait été négocié directement par les trois personnes sus mentionnées, sans consultation préalable de leur association.


b) Les conflits d’orientation (1990-2006)

 

Une modification des statuts en septembre 1990 précisant qu’il s’agit bien d’un christianisme (alors que les premiers statuts ne le précisaient pas explicitement), va entraîner un conflit avec John Echrodt (alors trésorier au sein du bureau), de conviction unitarienne-universaliste, mais qui, jusqu’à présent, n’avait jamais parlé explicitement de cette sensibilité puisque le débat n'avait pas été ouvert sur cette question. Cette affirmation de sa foi et de son orientation entraîne son départ en 1992. Puis, en septembre 1996, une majorité occasionnelle (avec Jean-Louis Buchert de la Fraternité unitarienne de Nancy et Roger Sauter à Genève) penche pour un unitarisme ouvert à tous les monothéismes révélés, provoquant le départ de ceux qui veulent rester au sein d’une association exclusivement chrétienne ; ce sera l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Théodore Monod, qui avait déjà été président d’honneur de la première association (1986-1996), est président d’honneur de celle-ci jusqu’à sa mort en novembre 2000. Dans cette situation conflictuelle, une association unitarienne-universaliste est fondée en mai 2003 avec Michel Baron, dignitaire du Grand Orient et non chrétien, mais elle se dissoudra en janvier 2006.


c) La mise en réseau (depuis 2002)


En octobre 2002, je fonde à Bordeaux le réseau de la Correspondance unitarienne avec deux principes. 1° - Ce réseau francophone, fondé et animé par un chrétien unitarien, est indépendant des associations existantes, y compris celle des chrétiens unitariens (l’AFCU). 2° - Le bon fonctionnement de ses activités est garanti par les associations des chrétiens unitariens (AFCU et Afrique noire), étant entendu que ces activités sont ouvertes à toutes les sensibilités de l’unitarisme contemporain qui se retrouvent au sein de l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU), sans aucune exception – donc y compris avec l’unitarisme-universalisme.


A partir de cette date, le bulletin mensuel de la Correspondance unitarienne est envoyé à tous (très rapidement à environ 250 destinataires de diverses sensibilités). En novembre 2004, c’est le lancement d’une série « Les Cahiers Michel Servet ». En mai 2005, les chrétiens unitariens ouvrent un groupe d’information et de discussion sur Yahoo, « Unitariens francophones » (qui aura un doublon sur Facebook à partir de février 2012). En octobre-début novembre 2005, l’AFCU se porte candidat pour entrer à l’ICUU (Elle sera reconnue groupe émergent en avril 2006). En août 2006, un accord de partenariat est mis sur pied entre chrétiens unitariens et unitariens-universalistes français et québécois du Regroupement francophone unitarien universaliste (RFUU) basé à Montréal. En février 2007, le réseau de la Correspondance unitarienne lancent deux sites indépendants : Actualités unitariennes, La Besace des unitariens (qui est un site documentaire), auxquels s’ajouteront les Etudes unitariennes (en août 2009) et le site des Amitiés islamo-unitariennes (AIU), en novembre 2009 (après la votation suisse contre les minarets). Dans la logique de cette mise en réseau : la fondation en mars 2009 du Conseil des unitariens et universalistes français (CUUF), qui doit prendre le relais de l’AFCU pour nos relations avec l’ICUU, où siègent les représentants de toutes les activités concrètes existantes en France : associations, réseaux, sites indépendants, forums, etc.


A signaler aussi, dans le même esprit, la pratique de l’interfaith au sein de l’Eglise unitarienne francophone (depuis sa fondation en juin 2008), mais à notre façon, avec affirmation des diverses identités bien distinctes, en relation, mais non occultées ni fusionnées.


Le réseau de la Correspondance unitarienne a non seulement mis en relation des unitariens menant déjà des activités, mais il a aussi encouragé bien d’autres dans leurs propres projets : entre autres Virgil Pérez pour son forum « Histoire d’U » (en inactivité après un début prometteur), Yann pour son site « Spiritualités unitariennes » (fermé depuis), Hassan Aslafy pour le lancement d’une association unitarienne-universaliste (malheureusement non concrétisée), Didier Le Roux pour son site historique consacré aux « Unitariens » (lien), enfin Samantha Fink pour son site « Lectionnaire universaliste » (lien), etc.

à suivre ...

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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 10:07

suite et fin de la page précédente

 

Peut-on aller plus loin ? Faire plus et mieux ? Oui en nous interrogeant mutuellement !


La tradition unitarienne prône l’ouverture aux autres sagesses, spiritualités, fois religieuses, philosophies au niveau de nos activités (forums, articles, culte avec pratique de l’interfaith, etc.), mais elle doit le faire en préservant sa cohérence. Or, chacun des nouveaux courants qui se sont agrégés au christianisme unitarien d’origine (d’abord agnostiques et athées sur la base des vertus prônées par les évangiles ; puis d’autres croyants ou adeptes de mouvements spirituels ou philosophiques) l’ont fait sans trop se soucier d’une compatibilité par rapport aux racines de l’unitarisme. Dès lors, on se retrouve face à des écarts qui parfois sont trop grands pour être compris de l’extérieur ... et même de l’intérieur !

 

Il y a bien entendu cohabitation pacifique par tolérance les uns envers les autres, mais les échanges entre les diverses sensibilités restent somme toute relativement faibles. Soyons francs, cette cohabitation n’est-elle pas faite trop souvent de non dits, de profils bas, de spiritualité vague, de non-intérêt pour ce que font les autres, d’un semblant de consensus ?


J’avance ici quelques propositions qui pourraient peut-être aider à améliorer l’intercompréhension entre nos divers courants. Il s’agit ici de nos activités qui sont ouvertes à tous, sinon, notre Manifeste d’Avignon, signé en août 2007 par les associations chrétiennes unitariennes d’Europe et d’Afrique noire, recommande que chaque association conserve et préserve son identité (pour les chrétiens unitariens c’est la croyance en Dieu et l’adhésion à la personne et à l’enseignement de Jésus) (lien).

 
a) notre référence au christianisme est précisément celle de l’unitarisme chrétien et non celle du christianisme en général ou de tel ou tel autre courant chrétien :


Non ! notre iconographie ne comporte pas la croix. Non ! saint Patrick n’est pas un modèle pour les unitariens, même si nous aimons les Irlandais (lien). Non ! la fête à célébrer dans le calendrier chrétien n’est pas la Sainte-Trinité. Une bonne connaissance de notre histoire, et donc du christianisme unitarien, est une nécessité pour éviter de tels contresens affligeants.
 

 

Rappelons aussi que l’unitarisme a rompu avec l’arianisme (controverse en Grande-Bretagne au XVIIIème siècle) et avec le fondamentalisme biblique (grâce à l’Ecole allemande protestante d’exégèse des années 1930 et à l’introduction de leur méthodologie biblique aux Etats-Unis par Théodore Parker,  lien). Les unitariens font partie des chrétiens libéraux ; à ne pas confondre donc avec les témoins de Jéhovah – qu’on peut considérer aujourd’hui comme ariens – ou encore avec les autres mouvements anti-trinitaires biblicistes qui se développent à partir de la fin du XIXème siècle.


b) L’ouverture aux autres ne doit pas être une régression, mais un progrès :


On ne peut pas passer d’une tradition monothéiste radicale à un retour au polythéisme (néo-paganisme, hindoui sme, vodoun, etc.), même si les fêtes polythéistes sont fort sympathiques et nous enchantent. La prise de conscience d’une interrelation et d’une interdépendance entre tous les êtres vivants et toutes les composantes de la Nature n’a rien à voir avec un monde enchanteur peuplé d’entités surnaturelles imaginées. Lors de nos cultes, la louange est adressée à Dieu seul et à un Dieu unique et universel.


Par contre, la problématique monothéiste n’est plus celle d’un Dieu providentiel agissant au coup par coup selon les demandes de ses fidèles, mais désormais celle d’un Dieu créateur se trouvant aujourd’hui liée à notre interrogation sur les origines de l’univers et de la Vie. Elle est aussi celle du panthéisme, où Dieu – ou l’énergie divine – circulerait au sein d’une œuvre en continuel complexification et bourgeonnement.


adam_et_eve_entre_bible_et_kamasutra.jpgDe même, on ne peut pas passer d’une tradition monogame, fondatrice de la famille avec promotion de la  femme, à un encouragement à la polygamie ou à la liberté sexuelle généralisée (voir le mouvement Polyamourous aux Etats-Unis qui se rattache à l'unitarisme-universalisme on ne sait par quel laxisme) ; certes les gens sont bien entendu parfaitement libres de vivre ainsi, mais la promotion de ces modes de vie peut se faire dans d’autres cadres que le nôtre.


En anecdote, je me souviens d’un groupe exhibitionniste d’unitariens-universalistes satanistes qui s’étaient réunis nus avec feuilles de vigne dans un café de New-York et avaient lancé un groupe Yahoo pour faire parler d’eux ! Yahoo n’avait sans doute pas apprécié la plaisanterie et avait supprimé le groupe ! En Europe, cela aurait fait un buzz retentissant ; aux Etats-Unis, aucune autorité unitarienne-universaliste n'a bronché.


c) L’ouverture aux autres doit être un élargissement, mais non l’introduction de contradictions fondamentales.


Autant le questionnement sur Dieu peut s’élargir au panthéisme, à l’agnoticisme, au non-théisme (a-theism dans le vocabulaire américain), à la mort du Dieu providentiel ou encore à l’opinion que Dieu ne peut-être qu’inconnu de nous, autant l’athéisme radical et militant (au sens européen du terme) qui rejette toute interrogation sur Dieu ou le mystère de la Vie heurte de plein fouet notre tradition historique. On ne voit pas comment intégrer le Manifeste humaniste de 1933 (affirmation péremptoire que Dieu n’existe pas, suppression de tout culte, etc.), rédigé par des humanistes unitariens et universalistes de l’époque, dans un ensemble où demeurent des croyants - manifeste ô combien légitime, mais pouvant se dire dans le cadre d’une autre tradition.


Au lieu de juxtaposer des positions antagonismes, il serait préférable d’encourager des échanges sur les progrès de l’astronomie dans la connaissance de l’univers, la réduction du clivage croyants – non croyants, les nouvelles théologies et les problématiques modernes de Dieu : Process, Dessein intelligent (lien), panenthéisme, athéisme spirituel, etc.


De même que le christianisme unitarien n’a eu de cesse d’interroger ses sources et de faire preuve d’esprit critique, nous attendons des autres traditions qui nous rejoignent qu’elles le fassent aussi par rapport à leurs propres sources. Nous devons maintenir cet esprit critique envers toutes les autres religions et, concrètement, nous ne pouvons être en relation qu’avec leurs composantes libérales.


En conclusion


Nous soulignons l’importance d’une fidélité et d’une continuité que le Manifeste d’Avignon a rappelé opportunément en août 2007. Ceci doit nous rendre vigilants vis-à-vis de toute forme d’entrisme. Non ! l’unitarisme contemporain n’est pas une auberge espagnole (expression français signifiant que chacun y apporte son repas sans mise en commun !). Non ! ce n’est pas une nébuleuse New Age. D’une façon concrète, nous avons à gérer notre ouverture aux autres, à éviter les entrismes qui seraient manifestement en contradiction avec notre tradition, à enseigner celle-ci comme un patrimoine commun, à encourager des échanges transversaux, à nous enrichir mutuellement, à avoir le soucis d’une cohérence de notre mouvance afin que sa perception de l’extérieur en soit facilitée et qu’on ne nous fasse pas de faux procès.


L’expérience française où le christianisme unitarien a su gérer son ouverture et adopter de nombreux apports de l’unitarisme-universalisme prouve que cette intercompréhension est possible au-delà d’une seule juxtaposition. En Italie aussi, on retrouve une bonne osmose entre chrétiens unitariens et unitariens-universalistes au sein d’une Communion unitarienne avec participation commune à des rencontres et à des cultes. Dans les deux cas, ces échanges vont de pair avec le respect des identités des uns et des autres et non leur amalgame ou fusion.

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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 09:24

gerard_mantion_temple_antique.jpgLibre propos de Gérard Mantion paru dans le bulletin n° 115 de la Correspondance unitarienne, mai 2012. L'auteur a été assistant de Langues et Littératures Scandinaves à l’université de Caen et il parle le suédois. Il a pris contact avec notre mouvance ; nous reproduisons ici plusieurs de ses messages

 

Temple grec choisi par l'auteur dans son album photo sur sa page Facebook


10 mars 2012 (au réseau de la Correspondance unitarienne) – Bonjour, Je fais partie d'une association païenne, qui exclut l'attachement à toute formulation dogmatique, quelle qu'elle soit, monothéiste ou polythéiste. Il y a plusieurs années existaient, si ma mémoire est bonne, des "passerelles" entre les Universalistes et les Païens américains. Etant un homme de rassemblement et de dialogue, je voudrais savoir si ce type de relation s'est pérennisé, ou s'il a été interrompu ; en d'autres termes, est-il possible d'appartenir à une confrérie païenne (de structure franc-maçonnique) tout en étant membre de l'UUA francophone ? Au plaisir de vous lire. Très amicalement.


Le 17 mars 2012 (un commentaire sur le site de notre Eglise) – Personnellement, je regrette que l'Eglise unitarienne francophone soit aussi strictement monothéiste. Les congrégations unitariennes-universalistes des Etats-Unis accueillent des néo-païens en leur sein dans un esprit de dialogue et de fraternité. Je ne comprends pas d'ailleurs pourquoi un hindouiste ou un bouddhiste, voire un shintoïste, qui sont des païens, ont leur place dans l'unitarisme francophone, et pas les autres païens. Pourquoi une telle discrimination? Le paganisme n'est pas dogmatique, l'unitarisme francophone le serait-il au bout du compte ? Serait-il moins ouvert que l'évêque luthérien Gruntvig qui, au XIXème siècle, admettait que Jésus fût un dieu au même titre que les dieux du panthéon nordique ?


Ndlr – ce commentaire venait à la suite d’un article du jésuite Paul Tihon, reproduit avec son autorisation sur le site de notre Eglise et qui évoquait l’ouverture des chrétiens aux autres religions en citant les mouvements ci-dessus. Il ne s’agissait donc pas d’une position officielle de notre Eglise ! Celle-ci pratique l’interfaith en laissant chacun prier à sa façon, selon sa propre tradition (mais en faisant toutefois un effort d’universalité afin de la partager avec les autres).
L’ordonnancement de nos cultes invite les participants à louer Dieu de cette façon : « Louons Dieu et accueillons la vie qu’il nous a donnée ; contemplons le mystère de la Vie. Dans la joie et à l’unisson, faisons action de grâce pour ce que nous avons reçu d’une façon ou d’une autre ».


le 9 avril 2012 (un message sur Facebook) - L'islam mérite le plus grand respect quand il refuse l'intégrisme. Cette idée s'applique du reste à toutes les religions du monde. Sont tout aussi condamnables les autres intégrismes religieux, car ils dressent les êtres humains les uns contre les autres, appellent à la violence et au meurtre. Bien que moi-même de conviction païenne, je ne supporterais pas que mon paganisme soit un paganisme du "ressentiment" dirigé contre le christianisme, le judaïsme ou l'islam. Mon ouverture sur le monde m'amène donc à une prise de position qui est celle des unitariens-universalistes. Car je vénère davantage la Vie qu'une ou des divinités quelconques, ce qui ne signifie point que je me range dans la catégorie des athées. Je me déclarerais plutôt comme étant de sensibilité panthéiste. J'ai toujours nourri une admiration affectueuse pour la personne et la philosophie du grand homme que fut Spinoza.

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 11:34

Message de Jean-Claude Barbier au groupe « Unitariens francophones », le mardi 5 juillet 2011
 

Quid de la gestion démocratique des groupes sur Internet ? D'une façon générale, c'est le despotisme éclairé qui gère les groupes. Le fondateur d'un groupe Yahoo ou Google, d'une page thématique sur Facebook, d'une communauté de blogs sur Over-blog, etc., en est l'administrateur avec tous les pouvoirs : admettre ou non les candidats, virer des indisciplinés ou autres gêneurs, etc. Il n'a pas à rendre compte de ses décisions. Bien entendu, s'il est contesté, les membres peuvent quitter le groupe, ce qui s’appelle voter avec ses pieds.


Les sites associatifs, par exemple celui de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU), ou institutionnel comme celui de l'Eglise unitarienne francophone (EUfr) - une Eglise « on line » - sont par contre soumis à un bureau ou à un conseil ; le webmestre doit s'y référer pour des articles ou messages qui sortiraient du consensus existant, qui toucheraient à des questions délicates, qui engageraient des opinions personnelles, etc.


La démocratie est parfois difficile à mettre en oeuvre. Dans certains réseaux, les échanges sont strictement limités aux informations, à l'exclusion de tout avis ou discussion car des membres se plaignent qu'ils reçoivent déjà trop de messages, lesquels encombrent leurs messageries électroniques. On craint aussi que les discussions dégénèrent en polémique et créent des scissions. Les « lists » anglophones diffusent des informations, transmettent des questions, mais leurs membres n’engagent pratiquement pas de discussion ; question de culture aussi.


Internet_drogue.jpg

 

Surtout la démocratie est plus lente puisqu'il faut prendre le temps de la consultation des membres du groupe. Ceci est un handicap certain dans le milieu des internautes où l’immédiateté est devenue une habitude. Il convient néanmoins de s’y employer. Les unitariens français essaient de le faire au sein des groupes qu’ils animent, comme par exemple le groupe Yahoo « Unitariens francophones » (lien) (1), où le modérateur est attentif aux avis qui peuvent lui être donnés) ou encore la gestion par les Actualités unitariennes de la communauté de blogs "Religions en toute liberté" (lien) (2), laquelle s’agrandit par cooptation après consensus de tous ses membres suite à une circulaire trimestrielle.
(1) fondé en avril 2005, ce groupe a actuellement plus de 110 membres et échange en moyenne près de 500 messages par mois. (2) sur la plate-forme d’Over-blog, fondée en mai 2007 ; avec actuellement 70 blogs.

En général, lors des consultations, peu de gens prennent le temps de répondre, mais on peut supposer que ceux qui ne le font pas sont d'accord ou bien font confiance au responsable. A ce dernier bien entendu à savoir interpréter les signes et messages qui lui sont adressés, bref à être réceptif.


Désormais des associations, pour leur assemblée constituante ou bien pour leur assemblée générale, procèdent par une consultation sur Internet et par correspondance postale. Plusieurs va-et-vient peuvent être alors nécessaires avant une consultation finale. Lors de son assemblée générale de 2007, l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) avait adopté cette procédure. Elle n'a pas encore été appliquée, mais elle le sera très probablement cette année. Sur le plan politique, des consultations de ce genre commencent à se faire à grande échelle (par exemple actuellement la mouvance écologique française pour ses primaires, avec option par Internet ou par courrier postal).


Par la gestion de sites et de blogs l’Internet valorise indéniablement le rôle d’éditeur indépendant : c’est lui, et lui seul, qui met en musique l’information qu’il communique ; pour les groupes et forums ; c’est le rôle du modérateur ou de l’administrateur qui posent et rappellent les règles ; pour les sites d’association, c’est le rôle du webmestre, bénévole ou rémunéré. Ce sont là de nouveaux rôles qu’il convient de réguler le plus démocratiquement possible.


Pour les webmestres, c’est plus facile puisqu’ils dépendent d’une association ou d’un conseil ; mais pour les autres, n’y a-t-il pas le risque de monopoliser la parole au détriment de la mouvance à laquelle ces responsables se réfèrent ? Il faut bien le dire, tout dépend alors de l’éthique de ces responsables et de la participation des autres. Rappelons que la gestion de l'information, c'est du pouvoir même si on n'est pas à un niveau médiatique proprement dit !


Voilà une toute nouvelle culture relationnelle à laquelle il s'agit de s'initier ; elle va du despotisme éclairé,  qui a soucis d’informer les autres, à la consultation démocratique.

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 13:13

Au début du XXIème siècle, des associations unitariennes de divers pays (en Espagne, Italie, Grande-Bretagne, Mexique, etc.) mirent à profit l’existence des groupes Yahoo pour constituer des groupes non seulement pour informer leurs adhérents (la « list » dans la tradition des anglophones) mais aussi pour susciter des discussions. Des messages sont échangés entre les membres d’un groupe thématique ou associatif ; ils peuvent être directement lus sur la page du groupe et chacun les retrouve dans sa messagerie personnelle. Ce dispositif permet à chaque membre de suivre tous les messages. C’est idéal pour être tenu au courant des activités, mais aussi pour recevoir des documents (ne serait-ce que par leurs références Internet), et aussi pour discuter de tel ou tel sujet ou événement de l’actualité.


Lancé le 5 avril 2005 par Luc Schneider et Jean-Claude Barbier, le groupe Yahoo « Unitariens francophones » se présente ainsi :
  Etats-Unis--groupe-de-discussion-Unitariens-francophones.jpg"Unitariens Francophones" est un groupe de discussion d'inspiration chrétienne fondé par le réseau francophone « Correspondance unitarienne » et soutenu par les associations suivantes : l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU), l'Assemblée des chrétiens unitariens du Burundi (ACUB), l'Assemblée des chrétiens unitariens du Congo (ACUC).
Il est indépendant de toute association existante. De plus, il est ouvert à toutes les sensibilités unitariennes contemporaines. Le but de ce groupe est d'échanger principalement sur les bases de l'unitarisme et de l'universalisme dans un esprit d'ouverture. Il ne doit en aucune façon s'ingérer dans les affaires internes aux associations existantes.
Il fonctionne dans le respect des principes éthiques de l'International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) ( lien).
Au-delà du christianisme non trinitaire, qui constitue ses racines, l'unitarisme contemporain est ouvert à toutes les sagesses, religieuses et philosophiques, qui font la richesse spirituelle de notre humanité.

Ce groupe Yahoo réunit plus de 110 membres, et les messages qui y sont échangés ont constitué un flux croissant : en moyenne mensuel, 62 messages échangés par mois en 2005, 109 en 2006, 101 en 2007, 172 en 2008, 413 en 2009, 465 en 2010 et 323 depuis le début de 2011.

De par son ouverture à toutes les composantes de l’unitarisme contemporains, ce groupe réunit la plupart des unitariens de France et de Navarre et n’a guère eu de concurrence.


Le 30 novembre 2005, le Regroupement francophone unitarien universaliste (RFUU), basé au Québec et à l’instigation de Nancy Labonté, a lancé lui aussi un groupe Yahoo. Plusieurs unitariens-universalistes français y participèrent conjointement avec des Canadiens, et le groupe compta jusqu’à 24 membres en date du 24 juin 2009. Il a depuis cessé ses activités. A noter qu’en août 2006, un accord de coopération avait été établi entre l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) et le RFUU ( lien).

 Le 6 mai 2006, un unitarien-universaliste français, Virgil Pérez, lança un forum thématique, cette fois ci avec des rubriques et comportant la nécessité pour les membres d’aller consulter le site pour prendre connaissance des nouveaux messages (sur le site « superforum ») : « Une histoire de U » (U pour unitariens, universalistes et unitariens-universalistes) ( lien). Malgré les efforts de son animateur et la possibilité d’y mettre des illustrations qui le rendait plus attrayant, ce forum a malheureusement cessé ses activités après un ou deux ans de fonctionnement. Il est toutefois toujours visible. Son compteur s’est arrêté sur 70 membres inscrits et 1168 messages échangés. 

 

Un groupe Google (fonctionnant pratiquement de la même façon que les groupes Yahoo) a été lancé le 16 avril 2007 par une nouvelle association La Fraternelle unitarienne, mais n’a duré que quelques mois seulement et a mis fin à ses activités le 11 septembre de la même année (conséquemment à la mise en veilleuse de l’association). Le 3 septembre, il comptait 19 membres. C’est en mai que les échanges furent les plus nombreux avec un total de seulement 18 messages.

 

Enfin un Forum des chrétiens évangéliques unitariens ( lien), avec des rubriques thématiques, a été fondé en janvier 2010 par Marcel Carrio. Il s’adresse aux anti-trinitaires fondamentalistes qui considèrent la Bible comme étant la Parole de Dieu. Le forum se présente avec le qualificatif d’unitarien sans pour autant se rattacher à l’histoire de l’unitarisme depuis le XVIème siècle et à son évolution libérale ouverte aux autres religions et sagesses du monde entière. Ce forum, très actif, compte à ce jour 67 membres. Il ne se réfère pas à l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU), ni à aucune organisation de l’unitarisme contemporain. L’un de ses membres, co-administrateur du forum, l’a intégré à une Eglise évangélique unitarienne ( lien).


Notre groupe Yahoo Unitariens francophones n’a pas cherché à adopter une formule forum avec plusieurs rubriques car celles-ci dispersent les nouveaux messages dans de multiples cases si bien que le visiteur n’a pas forcément connaissance de tout ce qui se passe au sein du groupe. La formule des groupes Yahoo est assurément plus favorable à la formation d’une réelle communauté où les gens se connaissent ; de là une base assurément plus adéquate pour développer la convivialité et la fraternité.


Le groupe est modéré par un modérateur dont le rôle est de valider les candidatures. Il rappelle les règles du jeux, essaie d’apaiser les frictions éventuelles entre intervenants, plus rarement il évince en dernière extrémité des « indisciplinés ». Il dynamise la vie de groupe, s’assure que chacun ait réponse à ses questions, soit respecté dans ses convictions et son expression, soit compris par les autres. Il organise des consultations s’il le faut pour des décisions de groupe.


Le travail de ce groupe est important. Les messages témoignent souvent d’une recherche documentaire, d’une réaction rapide aux évènements de l’actualité, d’une réflexion sur un sujet. Certains messages peuvent même être mis en ligne comme articles sur les sites qui sont gérés par les membres, ou encore alimenter la rubrique des « Libres propos » du bulletin mensuel de la Correspondance unitarienne. Des discussions peuvent également être mises en ligne dans la rubrique « le forum des unitariens francophones » que nous venons d’ouvrir sur le site présent de notre instance nationale, le Conseil des unitariens et universalistes français (CUUF), « Unitariens français » ( lien). Enfin, le groupe joue aussi un grand rôle lors de la préparation de nos célébrations mensuels puisque ceux-ci comptent sur la participation actives des uns et des autres (lien). Assurément un rôle moteur qui, pour l'instant, pallie en partie à l'absence de groupes locaux.

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Ce site renvoie principalement aux informations publiées sur les sites de ses membres,
jouant en quelque sorte le rôle de revue de presse.
Il encourage aussi la formation d'un réseau de correspondants et de groupes locaux