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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 10:07

suite et fin de la page précédente

 

Peut-on aller plus loin ? Faire plus et mieux ? Oui en nous interrogeant mutuellement !


La tradition unitarienne prône l’ouverture aux autres sagesses, spiritualités, fois religieuses, philosophies au niveau de nos activités (forums, articles, culte avec pratique de l’interfaith, etc.), mais elle doit le faire en préservant sa cohérence. Or, chacun des nouveaux courants qui se sont agrégés au christianisme unitarien d’origine (d’abord agnostiques et athées sur la base des vertus prônées par les évangiles ; puis d’autres croyants ou adeptes de mouvements spirituels ou philosophiques) l’ont fait sans trop se soucier d’une compatibilité par rapport aux racines de l’unitarisme. Dès lors, on se retrouve face à des écarts qui parfois sont trop grands pour être compris de l’extérieur ... et même de l’intérieur !

 

Il y a bien entendu cohabitation pacifique par tolérance les uns envers les autres, mais les échanges entre les diverses sensibilités restent somme toute relativement faibles. Soyons francs, cette cohabitation n’est-elle pas faite trop souvent de non dits, de profils bas, de spiritualité vague, de non-intérêt pour ce que font les autres, d’un semblant de consensus ?


J’avance ici quelques propositions qui pourraient peut-être aider à améliorer l’intercompréhension entre nos divers courants. Il s’agit ici de nos activités qui sont ouvertes à tous, sinon, notre Manifeste d’Avignon, signé en août 2007 par les associations chrétiennes unitariennes d’Europe et d’Afrique noire, recommande que chaque association conserve et préserve son identité (pour les chrétiens unitariens c’est la croyance en Dieu et l’adhésion à la personne et à l’enseignement de Jésus) (lien).

 
a) notre référence au christianisme est précisément celle de l’unitarisme chrétien et non celle du christianisme en général ou de tel ou tel autre courant chrétien :


Non ! notre iconographie ne comporte pas la croix. Non ! saint Patrick n’est pas un modèle pour les unitariens, même si nous aimons les Irlandais (lien). Non ! la fête à célébrer dans le calendrier chrétien n’est pas la Sainte-Trinité. Une bonne connaissance de notre histoire, et donc du christianisme unitarien, est une nécessité pour éviter de tels contresens affligeants.
 

 

Rappelons aussi que l’unitarisme a rompu avec l’arianisme (controverse en Grande-Bretagne au XVIIIème siècle) et avec le fondamentalisme biblique (grâce à l’Ecole allemande protestante d’exégèse des années 1930 et à l’introduction de leur méthodologie biblique aux Etats-Unis par Théodore Parker,  lien). Les unitariens font partie des chrétiens libéraux ; à ne pas confondre donc avec les témoins de Jéhovah – qu’on peut considérer aujourd’hui comme ariens – ou encore avec les autres mouvements anti-trinitaires biblicistes qui se développent à partir de la fin du XIXème siècle.


b) L’ouverture aux autres ne doit pas être une régression, mais un progrès :


On ne peut pas passer d’une tradition monothéiste radicale à un retour au polythéisme (néo-paganisme, hindoui sme, vodoun, etc.), même si les fêtes polythéistes sont fort sympathiques et nous enchantent. La prise de conscience d’une interrelation et d’une interdépendance entre tous les êtres vivants et toutes les composantes de la Nature n’a rien à voir avec un monde enchanteur peuplé d’entités surnaturelles imaginées. Lors de nos cultes, la louange est adressée à Dieu seul et à un Dieu unique et universel.


Par contre, la problématique monothéiste n’est plus celle d’un Dieu providentiel agissant au coup par coup selon les demandes de ses fidèles, mais désormais celle d’un Dieu créateur se trouvant aujourd’hui liée à notre interrogation sur les origines de l’univers et de la Vie. Elle est aussi celle du panthéisme, où Dieu – ou l’énergie divine – circulerait au sein d’une œuvre en continuel complexification et bourgeonnement.


adam_et_eve_entre_bible_et_kamasutra.jpgDe même, on ne peut pas passer d’une tradition monogame, fondatrice de la famille avec promotion de la  femme, à un encouragement à la polygamie ou à la liberté sexuelle généralisée (voir le mouvement Polyamourous aux Etats-Unis qui se rattache à l'unitarisme-universalisme on ne sait par quel laxisme) ; certes les gens sont bien entendu parfaitement libres de vivre ainsi, mais la promotion de ces modes de vie peut se faire dans d’autres cadres que le nôtre.


En anecdote, je me souviens d’un groupe exhibitionniste d’unitariens-universalistes satanistes qui s’étaient réunis nus avec feuilles de vigne dans un café de New-York et avaient lancé un groupe Yahoo pour faire parler d’eux ! Yahoo n’avait sans doute pas apprécié la plaisanterie et avait supprimé le groupe ! En Europe, cela aurait fait un buzz retentissant ; aux Etats-Unis, aucune autorité unitarienne-universaliste n'a bronché.


c) L’ouverture aux autres doit être un élargissement, mais non l’introduction de contradictions fondamentales.


Autant le questionnement sur Dieu peut s’élargir au panthéisme, à l’agnoticisme, au non-théisme (a-theism dans le vocabulaire américain), à la mort du Dieu providentiel ou encore à l’opinion que Dieu ne peut-être qu’inconnu de nous, autant l’athéisme radical et militant (au sens européen du terme) qui rejette toute interrogation sur Dieu ou le mystère de la Vie heurte de plein fouet notre tradition historique. On ne voit pas comment intégrer le Manifeste humaniste de 1933 (affirmation péremptoire que Dieu n’existe pas, suppression de tout culte, etc.), rédigé par des humanistes unitariens et universalistes de l’époque, dans un ensemble où demeurent des croyants - manifeste ô combien légitime, mais pouvant se dire dans le cadre d’une autre tradition.


Au lieu de juxtaposer des positions antagonismes, il serait préférable d’encourager des échanges sur les progrès de l’astronomie dans la connaissance de l’univers, la réduction du clivage croyants – non croyants, les nouvelles théologies et les problématiques modernes de Dieu : Process, Dessein intelligent (lien), panenthéisme, athéisme spirituel, etc.


De même que le christianisme unitarien n’a eu de cesse d’interroger ses sources et de faire preuve d’esprit critique, nous attendons des autres traditions qui nous rejoignent qu’elles le fassent aussi par rapport à leurs propres sources. Nous devons maintenir cet esprit critique envers toutes les autres religions et, concrètement, nous ne pouvons être en relation qu’avec leurs composantes libérales.


En conclusion


Nous soulignons l’importance d’une fidélité et d’une continuité que le Manifeste d’Avignon a rappelé opportunément en août 2007. Ceci doit nous rendre vigilants vis-à-vis de toute forme d’entrisme. Non ! l’unitarisme contemporain n’est pas une auberge espagnole (expression français signifiant que chacun y apporte son repas sans mise en commun !). Non ! ce n’est pas une nébuleuse New Age. D’une façon concrète, nous avons à gérer notre ouverture aux autres, à éviter les entrismes qui seraient manifestement en contradiction avec notre tradition, à enseigner celle-ci comme un patrimoine commun, à encourager des échanges transversaux, à nous enrichir mutuellement, à avoir le soucis d’une cohérence de notre mouvance afin que sa perception de l’extérieur en soit facilitée et qu’on ne nous fasse pas de faux procès.


L’expérience française où le christianisme unitarien a su gérer son ouverture et adopter de nombreux apports de l’unitarisme-universalisme prouve que cette intercompréhension est possible au-delà d’une seule juxtaposition. En Italie aussi, on retrouve une bonne osmose entre chrétiens unitariens et unitariens-universalistes au sein d’une Communion unitarienne avec participation commune à des rencontres et à des cultes. Dans les deux cas, ces échanges vont de pair avec le respect des identités des uns et des autres et non leur amalgame ou fusion.

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Published by Jean-Claude Barbier - dans le forum des unitariens francophones
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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 09:24

gerard_mantion_temple_antique.jpgLibre propos de Gérard Mantion paru dans le bulletin n° 115 de la Correspondance unitarienne, mai 2012. L'auteur a été assistant de Langues et Littératures Scandinaves à l’université de Caen et il parle le suédois. Il a pris contact avec notre mouvance ; nous reproduisons ici plusieurs de ses messages

 

Temple grec choisi par l'auteur dans son album photo sur sa page Facebook


10 mars 2012 (au réseau de la Correspondance unitarienne) – Bonjour, Je fais partie d'une association païenne, qui exclut l'attachement à toute formulation dogmatique, quelle qu'elle soit, monothéiste ou polythéiste. Il y a plusieurs années existaient, si ma mémoire est bonne, des "passerelles" entre les Universalistes et les Païens américains. Etant un homme de rassemblement et de dialogue, je voudrais savoir si ce type de relation s'est pérennisé, ou s'il a été interrompu ; en d'autres termes, est-il possible d'appartenir à une confrérie païenne (de structure franc-maçonnique) tout en étant membre de l'UUA francophone ? Au plaisir de vous lire. Très amicalement.


Le 17 mars 2012 (un commentaire sur le site de notre Eglise) – Personnellement, je regrette que l'Eglise unitarienne francophone soit aussi strictement monothéiste. Les congrégations unitariennes-universalistes des Etats-Unis accueillent des néo-païens en leur sein dans un esprit de dialogue et de fraternité. Je ne comprends pas d'ailleurs pourquoi un hindouiste ou un bouddhiste, voire un shintoïste, qui sont des païens, ont leur place dans l'unitarisme francophone, et pas les autres païens. Pourquoi une telle discrimination? Le paganisme n'est pas dogmatique, l'unitarisme francophone le serait-il au bout du compte ? Serait-il moins ouvert que l'évêque luthérien Gruntvig qui, au XIXème siècle, admettait que Jésus fût un dieu au même titre que les dieux du panthéon nordique ?


Ndlr – ce commentaire venait à la suite d’un article du jésuite Paul Tihon, reproduit avec son autorisation sur le site de notre Eglise et qui évoquait l’ouverture des chrétiens aux autres religions en citant les mouvements ci-dessus. Il ne s’agissait donc pas d’une position officielle de notre Eglise ! Celle-ci pratique l’interfaith en laissant chacun prier à sa façon, selon sa propre tradition (mais en faisant toutefois un effort d’universalité afin de la partager avec les autres).
L’ordonnancement de nos cultes invite les participants à louer Dieu de cette façon : « Louons Dieu et accueillons la vie qu’il nous a donnée ; contemplons le mystère de la Vie. Dans la joie et à l’unisson, faisons action de grâce pour ce que nous avons reçu d’une façon ou d’une autre ».


le 9 avril 2012 (un message sur Facebook) - L'islam mérite le plus grand respect quand il refuse l'intégrisme. Cette idée s'applique du reste à toutes les religions du monde. Sont tout aussi condamnables les autres intégrismes religieux, car ils dressent les êtres humains les uns contre les autres, appellent à la violence et au meurtre. Bien que moi-même de conviction païenne, je ne supporterais pas que mon paganisme soit un paganisme du "ressentiment" dirigé contre le christianisme, le judaïsme ou l'islam. Mon ouverture sur le monde m'amène donc à une prise de position qui est celle des unitariens-universalistes. Car je vénère davantage la Vie qu'une ou des divinités quelconques, ce qui ne signifie point que je me range dans la catégorie des athées. Je me déclarerais plutôt comme étant de sensibilité panthéiste. J'ai toujours nourri une admiration affectueuse pour la personne et la philosophie du grand homme que fut Spinoza.

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 18:55

 note de Jean-Claude Barbier ; un résumé a été publié dans la rubrique « Document » du bulletin n° 113 de la Correspondance unitarienne, en mars 2012.


roberto_rosso_Oberwesel_2007.JPGCet historique est d’abord un hommage rendu au fondateur de la Congregazione italiana cristiano unitariana (CICU), le révérend Roberto Rosso qui, depuis mai 2004, malgré un handicap physique (une paralysie des membres inférieurs qui le contraint à l’utilisation d’une chaise roulante), a réussi à rassembler autour de lui une communauté très priante et active qui fait toute notre admiration. Elle est aussi l’occasion de rappeler les échanges constants et fraternels entre les chrétiens unitariens des deux pays et leur parfaite entente sur les orientations que les uns et les autres ont eu à prendre.

 

2003 – premiers contacts entre Roberto Rosso et Jean-Claude Barbier. Roberto Rosso habite à Turin et finit des études en Philosophie grecque en présentant une thèse sur Aristote.


2004 – Il introduit l’unitarisme en Italie en lançant le groupe Yahoo « Unitariani » ( lien) le 31 mai 2004. Ce groupe est toujours actif avec à ce jour 122 inscrits et un flux mensuel moyen (assez régulier depuis le début) de 39,6 messages. Ce fut la belle période des groupes Yahoo et le début de nos aventures numériques respectives. En Espagne, Jaume de Marcos fut le premier à lancer un groupe pour le compte de la Sociedad Unitaria Universalista de España (SUUE), « uuespana : Unitarios Universalistas de España » le 23 mars 2001 ; puis, trois mois plus tard, le 25 juin, un autre pour tous les hispanisants, « uuhispano : unitarios univers. de habla hispana ». Toujours en langue espagnole, Francisco Javier Lagunes Gaitan, cette fois-ci pour le compte de la Libre Congregacion Unitaria de México (LCUM), lança le groupe « unitariosuniversalistasmexico » le 23 février 2004. En France, où l’unitarisme avait été introduit dès juillet 1986, le groupe Yahoo " Unitariens francophones " démarra le 9 avril 2005 à l’initiative de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Au Québec, les Francophones, avec le Regroupement francophone unitarien universaliste (RFUU), le 30 novembre 2005. En Grande-Bretagne aussi avec de jeunes unitariens, etc. Période « Yahoo » des unitariens internautes qui sera ensuite suivie par celle des blogs, puis aujourd’hui celle des réseaux sociaux Facebook et Twitter. Pionniers dans nos pays respectifs, nous nous sommes mutuellement encouragés.


2005 – En février, le n° 3 des Cahiers Michel Servet n° 03, publie une traduction par Roberto Rosso du célèbre Catéchisme en hongrois (1ère édition en 1864, 20ème en 1991) de József Ferencz (1835-1928), qui fut évêque de l’Eglise unitarienne de Transylvanie de 1876 à sa mort en 1928 ( lien).  

Très vite la CICU attira l’attention des sociologues italiens du CESNUR qui, en avril 2005 l’inclus dans le paysage religieux du pays.

Le 19 juillet, je me retrouve pour plusieurs jours avec Roberto Rosso à Cluj Napoca (Kolozsvar en hongrois), au siège de notre Eglise historique (fondée en 1568), l’Eglise unitarienne de Transylvanie, à la conférence du réseau de l’European Protestant Liberal Network (ELPN) tenue dans le cadre de l’International Association for Religious Freedom (IARF) dont les bureaux étaient alors à Londres (le siège a été depuis déplacé au Japon). Roberto Rosso en profita pour refaire son baptême et recevoir la confirmation des mains du révérend Sandor Szilard à l’église unitarienne de Jobbagyfalva-Nyaradszereda, dans la province de Targo Mures. Il m’avait demandé d’être son parrain, en dépit de ma réticence car la tradition unitarienne, contrairement aux anabaptistes, n’oblige nullement à refaire le baptême. Personnellement, j’ai gardé mon baptême catholique et cela va de pair avec le respect mutuel que nous nous devons entre Eglises chrétiennes. Mais Roberto Rosso y tenait absolument et j’ai senti que cela revêtait une grande importance pour lui. Je l’ai donc accompagné.

Fin octobre, l’assemblée générale de l’AFCU vote un partenariat avec la CICU comme quoi celle-ci est considérée comme « un groupe local » de notre association, ce qui lui permet d’avoir un statut juridique dans un pays où cela semble plus difficile à obtenir (il en sera de même pour les assemblées chrétiennes unitariennes du Burundi et du Congo Brazzaville, puis plus tard pour celle de la République démocratique du Congo). Ce vote sera ensuite agréé par le conseil d’administration de l’AFCU. Il est précisé que les cotisations correspondantes sont gérées sur place au bénéfice du « groupe local ».
 
2006 – En avril, l’International Council of Unitarian and Universalist (ICUU) reconnaît nos associations chrétiennes unitariennes comme groupes émergents (AFCU pour la France, CICU pour l’Italie, également pour les chrétiens unitariens du Burundi et du Congo-Brazzaville).

La CICU décide de commémorer annuellement la mort en martyr de Ferenc David (premier évêque de l’Eglise unitarienne de Transylvanie) le 15 novembre 1579 en la forteresse de Déva. Je me rends à Turin pour participer à une première commémoration le samedi 18 novembre (c.r. dans les informations de la CU n° 62, 2006 « Les unitariens dans nos villes ») lien.


2007 – Le 17 août eut lieu une rencontre à Avignon pour rédiger un manifeste entre les délégations italienne (Roberto Rosso, Paola Zunino et Riccardo Bogazzi – pour la CICU), anglaise (le révérend Andrew James Brown et sa femme, Suzanna – pour la Unitarian Cristian Association UCA) et française (Jean-Claude Barbier pour l’AFCU). Voir sur le site de l’AFCU, le 6 septembre 2007 « La rencontre des chrétiens unitariens à Avignon, août 2007 » (lien), et l’ensemble du dossier sur ce Manifeste d’Avignon (lien) qui fut également signé par nos partenaires d’Afrique francophone et l’Eglise unitarienne de Norvège et traduit en plusieurs langues (en plus du français, en anglais, italien, norvégien, espagnol et basque).

A Avignon, Roberto Rosso nous a annoncé sont projet pastoral. Il venait de recevoir une « Lettre de vocation » de la part de l’association unitarienne norvégienne Bet David   [la Maison de Ferenc David] dirigée par le révérend Knut Klaveness Heidelberg, à savoir une lettre d’agrément pour qu’il commence sa formation pastorale sous la direction de ce dernier.
De nouveau, en novembre, je me retrouve avec Roberto Rosso (accompagné de Paola Zunino) à la rencontre internationale de l’ICUU organisée à Oberwesel, en Rhénanie (Allemagne), pour une semaine entière, du 3er au 7 novembre 2007. Nous y sommes aussi avec Fulgence Ndagijimana, fondateur et président de l’Assemblée des chrétiens unitariens du Burundi (ACUB). Voir cette manifestation sur le site de l’AFCU, à la rubrique l’ICUU (lien) et dans les Actualités unitariennes à la rubrique « Unitarisme (ICUU) » ( lien).


2008 – L’ordination de Roberto Rosso est prévue à l’église unitarienne Bela Bartok de Budapest par Csaba Razmany, évêque de l’Eglise unitarienne de Hongrie, le 29 juin 2008. Mais le révérend K. K. Heidelberg ayant eu des ennuis de santé, celle-ci est reportée au dimanche 16 novembre et se fera, sous sa présidence, à l’église unitarienne de Copenhague.


2009 – En février, les chrétiens unitariens et les unitariens-universalistes italiens se concertent (grâce au système Skype qu’ils commencent à utiliser avec efficacité) et mettent en place une « communion » nationale, la «Comunione unitariana » (lien). Pour les unitariens français, ce sera la même dynamique avec la mise en place au mois de mars d’une instance de coordination nationale, le Conseil des unitariens et universalistes français (CUUF), lien

En juin, le révérend Roberto Rosso rejoint les rangs de l’Unitarian Ministries International (UMI) qui vient d’être fondé par la révérende Maurisa Brown (lien).

La CICU organise des rencontres locales en dehors de Turin, commençant ainsi une expansion territoriales : le 8 juillet au village de Moirano, près de la ville Acqui terme (au sud d'Alessandria), ( lien) ; puis les 24-25 octobre à Guidonia, près de Tivoli au N-E de Rome (Alessandro Falasca y est baptisé par le révérend Roberto Rosso),  lien.


2010 – La ville de Saluzzo (Saluces en français), dans le Piémont au sud-ouest de Turin, d’où est originaire l’anti-trinitaire italien Giorgo Biandrata, organise, avec la collaboration d’universitaires italiens entre autres de Turin et de Gêne, un colloque international les 21-22 mai. Roberto Rosso et moi-même nous hésitons à y participer car G. Biandrata eut malheureusement un rôle de premier plan dans la condamnation de Ferenc David ; mais ne faut-il pas savoir dépasser les pages sombres afin d’éviter les fixations au détriment des contributions historiques non négligeables ? Bref, je me suis de nouveau retrouvé avec Roberto Rosso, d’autres membres de sa congrégation, et le jeune révérend transylvain Ferenc Miko (lien) Les Actualités unitariennes (lien) et La Besace des unitariens (lien) rendent compte de cet important colloque.

2011 - le dimanche 27 juin, Alessandro Falasca reçoit la confirmation des mains des révérends Sandor Léta (ministre hongrois) et Roberto Rosso à l'église unitarienne Bela Bartok de Budapest (lien). Puis le 23 octobre, à Bologne, Roberto Rosso donnera le baptême à un autre membre de sa congrégation, Giacomo Tessaro (lien).

A la fin de l’année, en décembre, sous l’impulsion d’Alessandro Falasca, la communauté unitarienne du Centre (qui correspond à la région de Rome) se présente comme le « Calice du Centre » (lien)

Les unitariens italiens continuent à échanger grâce au système Skype et à organiser des cultes, comme par exemple à l’occasion de Pâque (lien).

A noter que, à partir de juillet, Giacomo Tessaro, chrétien unitarien du Piémont, participe régulièrement au culte mensuel de l’Eglise unitarienne francophone (EUfr), lien


2012 – En janvier, la CICU reçoit la collaboration du révérend Lawrence M.F. Sudbury qui passe d’une mouvance évangélique américaine de sensibilité ouverte à l’unitarisme (lien). La Communion unitarienne d’Italie (CUI) prend de la consistance et se structure avec des commissions et des responsables. Elle se présente comme comprenant deux congrégations nationales, la Congregazione italiana cristiano unitariana (CICU) pour les chrétiens et l'Eglise de la Mente Aperta pour les unitariens-universalistes, et un groupe local à Rome, le « Calice du Centre » (lien). Toutefois, en février, malgré ces progrès tout à fait remarquables, la rencontre internationale de l’ICUU aux Philippines ne promeut pas la CUI comme membre à part entière car aucun Italien n’a pu faire le déplacement aux Philippines.

Le 10 mars, suite à la participation de Giacomo Tessaro à une fête vaudoise, le site du Conseil des unitariens et universalistes français (CUUF) publie un dossier sur l’histoire de l’Eglise évangélique vaudoise, laquelle est à cheval sur nos deux pays (lien).

Toujours en mars, le n° 113 du bulletin de la Correspondance unitarienne, publie un débat qui eut lieu en octobre 2010 entre plusieurs membres de la CICU, ainsi qu’un bref historique de cette congrégation (lien). Enfin, ce même mois, Sam, en collaboration avec Giacomo Tessaro, intègre à son site, « Lectionnaire universaliste », le lectionnaire que le révérend Roberto Rosso publie sur le site de la CICU (lien).

Du 31 août au 4 septembre, les délégations française (avec Jean-Claude Barbier et Sam) et italienne (avec Laurence Sadbury et Alessandro Falasca ; et le révérend Roberto Rosso en qualité d’observateur) se retrouveront au siège de l’Eglise unitarienne de Transylvanie pour une rencontre européenne organisée par l’ICUU (lien).

Enfin, nos amis italiens envisagent de célébrer leur fête nationale en commémoration de Ferenc David le samedi 17 novembre à Padoue, où une maison avait servi de cadre pour une rencontre de réformateurs anabaptistes et/ou anti-trinitaires en 1550.

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Published by Jean-Claude Barbier - dans les récapitulatifs
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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 18:19

Dans les Cahiers Michel Servet
n° 03, février 2005 - Le catéchisme en hongrois (1ère édition en 1864, 20ème en 1991) de József Ferencz (1835-1928), évêque de l’Eglise unitarienne de Transylvanie (1876-1928), traduit en italien par Roberto Rosso en 2004 " CATECHISMO UNITARIANO UNGHERESE ", 18 p. + 2 de couverture.


Dans les bulletins de la Correspondance unitarienne
Sur le site de Profils de libertés jusqu’en septembre 2007, le bulletin 71 inclus
http://prolib.net/pierre_bailleux/unit/correspondance.unitarienne.htm  


Dans les Actualités unitariennes, à la rubrique « Unitarisme (Italie) »
http://actua.unitariennes.over-blog.com/categorie-11625821.html 

 

- le 7 mai 2008 : « Un ministre du culte unitarien pour l'Italie » - ordination de Roberto Rosso prévue à Budapest pour le 29 juin 2008, mais qui a dû être reportée.
http://actua.unitariennes.over-blog.com/article-19372486.html
- le 9 juillet 2008 : « Budapest : rencontre entre unitariens italiens et hongrois »
http://actua.unitariennes.over-blog.com/article-21112813.html
- le 26 août 2008 : « rendez-vous italien à l’église unitarienne de Copenhague » – annonce de l’ordination de Roberto Rosso à l’église unitarienne de Copenhague.
http://actua.unitariennes.over-blog.com/article-22266152.html
- le 24 novembre 2008 : « L'ordination de l'Italien Roberto Rosso à Copenhague » - Le dimanche 16 novembre 2008 à l’église unitarienne de Copenhague par le pasteur norvégien Klaveness Heidelberg Knut.
http://actua.unitariennes.over-blog.com/article-25102891.html
- le 27 juin 2009 : « un culte unitarien en Italie selon le rituel transylvanien » - Le mercredi 8 juillet, au village de Moirano, près de la ville Acqui terme (au sud d'Alessandria), un culte a été co-célébré par les révérends Sandor Szilar, de l’Eglise unitarienne de Transylvanie, et Roberto Rosso. http://actua.unitariennes.over-blog.com/article-33171702.html
- le 22 octobre 2009 : « l’unitarisme se développe en Italie » - Une rencontre organisée par la CUI à Guidonia, près de Tivoli au N-E de Rome, les 24-25 octobre, où Alessandro Falasca fut baptisé par le révérend Roberto Rosso.
http://actua.unitariennes.over-blog.com/article-l-unitarisme-se-developpe-en-italie-37993944.html
- le 20 mai 2010 : « Un colloque à Saluzzo pour l'anti-trinitaire italien Georges Biandrata » - Voir dans la Besace des unitariens un écho de ce colloque (qui s’est déroulé dans la ville natale de G. Biandrata, au S-W de Turin, les 21-22 mai) dans la rubrique consacrée à Georges Biandrata.
http://actua.unitariennes.over-blog.com/article-un-colloque-a-saluzzo-pour-l-anti-trinitaire-italien-georges-biandrata-50741773.html
 - le 2 juillet 2010 : « Confirmation d'un Italien à l'église unitarienne Bela Bartok de Budapest » -
Alessandro Falasca a reçu la confirmation des mains des révérends Sandor Léta (pasteur hongrois), Roberto Rosso (pasteur italien), le dimanche 27 juin 2011.
http://actua.unitariennes.over-blog.com/article-confirmation-d-un-italien-a-l-eglise-unitarienne-bela-bartok-de-budapest-53293309.html
- le 29 octobre 2011 : « Un baptême chez les unitariens italiens » - A Bologne, Giacomo Tessaro a été baptisé le dimanche 23 octobre par le révérend Roberto Rosso

http://actua.unitariennes.over-blog.com/article-un-bapteme-chez-les-unitariens-italiens-87523808.html
- le 3 décembre 2011 : « Les unitariens italiens vous offrent l'apéritif ! » - Le lancement d’un « cénacle » de croissance spirituelle à Rome intitulé « le Calice du Centre » car les réunions commencent par l’allumage du calice des unitariens
http://actua.unitariennes.over-blog.com/article-les-unitariens-italiens-vous-offrent-l-aperatif-91033877.html
 - le 20 janvier 2012 : « L’itinéraire de Lawrence M.F. Sudbury, de la mouvance évangélique à l’unitarisme » Né à Londres d’un père italien, un séjour aux Etats-Unis avec une consécration comme pasteur d’une Eglise évangélique ; il continue maintenant sa carrière d’écrivain à Milan en apportant désormais son expérience et sa foi à l’unitarisme italien.
http://actua.unitariennes.over-blog.com/article-l-itineraire-de-lawrence-m-f-sudbury-de-la-mouvance-evangelique-a-l-unitarisme-97501220.html
 - le 20 janvier 2012 : « La communion unitarienne d’Italie » - La CUI comprend deux congrégations nationales, la Congregazione italiana cristiano unitariana (CICU) pour les chrétiens et l'Eglise de la Mente Aperta pour les unitariens-universalistes, et un groupe local à Rome, le Calice du Centre. L’article donne l’organigramme et les noms des responsables.
http://actua.unitariennes.over-blog.com/article-la-communion-unitarienne-d-italie-97502226.html 

Sur le site de La Besace des unitariens

- articles du 26 au 29 mai 2010 sur le colloque de Saluzzo 21-22 mai 2010 dans la rubrique consacrée à Georges Biandrata http://labesacedesunitariens.over-blog.com/categorie-11470433.html

-  le 5 avril 2012 : " Un credo pour le christianisme unitarien est-il possible ? Un débat initié par Giacomo Tessaro ", avec la participation de Michele Moramarco, Alessandro Falasca et Roberto Rosso.

http://labesacedesunitariens.over-blog.com/article-cu-113-debat-en-italie-un-credo-pour-le-christianisme-unitarien-est-il-possible-102881035.html  

 

Sur le site du Conseil des unitariens et universalistes français (CUUF) "Unitariens français", à la rubrique "les récapitulatifs"

- le 10 mars 2012 : « Notre solidarité avec les vaudois » – l’histoire de l’Eglise évangélique vaudoise persécutée puis discriminée jusqu’en 1848.
http://unitariens.francais.over-blog.fr/article-notre-solidarite-avec-les-vaudois-101303673.html

- le 4 avril 2012 : " l'unitarisme en Italie "

(1) - un bref historique (2004-2012) 

http://unitariens.francais.over-blog.fr/article-l-unitarisme-en-italie-1-un-bref-historique-2004-2012-102843018.html  

(2) - nos publications.

http://unitariens.francais.over-blog.fr/article-l-unitarisme-en-italie-2-nos-publications-102840736.html

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 11:45

Les unitariens, du fait de leur propre histoire, sont solidaires de toutes les communautés chrétiennes qui ont été déclarées hérétiques par les Eglises dominantes et martyrisées à cause de leur foi. Qu’on se le dise, les unitariens sont positivement curieux et chaleureux envers les autres Eglises qui, réciproquement, font également preuve de tolérance.


Sur les sites unitariens, vous pouvez lire :


« Histoire des vaudois », en 4 pages sur notre site documentaire de la Besace des unitariens, à la rubrique consacrée aux Réformateurs ( lien).
« Chants historiques vaudois » (le serment de Sibaud et la complainte du prisonnier de Saluces), sur le site de l’Eglise unitarienne francophone (lien)
 « Chaque année, les vaudois fêtent leur liberté » dans nos Actualités unitariennes à la rubrique « les protestantismes » (lien).
 

 

A noter par ailleurs l’entretien de Valdo Bertalot, membre de l’Église évangélique vaudoise, titulaire d’un doctorat en théologie, et secrétaire général de la Société biblique italienne, par Olivier Guivarch, publié dans Evangile et Liberté d’octobre 2007 (n° 212), lien.


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colporteurs vaudois diffusant les écrits de leur Eglise en langue locale, dès le XIIème siècle

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 19:54

publication en cours

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 19:16

suite des articles précédents


Longtemps, la parole a été confisquée par les clercs, mais elle a été brutalement libérée au XVème et XVIème siècles suite à l’invention de l’imprimerie qui a multiplié les possibilités de lecture. Les « humanistes » de cette époque furent des clercs mais aussi de très nombreux laïcs ! Cela a donné les Réformes protestantes. De même, l’Internet à notre époque permet de contourner les clergés et les dirigeants de communauté et donne la parole à qui veut la prendre, … quitte à lui à se trouver une audience ! On assiste donc à un réel  dégel.


Les internautes, habitués du courrier électronique, des blogs, des groupes de discussion (par exemple sur Yahoo) et des forums thématiques, aujourd’hui des réseaux sociaux comme celui de Facebook, etc., s’en donnent à cœur joie. Leur comportement dépend t-il de leur appartenance religieuse ? Les communautés religieuses encouragent-elles à ces nouvelles formes de relation ?


1) Avec qui ?


Pour certains, ce sera plutôt une discussion en interne, entre militants ou membres d’une même communauté ou mouvement, mais d’autres souhaiteront utiliser l’Internet pour élargir leur cercle habituel de relation avec des sympathisants, avec des personnes d’autres mouvances mais avec lesquelles on peut néanmoins discuter d'une façon positive, ou encore en inter religieux tout azimut. Alors que certains intellectuels continueront d’écrire des articles dans des revues ou les grands médias, d’autres au contraire n’hésitent pas à descendre dans l’arène publique : des blogs personnels où ils se lâchent, des forums où ils prennent le temps de répondre aux multiples questions, les réseaux sociaux où ils peuvent tester leur célébrité, etc.


2) jusqu’où ?


Jusqu’à quel niveau peut aller la discussion ? S’agit-il d’un espace-salon où les participants trouvent simplement plaisir à échanger ou encore à convaincre les autres de leurs arguments, ou bien y a-t-il un enjeu décisionnel : une consultation, voir même à terme une décision à prendre ? Des assemblées générales se font ainsi à distance grâce à l’Internet ; on peut avoir ainsi de véritables espaces synodaux. Mais les dirigeants vont-ils tous accepter des discussions touchant aux orientations même de leur mouvement ou organisme ? Encore moins si les débats sont accessibles en dehors de leur communauté : les grincheux diront tout de suite que les dirigeants sont contestés par une partie de leurs fidèles, que la mouvance est divisée, que les gens se querellent, etc.


3) dans quel sens ?


Avec l’Internet, les dirigeants peuvent mieux informer des activités, expliciter les orientations prises et les directives : il y aura alors finalement plus d’informations reçues que de discussions émanant de la base. De nombreux groupes fonctionnent ainsi comme de simple listes de destinataires à qui on adresse de temps à autres des informations. On reste alors loin d’une dynamique de la base où peuvent se produire des émergences, de nouvelles idées ou projets, etc.


4) de quoi ?


Le contenu des messages dépendent finalement beaucoup des motivations des uns et des autres. Il y a des « amicaux » qui ont soif de convivialité, des « contemplatifs » qui s’extasient devant une photo, la beauté d’un paysage, et veulent montrer aux autres, des « exaltés » spirituels qui partagent leur foi de confessant et veulent convaincre les autres de la Vérité qu’ils ont découverte et qui les anime, des « militants » qui mettent à profit l’Internet pour faire connaître leurs idées leurs activités, leurs programmes, et élargir leur audience, des "encartés" qui rabâchent les positions officielles de leur communauté, des « auteurs » soucieux de diffuser leurs publications, des « partisans » qui donnent leur avis et opinion d'une façon tranchée, sans nuance, des « explorateurs » qui transmettent des trouvailles exotiques ou insolites trouvées sur la Toile, des « approbateurs » qui applausissent à ce que disent les autres et à l’inverse des « opposants » qui trouvent à redire sur ce que disent les autres sans pour autant prendre l’initiative des messages, et puis encore des « prudents » et des « frileux » qui en disent le moins possible, sinon des « silencieux » qui s’inscrivent sans se présenter mais sont là pour recevoir des informations ou se tenir au courant, etc., et, fort heureusement, des « accrocs » qui sautent sur tous les fils de discussion !


A l’aune de la discussion, on ne retrouvent pas forcément les clivages habituels : conservateurs / progressistes (car il peut y avoir des mouvances progressistes de type autoritaire), dogmatiques / libéraux (la mouvance évangélique s’avère par exemple très discutante en dehors d’un noyau dur de croyances).


L’existence même d’Internet pose la question : ma communauté, mon mouvement, ma mouvance a-t-il une politique de communication volontaire, affichée, dynamique ? Se contente-t-il d’un site-vitrine ? ou bien met-il à profit les nouveaux outils pour que ses membres s’en servent ? A chaque nouveauté technologique, certains montent dans le train et d’autres regardent filer le progrès ! Tant pis aux absents ...

 

interfaith en tissus

 

Pour les unitariens la liberté d’expression découle de la liberté de penser et de croyance. Ils ne peuvent qu’être participants de ce qu’Internet met à notre disposition. Ils ne sont nullement gênés par cette ouverture aux autres puisqu’ils n’ont pas de credo limitant l’entrée à leurs assemblées et qu’ils prônent l’ouverture aux autres religions et spiritualités (et leur mise sur le même plan par l’unitarisme-universalisme) ; mieux, ils portent le soucis d’un langage universel (paroles, gestes rituels, etc.), du moins lisible, accessible à tous, compréhensible à notre intelligence et raison (donc pas d’ésotérisme) afin de pouvoir communiquer aisément avec tous. La communauté se fonde sur les inter relations de ses membres et non sur des opinions communes ; l’empathie et la tolérance sont toutefois nécessaires, de même que la curiosité et l’attention aux autres, et, surtout, le vif sentiment que nous constituons une même famille humaine.

Fin

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 13:46

 


 
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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 14:49

Les unitariens français vous donnent rendez-vous sur Facebook !


Jean-Claude Barbier, vignette, mai 2008Message de Jean-Claude Barbier paru dans le bulletin de la Correspondance unitarienne n° 110, décembre 2011 :

« Je vous invite à me rejoindre sur Facebook, sur ma page personnelle où je compte 558 «amis », mais aussi sur celle de l’Eglise unitarienne francophone EUfr (approuvée par 64 personnes) et dans les groupes que j’ai lancés pour constituer des jalons dans l’avenir : Chrétiens alternatifs (11 membres), Les Amis de Jésus / Iéshoua / Isa (8), Groupe de prière Bordeaux Gironde (2), Populations Pygmées : à connaître et à aider (10). Par ailleurs, je participe aux groupes suivants : International Council of Unitarians and Universalists (560), Eglise réformée de France (578), Soyons acteurs d’un véritable dialogue interreligieux (138) ».

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 01:08

La générale de l'opéra de Shauna Beesley, compositrice, et Jean-Claude Humbert, librettiste, "Le Procès de Michel Servet", a eu lieu vendredi 28 octobre 2011 à Genève ( lien). Les photos ci-dessous ont été mises sur la page Facebook "Le procès de Michel Servet" par l'agence Genevox (lien). Les notes explicatives de ces photos sont de Fabien Girard, éditeur du site "La Liberté de croyance - Blog consacré à la liberté de croyance et l'anti-trinitarisme autour de Michel Servet et Sébastien Castellion" (lien) et qui a assisté à cette représentation.

 

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Prologue. Photo 1 - Erasme de Rotterdam. Photo 2 - Erasme avec Castellion, Calvin en petit, tous trois prêchant la liberté de conscience.

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Acte 1, scène 1 - à Vienne, en France, les citoyens se rendent sur la place centrale assister au brûlage de Michel Servet (photo 3) ; deux citoyennes s'entretiennent à son sujet (photo 4) ; un citoyen vient raconter comment le prisonnier s'est enfui de sa cellule (photo 5).

opera michel servet 6Sébastien Castellion, symboliquement présent, observe de loin les évènements pour en témoigner.

Il apparaît ainsi de manière récurrente tout au long du spectacle (photo 6)

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acte 1, scène 2 - Dans son cabinet, Calvin s'entretient avec Farel au sujet de Servet. Il rappelle comment ce dernier l'a offensé par ses annotations en marge de ses livres et déclare que, s'il vient à Genève, il ne souffrira pas qu'il en sorte vivant.

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Acte 1, scène 3 - Michel Servet apparaît au temple de la Madeleine durant le culte ; Castellion en haut à droite, symboliquement à la manière d'une conscience (photo 10) ; des fidèles ont reconnu l'intrus et envoient un messager en informer Calvin (photo 11) ; Castellion intervient et questionne Servet sur la raison de sa présence à Genève : "Pourquoi es-tu venu te jeter dans la gueule du loup ?" lui demande-t-il. Servet lui explique qu'il souhaite discuter avec Calvin et le persuader de la véracité de sa doctrine.

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Acte 1, scène 3 (suite et fin) - Farel (photo 13) ; Calvin reçoit la visite du messager (photo 14) ; Calvin et Farel louent Dieu de leur avoir livré Servet (photos 15, 16 et 17).

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Acte 2, scène 1 - Arrestation de Michel Servet (photos 18 et 19).

opera_michel_servet_20.jpgActe 2, scène 1 - une foule se moque des doctrines de Servet (photo 20)

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Acte 2, scène 2 - Michel Servet répond aux questions du juge (photos 21, 23 et 24).

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Acte 2, scène 3 - Calvin prie Dieu. Il s'interroge sur la façon de traiter l'hérésie en tant que pasteur et protecteur de Genève (photos 25, 26 et 27).

opera_michel_servet_28.jpgActe 2, scène 4 - Servet, emprisonné depuis 40 jours, écrit aux autorités de Genève afin qu'il reçoive un meilleur traitement sur les plans sanitaires et judiciaires (photo 28).

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Acte 3, scène 1 - Le tribunal prononce son verdict. Servet est condamné à être brûlé vif (photos 30 et 31).

opera_michel_servet_32.jpgActe 3, scène 1 - Servet demande qu'on lui fasse miséricorde, qu'on lui coupe la tête au lieu d'être brulé (photo 32).

 

Vidéo : Michel Servet, interprêté par Sacha Michon, lorsqu'il écrit sa lettre aux "Magnifiques Seigneurs" pour se plaindre des conditions de vie de sa prison.

 

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Published by photos de Genevox, annotations de Fabien Girard - dans les reportages
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