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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 18:24

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le bâtiment Paul-Henri Spaak :

Il abrite un hémicycle dans lequel le Parlement européen tient des sessions extraordinaires, ainsi que les bureaux du président de l'institution.

Paul-Henri Spaak (Schaerbeek 1899 - Bruxelles 1972), homme d'Etat belge, est l'un des Pères de l'Europe, négociateur et signataire du Traité de Rome en 1957. De 1952 à 1954, il préside l'Assemblée parlementaire de la CECA, ancêtre du Parlement européen.

Avocat et militant socialiste, élu député en 1932. De 1936 à 1965, il est à plusieurs reprises ministre des Affaires étrangères et préside aux destinées de trois gouvernements belges.

Sur le plan international, il préside la première Assemblée générale des Nations Unies (1946). En 1957, il devient decrétaire général de l'OTAN. Tribun reconnu, il est resté célèbre pour 'son discours de la peur' à l'Assemblée générale des Nations Unies, en 1948.

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bruxelles 2013 juillet12 institutions europennes P1012501par derrière, le bâtiment donne sur le parc botanique du roi Léopold où des maisons anciennes ont été conservées. Le Muséum des sciences naturelles et la Bibliothèque Solvay sont installés dans ce parc qui descend en pente assez rapide vers le nord-est, en direction du rond-point Robert Schuman, autre centre important de l'espace européen de Bruxelles.

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 16:23

bruxelles_2013_juillet12_institutions_europennes_P1012509.JPGToute communauté vivante se nourrit de sa tradition et de son histoire. Celle de l'Europe n'oublie pas ! Comme par exemple Solidarnosc et la formidable libération des pays de l'Est du joug soviétique, et puis la juive française (laquelle a connu les camps de concentration) Simone Veil qui a sa place d'honneur, son "agora", comme première présidente du parlement européen.

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 15:39

Grâce à son Parlamentarium, l'espace européen de Bruxelles vit au rythme des évènements. Le 1er juillet 2013, la Communauté européenne venait d'accueillir en son sein la Croatie.

 

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 15:13

L'Europe défend sa monnaie et qui peut mieux la défendre qu'une égérie dans la pure iconographie révolutionnaire (une jeune femme aux seins nus entraînant le peuple) ... inspirée de la Bible (filles de Sion, de Tyr et de Sidon ...).

 

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 19:26

arc_en_ciel_musulmans.jpgCe samedi 22 juin 2013, à Saint-Merri (paroisse catholique à Paris), la seconde Rencontre Abû-Nûwas a réuni une vingtaine de personnes (moitié déjistes *, moitié CPHB **), sur le thème du pèlerinage à La Mecque. Compte-rendu de Laurent Baudouin.

* déjistes = membre de l'association David et Jonathan, ** CPHB = collectif au sein de la paroisse en question


Nos amis Mustafa et Robert, avec la participation active de la salle, ont d'abord rappelé les principes de l'islam et ses cinq "piliers" : profession de foi dans l'unicité de Dieu (chahada), prière, aumône, jeûne, et pèlerinage à La Mecque, ville de naissance du Prophète. On distingue :

- le grand pèlerinage (Hadj), qui se déroule chaque année à une date prédéfinieque, et que tout bon musulman doit effectuer au moins une fois dans sa vie, mais seulement s'il en a les moyens physiques et financiers (l'islam est une religion pragmatique qui n'oblige personne à faire l'impossible – idem pour le jeûne) ;

- le petit pèlerinage (Omra), qui est plutôt un temps de découverte des lieux saints, et peut se faire à toute période de l'année. C'est la omra que Mustafa a effectuée (dans l'espoir de faire bientôt le Hadj avec son père).


Mustafa nous a présenté des photos de La Mecque d'hier et aujourd'hui. Le lieu sacré n'échappe pas à la modernisation effrénée engagée par l'Etat saoudien, qui encercle le sanctuaire de gratte-ciels gigantesques – dont la seconde tour la plus haute du monde (600 m) – à usage d'hôtels et de logements pour les riches pèlerins.

 

Robert a expliqué les étapes bien balisées du pèlerin du Hadj, qui se déroulent sur plusieurs jours dans une optique abrahamique : mise en état de sacralisation (avec notamment l'habillement tout de blanc identique pour tous, pauvres et riches), sept marches autour de la Kaaba (pierre sacrée datant de l'époque pré-islamique), sept "courses" dans un couloir symbolisant la distance entre deux petites collines, en souvenir de l'errance d'Agar, épouse et servante d'Abraham, à la recherche d'eau pour son fils Ismaël, prières à Mina (4 km de La Mecque), prière de midi près du mont Arafat (lieu du discours d'adieu de Mahomet), lapidation symbolique de piliers où le diable tenta de pervertir Abraham, sacrifice d'un animal symbolisant le bélier d'Abraham (qui peut être remplacé par un don en argent), différentes circumambulations ; prolongation à Médine sur les tombes de Mahomet et de ses compagnons.

Dans le sanctuaire, hommes et femmes déambulent ensemble (sauf pour la prière) et il est interdit à quiconque, homme ou femme, de se voiler le visage, car l'être humain doit se présenter à Dieu à découvert.


Mustafa nous a fait part de sa grande émotion de visiter le premier lieu saint de l'islam. Nous avons tous ressenti la foi immense, sincère et sans fioritures qui l'anime. Le pèlerinage de La Mecque constitue une série d'efforts et de sacrifices, perçus comme une manière de « calmer son âme », c'est-à-dire de la maîtriser. Il représente une dépense financière importante pour nombre de pélerins, un effort contre ses passions par la faim, la soif, les longues veilles, les épreuves diverses, l'éloignement de son lieu de résidence, la séparation d'avec sa famille et ses amis.


Merci à Mustafa et Robert de nous avoir fait partager ce temps fort.

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 12:31

"A l’origine de mon nom, des destins juifs", par Richard Brodesky, unitarien-universaliste de Tucson, en Arizona.


En gros, j’ignore l’histoire de ma famille d’origine.  Je savais néanmoins que mon arrière-grand-père avait quitté Paris pour New York au milieu du XIXe siècle, avec, en plus, des informations vagues qui nous suggèraient que mes aïeux sont venus en France de l’Europe de l’Est après la Révolution. J’acceptais cette ignorance parce que beaucoup de familles américaines n’ont pas d’histoire à cause du manque de communications faciles entre l’Europe et l’Amérique du Nord au XIXe siècle.  L’immigration a produit pour ces gens une rupture totale avec leur passé.  Mais en 1994, à l’occasion d’un séjour à Washington, ma femme a visité le Musée national de la Shoah.  A l’entrée, elle a reçu, comme pour tout visiteur, une carte d’identité pour suivre le destin d’un particulier pendant les années 1933 à 1945 : ce fut la pièce d’identité de Boleslav Brodecki.

 
51 ans après la libération d’Auschwitz, Boleslav et Zosia Brodecki ont offert un grand diner dans un hôtel très chic à Richmond, dans l’Etat de Virginia, pour fêter leurs 50 ans de mariage.  Avant le diner, il y a eu une réunion des parents qui venaient de très loin et qui ne connaissaient personne. J’y ai fait la connaissance d’une personne qui s’appelait à la fois Rita Grabina et Christine Cohen, ce qui m’intrigua. En anglais cela se fait pour des vedettes mais non pas pour des personnes « ordinaires » ; en plus la juxtaposition de « Christine » qui réfère au Christ et de «Cohen » semble contradictoire.

 
Née à Varsovie en 1940, Rita a été la fille de Severin et de Lola Grabina.  Après l’établissement du ghetto, cette petite famille habitait dans la chambre de bonne de leur ancien appartement.  J’ignore les activités de Lola en ce moment, mais les Allemands exigeaient que Severin et les autres juifs travaillent durement chaque jour.  A un certain moment, les Grabin se sont rendus compte que Severin allait mourir à cause des cruautés de son travail forcé.  Alors, il fallut qu’ils trouvent des moyens pour que Lola et la toute petite Rita continuent de vivre même après sa mort.


rita grabinaRita Grabina, 27 avril 1940 - 14 septembre 2012.

 

Lola avait la chance d'être blonde, ce qui est plutôt rare dans les familles juives.  Elle a fouillé un peu partout et elle a trouvé un collier avec une croix, deux châles de paysanne et une ancienne convocation à comparaitre datée de 1938.  Elle les garda secrètement. A la mort de Severin, elle alla chez un ami médecin et lui demanda des tranquilisants pour sa fille, Rita, qui avait alors 2 ans. Elle emballa son enfant dans l'un des châles polonais comme si cela avait été un jambon.  Elle mit l’autre châle sur sa tête à la manière d’une fermière et de façon à couvrir son étoile jaune. Elle portait la croix qu’elle avait trouvée ; et, dans sa main, elle tenait sa convocation avec la date au-dessous de son pouce.  A la porte du ghetto, elle s’est approchée des gardes et elle leur a dit qu’elle avait reçu ce document pour se présenter devant le tribunal de l’autre côté de la place, arguant qu'elle s’était perdue.  Pour toute réponse, l’un d’entre eux l’a poussée avec la crosse de son fusil en direction de la sortie. Elle a quitté le ghetto et a traversé la place. Entrée dans le palais de Justice, elle s’est réfugiée dans les toilettes pour y déchirer son étoile, puis elle est sortie par une porte de derrière.

 

Après une période d’instabilité, Lola et sa fille Rita se sont établies dans un village à environ 30 kilomètres de Varsovie. Lola, pour survivre, a pratiqué la contrebande.  Les villageois étaient très soupçonneux.  Bien que Lola ait été blonde, Rita avait des cheveux et une peau assez foncée et elle correspondait à l’image stéréotypée d’une Juive. Elle a pris le nom de Lola Zelenska et sa fille est devenue Krystina Zelenska.  Zelenska veut dire « vert » et on dit qu’il est l’un des noms de famille les plus ordinaires en Pologne.  En général, les gens croyaient que Lola était une « goy » (une non Juive) et qu’elle gardait un enfant juif.  Un prêtre catholique les a protégées, mais l’officier allemand qui était responsable pour le village fut souvent sur le point de les dénoncer ; toutefois, grâce aux efforts du prêtre et des gens bienveillants il n’en a rien fait. Aux Etats-Unis, Rita a décida de laisser tomber son propre prénom et de reprendre celui de Christine pour honorer l’expérience. Elle s’est mariée avec un homme qui s’appelle Cohen.


Il y a quelques jours, j’ai appris que Christine était morte et je vous raconte cette histoire pour honorer sa vie.  Mais je vous offre ce récit pour des raisons plus profondes. Ces histoires familiales sont en effet source d’enseignement dans la mesure où elles nous font part de l’expérience d’autrui, ce qui s’ajoute aux nôtres. Elles rejoignent la grande épopée des individus engagés dans la vie, qui se doivent faire attention à leur famille, aux enfants, aux amis, au boulot et surtout aux contraintes de la vie moderne.  Ces personnes traversent des situations complexes et difficiles et y découvrent leur propre vérité, leur propre sagesse. Chacun s’y révèle avec ses faiblesses mais aussi avec son courage … peut-être comme relai de la grâce donnée par la Vie, avec respect et amour.

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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 00:50

Nombre de visiteurs uniques par jour, moyenne mensuelle

total des sites unitariens (en couleur fushia) et Actualités unitariennes (en bleu)

 

 

visiteurs uniques actualites unitariennes ensemble des site

 

 

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Published by Jean-Claude Barbier - dans l'aventure numérique des unitariens
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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 17:35

ICUU-sur-globe.JPGConformément à la demande de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) et du Conseil des unitariens et universalistes français (CUUF) dès la fondation du CUUF en mars 2009, l'International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) (son message du 25 février 2013) vient d'entériner (enfin !) ce relais pris par le CUUF depuis longtemps . C'est donc désormais le CUUF, et lui seul, qui, conformément à sa vocation, représente bel et bien tous les unitariens français auprès de l'ICUU en qualité de groupe émergent.

Le jour où les unitariens français seront plus nombreux à se déclarer et à animer nos associations et groupes, nous pourrons demander le statut de membre provisoire (ce que nos amis italiens, plus nombreux que nous, viennent d'obtenir). Ensuite, après 3 ans, le membre provisoire devient membre à part entière, mais il doit alors cotiser annuellement pour soutenir le budget de l'ICUU.

En France, nous avons beaucoup de sympathisants, mais pas encore suffisamment de militants ! En attendant, nous devons nous contenter d'être parmi les émergents ... bien que l'unitarisme fut introduit en France depuis 1986 et que notre audience n'est pas négligeable (lien). Unitariens français, bougez-vous !

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Published by Jean-Claude Barbier - dans CUUF présentation
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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 10:48

Islam : religion de l'instant présent, par Farida Adjoudj, paru sur le site Oumma.com le 8. août 2012, dans la rubrique « religion » (lien) et reproduit dans le n° 123, janvier 2013 de la Correspondance unitarienne.


calligraphie_colombe.jpgLa pratique de l’instant présent serait-elle exclusivement d’origine bouddhiste et zen ? Nombres de moines bouddhistes tels que Dugpa Rimpoche et Thich Nhat Hahn, entre autres, prônent en effet un art de vivre en harmonie avec le vivant : la pleine conscience de l’être. Ce dernier organise par exemple des stages de « marche consciente » dans son village, Les Pruniers dans le Lot-et-Garonne.
De tradition musulmane depuis de longues générations, je me sens vivement interpellée. Musulmans et non-musulmans auraient-ils occulté une partie de l’héritage spirituel de l’islam : l’essentiel enseignement ? En lisant les savants musulmans des siècles passés, je n’y ai trouvé que des décortications de hadiths et de versets coraniques, comme si on dépeçait un animal et qu’on l’étudiait scientifiquement au scalpel : une description méticuleuse de ce qu’on observe. Or, il ne s’agit pas d’étudier un sujet complexe.
Il s’agit de taire le mental qui met dans des catégories, qui analyse souvent faussement, qui interprète, qui « sectarise » pour laisser parler le cœur, le ressenti dans un authentique cœur-à-cœur avec le divin en nous ! Peu, parmi les docteurs de la Foi, ont écrit sur l’importance de vivre sa spiritualité au quotidien, dans nos actes de la vie courante, de rester en émerveillement perpétuel, en contemplation face à la beauté qui nous entoure et voir d’abord la pierre précieuse qui sommeille en chaque être.
Non, je n’ai trouvé trace de cette inclination du cœur que parmi les poètes et les grands mystiques, lesquels n’ont eu d’autres véhicules que la poésie pour extérioriser leurs réalités intérieures. C’est Jung qui remarquait qu’il n’a trouvé cette inclination à comprendre le subtil de l’existence que chez les poètes. Et puis, il ne s’agit même plus du domaine religieux ou littéraire, il s’agit de vivre, de ressentir le flot de la vie pulser en nous ... C’est un état d’être extrêmement précieux, une philosophie du vivant ... et elle se situe au-delà du bien et du mal ; elle englobe tout.
Elle transcende tout ! Au-delà des concepts emprisonnants ... «Il y avait une fois une fleur, une pierre, un cristal, une reine, un roi, un château, un amant et sa bien-aimée quelque part il y a cinq mille ans…Tel est l’Amour, la fleur mystique de l’âme. C’est le centre, le Soi. Personne ne comprend ce que je veux dire. Seul un poète pourrait le pressentir » Carl G. JUNG. « Range le livre, la description, la Tradition, l´autorité et prend la route pour découvrir toi-même ! » (Krishnamurti, philosophe indien 1895-1986). Le prophète Muhammed (ssp) a affirmé : « Celui qui se lève le matin en sécurité parmi les siens, en bonne santé et pourvu du viatique de la journée, c’est comme s’il avait entre les mains le monde entier » (imam At-Tirmidhî 824-892).
Loin de se préoccuper de son devenir en inlassables inquiétudes, le musulman pieux se pare plutôt de confiance et de ferveur par la pratique des vertus dans son quotidien. Vivre au jour le jour ne l’empêche plus de forger son âme pour se préparer à la vie éternelle, mais devient, bien au contraire, un formidable tremplin vers son devenir, sa purification, son perfectionnement.
Prenons pour exemple Abraham, l’Ami, lorsqu´il prononça ces mots : «Mon Dieu, voici une nouvelle journée. Fais que je l’entame en veillant à T'obéir et que je la termine jouissant de Ton pardon et étant digne de Ton approbation. Aide -moi à accomplir quelque bienfait, que Tu approuveras et amplifieras. De même, puisses-Tu pardonner les méfaits que j’ai commis. Certes, Tu es le Pardonneur, le Clément, le Bienveillant, le Magnanime. » (Yhya´´ulum ad-dîn, Al Ghazâlî Abu Hâmid). Et notre Prophète (ssp) de commenter : « Quiconque fait cette invocation le matin aura rendu grâce à Dieu pour la journée entière. » Djamel Abu El Hounoud, directeur général d’une chaîne de radio religieuse palestinienne nous synthétise dans une vidéo que le Tassawuf (soufisme) sont « les sciences du cœur et de la conscience en lien intime entre l’Homme et son Créateur, entre l’être humain et sa source
Dans notre Tradition, ces mots raisonnent fort car l’on rapporte qu’un jour une personne désireuse d’en connaître davantage sur cette nouvelle religion, alla trouver le prophète de l’islam et Muhammed (ssap) rétorqua alors : « Etre musulman c’est être conscient ! ». N’est-ce pas être conscient qu’habiter notre présent en plénitude, acteur de notre vie en conscience et en actes ?
Toute chose existe dans l’éternel présent. C’est qu’il nous faut puiser au cœur de la vie pour pouvoir l’apprécier, en cueillir la quintessence dans ces petits bouts d’éternité qui s’offrent à nous chaque instant pour peu que notre cœur se rende disponible enfin et s’ouvre à cette grâce. Car c’est Sa grâce qui agit dans les cœurs ! Elle nous rend à nous-mêmes et embellit nos existences. Elle éclaire soudain tous nos pourquoi d’un rayonnement sublime. Nous serions admirablement guidés de l’intérieur à faire des choix plus heureux, plus en harmonie avec ce qui nous fait sens. Rien vraiment ne change mais tout est différent. La vie est plus belle, plus vraie ! En intensité ! « Oui, nous avons anobli les enfants d’Adam » (Sourate 17 verset 70).
Se fait alors jour un formidable souffle nouveau qui nous emporte et nous libère. Je ne connais pas d’autres plus sublimes et authentiques portes vers notre être, notre conscience-cœur que la pratique de l’éternel présent. Elle nous fait pénétrer tout droit dans ce que nous portons de plus grand, de plus haut en nous pour enfin laisser s’exprimer plus grand que soi. « Ni Mon ciel ni Ma terre ne me contiennent. Seul Me contient le cœur de Mon servant fidèle » (parole divine rapportée du Prophète).
Les moindres faits de notre quotidien deviennent une consécration à la gloire de l’Unique. Il ne s’agit plus d’une relation de servitude, d’asservissement mais bien de service, à l’autre, au Tout Autre ! Non plus d’une stricte obéissance à la Loi mais d’amour. Une relation d’amour voit le jour en nous, même dans la rigueur, même dans l’intransigeance ou l’ascèse que l’on peut être amené à connaître un jour… car je ne crois pas à une spiritualité de salon, passive, sans relief et qui nous rendrait béat de certitudes intérieures, le visage empreint d’une douce langueur. Pour ma part, j’ai expérimenté des instants de grande ferveur et de longs, trop longs silences. Un chemin spirituel est toujours plein d’imprévus et de dérangeantes découvertes. Ô combien passionnant pourtant !
Pas à pas et au prix d’une longue habitude de discernement de la pensée, chacun peut parvenir à l’expérimentation d’une pensée claire, juste, … inspirée ! Les émotions ont besoin d’être purifiées jusqu´à devenir des sentiments en laissant place à une intelligence du cœur qui s’exprime au monde en y apportant sa part d’amour. Et c’est à ce moment seulement que nous laissons s’exprimer notre intuition intérieure devenue inébranlable, véritable canal par lequel s’écoule notre énergie d’amour et de vie. « Qui a reconnu Dieu à l’aide du raisonnement parlera le langage de l’infécondité sans en avoir conscience » (Cheikh El Alawi).
Tous nos plus prestigieux poètes ont sublimé cet art de vivre comme le rappelle le professeur de littérature arabe à la Sorbonne Saadane Benbabaali dont l’ouvrage en préparation, Le calame et le chant andalous, est une traduction d’une cinquantaine de poèmes sur le thème du « carpe diem » arabo-andalous.
Le grand poète et mystique Djalleleddin Rumi (1207-1273)  a écrit : « Le passé et le futur soustraient Dieu de notre vue. Brûlons-les tous deux au bûcher ! » Alors que Khalil Gibran, contemplatif, nous éveille à la splendeur de la rosée du matin qui perle …« C´est dans la rosée des petites choses que le cœur trouve son matin et se rafraîchit. ». « Sois heureux un instant, cet instant c’est ta vie ! » pour l'écrivain et savant perse Omar Khayyam (1048-1131). « Chaque instant est une rose, chaque instant est une éternité. » constate Nada El Hage, poétesse libanaise.
Dans son célèbre livre d’éveil au pouvoir du moment présent, l’écrivain allemand Eckhart Tolle nous livre une analyse pertinente de ce que représente pour nous l’instant présent : « Le présent figure au cœur de l’enseignement soufi, cette branche mystique de l´Islam. Les soufis ont un dicton : "Le soufi est le fils du temps présent" ». Cheikh Khaled Bentounès , quant à lui , nous rappelle : « Nous pouvons vivre une seconde naissance qui nous ouvre à l’universel, sur l’éternel : elle nous permet d’accéder à cette possibilité que nous avons tous de pouvoir sortir du monde limité et fermé de notre rationalité, de notre intellect, pour atteindre l’Esprit qui se révèle en toute chose : l’éternel présent, l’éternel Vivant. » (K. Bentounès, Soufisme, cœur de l´islam).

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