Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 03:09

kox sacrifice de JésusUne oeuvre actuellement exposée à Paris ( lien). Nous remercions Régis Pluchet d'avoir attiré notre attention (au sein du groupe Facebook "Protestantisme libéral") sur cette oeuvre très fortement expressive.

 

D'après ce que nous voyons sur ce tableau, ce sont les puissances du Mal qui ont crucifié Jésus. Il s'agit d'un sacrifice orchestré par un prêtre portant l'uniforme nazie (avec une rune en forme d'Y renversé en guise de brassard, celle d'Elhaz que les cercles ésotériques nazis affectionnaient) et agitant une croix qui a poussé comme une plante à son extrémité (sans doute une mandragore qui faisait partie de la panoplie de nos magiciens médiévaux) . Les traits sont négroïdes de type rustique (les têtes sont clonées, dépourvues de toute individuation, identiques à celle du sacrifiant). La réunion assurément secrète se tient en pleine brousse, aux abords d'un bosquet de maigres arbustes. Hormis le prêtre, on ne voit que la tête des participants dans l'obscurité, ce qui peut faire penser à un rituel vaudoun nocturne (sauf que cette religion sacrifie des animaux et jamais des êtres humains ! lien).

Le sacrifice vide le supplicié de son sang. Les traces d'une flagellation sanglante descendent d'ailleurs jusquà ses pieds. Un crâne de mort recueille ce sang et celui-ci forme un véritable ruisseau où se reflète le crucifié.

Il n'est pas question ici de résurrection, mais ce sang, qui coule dans une steppe plutôt aride, va régénérer la terre. Après que le Mal ait été vaincu par la lance même qui perça le flanc de Jésus ... et qui transperce le serpent, la rivière de sang se couvre de nénuphars et irrigue un pommier coupé qui reverdit et donne un premier fruit (pendant de la pomme grignotée et jetée négligemment au pied de la croix - qui est celle d'Adam et Eve !  - non loin d'un champignon que l'on devine vénéneux). Le bras droit (car la rivière de sang joue le rôle de miroir) du Christ se soulève, montrant que le supplicié se libère de ses clous. Puis le sang devient de l'eau pure coulant sur des galets.

Ce passage du Mal au Bien, grâce au sang rédempteur, est en fait une inversion, le Mal devenant le Bien. L'image du crucifié, les bras levé, est de la même forme que la rune du brassard nazi.

Repost 0
Published by Jean-Claude Barbier - dans iconographie
commenter cet article
5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 02:21

Après une vie de routard en bande à la Harley Davidson (biker en anglais), l'Américain Norbert Kox a découvert Dieu et s'est retiré en ermite dans la forêt du Wiscontin. Avec ses tableaux, il est devenu le chef de file de l'école des visionnaires. Il faut dire que ses oeuvres sont particulièrement colorées ! Il expose à Paris à la Halle Saint Pierre  jusqu'au 22 août 2014, dans le cadre de l'exposition "Raw Vision, 25 ans d'art brut". Mikael Corre lui a consacré un article dans Le Monde du 2 octobre 2013 :  "Norbert Kox, le biker de l'Apocalypse" (lien).

A voir ces cavaliers de l'Apocalypte "Les chariots des dieux aux roues de feu" aux extrémités d'un arbre de feu réduit à un tronc sec de fibres torsadées, avançant tel un cyclone sur une surface bleue glacée. Ils chevauchent leurs montures hippocampes comme des motos, semant la terreur. L'un d'entre eux (en blanc) porte la tiare papale et fait le signe de la victoire du Pouvoir ! ceci dit, l'artiste n'appartient à aucune Eglise. Un autre en rouge apporte la Guerre, un troisième, en vert, la Mort, et en bleu, la Famine (Apocalypse 6, 1-8).

norbert_kox_apocalypse.jpg

(1) Et ma vision se poursuivit. Lorsque l’Agneau ouvrit le premier des sept sceaux, j’entendis le premier des quatre Vivants crier comme d’une voix de tonnerre : « Viens ! »

(2) Et voici qu’apparut à mes yeux un cheval blanc ; celui qui le montait tenait un arc ; on lui donna une couronne et il partit en vainqueur, et pour vaincre encore.

(3) Lorsqu’il ouvrit le deuxième sceau, j’entendis le deuxième Vivant crier ; « Viens ! »

(4) Alors surgit un autre cheval, rouge-feu ; celui qui le montait, on lui donna de bannir la paix hors de la terre, et de faire que l’on s’entr’égorgeât ; on lui donna une grande épée.

(5) Lorsqu’il ouvrit le troisième sceau, j’entendis le troisième Vivant crier : « Viens ! » Et voici qu’apparut à mes yeux un cheval noir ; celui qui le montait tenait à la main une balance,

(6) et j’entendis comme une voix, du milieu des quatre Vivants, qui disait : « Un litre de blé pour un denier, trois litres d’orge pour un denier ! Quant à l’huile et au vin, ne les gâche pas ! »

(7) Quand il ouvrit le quatrième sceau, j'entendis la voix du quatrième être vivant qui disait : « Viens ! ». (8) Je regardai, et voici que parut un cheval d'une couleur verdâtre. Celui qui le montait se nommait la mort, et le séjour des morts l'accompagnait.

Alors, on leur donna pouvoir sur le quart de la terre, pour exterminer par l’épée, par la faim, par la peste, et par les fauves de la terre.

Pour une interprétation de ce texte, voir l'article Wikipedia qui lui est consacré (lien).

Repost 0
Published by Jean-Claude Barbier - dans iconographie
commenter cet article
1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 19:16

Manifeste du 30 septembre 2013 présenté par Jean-Claude Barbier, chrétien unitarien

InterfaithLes récentes décennies ont vu de plus en plus de croyants frayer avec d’autres confessions ou religions que la leur : des Juifs qui redécouvrent que Jésus était l’un de leurs rabbis du Ière siècle, des musulmans donner de l’importante à Marie et à Jésus (respectivement Myriam et Isa) ce qu’ils sont effectivement dans le Coran, des chrétiens considérer que Bouddha fut lui aussi un éveilleur de conscience ou encore que tous les fondateurs et prophètes du monde entier ont contribué à leur façon au patrimoine de l’Humanité, ne serait-ce que par les grandes cultures historiques qui se sont développées sur leur nom (point de vue de l’évolutionnisme religieux de la foi bahaïe, et aussi de l’élargissement au delà du seul christianisme des unitariens-universalistes). Beaucoup de croyants trouvent ainsi intérêt à la découverte des autres spiritualités et religions et fréquentent les groupes de dialogue inter religieux.

photo - symboles religieux dans une Eglise unitarienne-universaliste américaine.


Cela peut susciter des passages entre communautés qui sont dites des « conversions », bien qu’il s’agisse de louer toujours le même Dieu puisque celui-ci, en théologie moderne, ne peut être qu’universel, le même pour tous, les religions et confessions ne nous en donnant que des représentations particulières, historiques et bien humaines (par exemple à partir de « révélations » qu’elles interprètent). Parfois ces passages sont des passerelles aménagées comme par exemple le statut particulier que l’Eglise catholique romaine offre depuis peu aux anglicans qui souhaitent rejoindre ses rangs, ou encore, il y a plusieurs siècles, la possibilités offert aux orthodoxes désirant rejoindre la communion latine de conserver leurs propres rites (les Eglises gréco-romaines de l’Europe de l’Est, les maronites du Liban, les coptes catholiques en Egypte et en Arménie, etc.), voir le statut de leur clergé (les prêtres maronites qui ont le choix du mariage). D’autres communautés vivent ces « conversions » comme des « apostats », des trahisons (lorsque cela se fait à leur détriment mais bizarrement pas lorsque cela se fait à leur profit ! )…alors que notre culture des droits de l’Homme invite à la liberté de conscience, de penser (tout haut  ) et de s’exprimer.
Parallèlement aux grandes religions qui existent ou qui ont existé, il y a toujours eu des cercles de sagesse dont les membres apprennent à accroître leurs connaissances (en magie, ésotérisme, mysticisme, philosophie, élévation morale, etc.). Cela peut aller d’Ecoles (de l’antiquité grecque, monastères bouddhistes, etc.) à des loges qui conditionnent l’entrée à une initiation (voies soufi, loges maçonniques, mouvements ésotériques comme la kabbale, etc.). Il y a eu aussi les religions civiques et le théisme du XVIIIème siècle américain qui s’ajoutent aux religions particulières sans que la liberté d’expression de celles-ci n’en soit entravée (alors que le déisme français fut volontiers anti-clérical, sinon anti-religieux). Ces compléments spirituels qui peuvent convenir à certains n’affectent en rien leur appartenance religieuse proprement dite ; ces cercles religieux ne se présentant pas du tout comme de nouvelles religions.
On peut même comprendre, dans le domaine religieux, la méthodologie du doute (depuis Sébastien Castellion au XVIème siècle !), et les itinéraires de découverte et de recherche, allant d’un mouvement à un autre, sans pour autant taxer cela d’instabilité psychologique.
Notre manifeste veut combattre les préjugés, les méconnaissances de plus en plus archaïques dès lors que l’Internet permet la connaissance des autres, les sectarismes criant au « blasphème », à l’« apostat » ou encore au « relativisme ». Nous pensons que la liberté de penser implique le droit à une personne de prendre attache avec les mouvements spirituels et religieux de son choix, qui lui conviennent, sans pour autant encourir les foudres d’une hiérarchie cléricale ou l’incompréhension de sa propre communauté. Que chacun trouve bonheur et choix dans son appartenance principale, dans une communauté locale ou « on line », et, s’il en éprouve le besoin dans des complémentarités occasionnelles ou régulières.

 

liste des signataires (vous pouvez donner votre accord sur Facebook par un "j'aime", en commentaire à la fin de cet article, ou en envoyant un message à l'auteur, lien) : Jean-Claude Barbier, Maël Strom, Thibaut Victoir, Giacomo Ideolitino Texy, Pascal Triollet, Vincent Defert, Thomas Guilhem, Ahmed Amine Khelifa, Bruno Cadez, Lawrence Sudbury, Danielle Leihning, Emmanuel Bouhier, Jean-Claude Lacaze, Nathalie Capo-Reverdin, Jean-Marie Catteau, Marie-Claire Lefeuvre, Roger Gau, Ismail Christophe Cabrier, Jean-Marc Jacot, Emile Mihière, Michel Jas, Jacques Gourc, 


Le site « Unitariens français » du Conseil des unitariens et universalistes français (CUUF) accueille sur son site ce manifeste et les articles qui suivront sur ce thème dans sa rubrique "la pluri-appartenance" (lien).

 

Ce manifeste a été traduit en italien par Giacomo Tessaro et publié sur le site de la Comunione unitaria italiana (lien).

Repost 0
Published by Jean-Claude Barbier - dans le droit aux appartenances
commenter cet article
28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 02:25

La basilique conçue par l'architecte et artiste Antoni Gaudis à Barcelone et commencée en 1882 sera achevée en 2026 (A. Gaudis est décédé en 1926). Une vidéo publiée par Le Point donne à voir ce qui reste à construire (lien).

sagrada-familia.jpgDédiée à la Sainte famille, on s'attendait à ce que sorte le chiffre trois si caractéristique de la pensée indo-européenne (lien) et que l'on retrouve avec le trio de la garde rapprochée de Jésus (Pierre et les deux fils de Zébédée, Jacques et Jean, par exemple au jardin de Gethsémanie) et puis surtout avec la Trinité. A partir de l'évangile de l'Enfance de Luc, mais aussi le récit de la Fuite en Egypte de Matthieu, l'Eglise catholique a inventé et développé le thème de la Sainte famille avec Père-Mère-Enfant, ceci en flagrant délit de contre sens car les évangiles synoptiques nous disent combien la propre famille de Jésus (sa mère, ses frères et ses soeurs) était en désaccord avec lui (lien) et que Joseph n'est pas actif dans le ministère public de son fils, assurément déjà décédé.

Mais en comptant le nombre de flèches, nous sommes bien au-delà du chiffre trois. Serait-ce à dire que l'architecte a aussi compté les frères et les soeurs de Jésus ? (cousins et cousines pour les catholiques, demi-frères et demi-soeurs pour les orthodoxes), où bien est-ce pour nous dire que nous sommes tous de la famille de Jésus ? A défaut d'une Famille sacrée on aurait une sacrée famille !

aquarelle de Jean Pattou, Lille, 1998 (lien).

C'est plutôt le chiffre quatre qui ressortirait, un carré de 4 flèches de côté encadrant la principale, ce qui faut penser à la construction idéale du temple dans la vision d'Ezéchiel : les parents de Jésus présentant leur enfant au Temple à l'âge de 12 ans ? Ou encore les 4 évangélistes avec 4 flèches entourant la centrale qui est dédiée à Jésus, et qu'on retrouve avec leurs animaux emblématique aux 4 flèches marquant les angles de l'édifice ; ou encore les douze petites flèches de la façade principale symbolisant les Douze apôtres ; etc. Mais la pensée de l'architecte était tellement foisonnante et jubilatoire que sa symbolique touche à tous les thèmes chrétiens ainsi que le montre très bien l'article consacré à ce monument dans Wikipedia (lien).

Repost 0
Published by Jean-Claude Barbier - dans iconographie
commenter cet article
27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 10:59
michel_roussel_portrait_serre.jpgNé janvier 1945, Michel Roussel a été proviseur de lycées et collèges pendant 18 ans et assesseur au juge pour enfants durant 16 ans. Ayant vécu deux ans à Alger, de 1970-72, il s'intéresse à ce pays et plus largement aux pays musulmans du Maghreb et du Moyen-Orient. Il est membre de l'Association France-Algérie. Il prône le dialogue inter-religieux au sein des Amitiés islamo-chrétiennes et des Amitiés islamo-unitariennes.
Il milite par ailleurs à  l'association chrétienne de David et Jonathan. Il est toujours très présent dans la mouvance animée par la Fédération des réesaux du parvis après avoir été plusieurs années au bureau exécutif de cette instance.
Il adresse souvent à ses amis et à tous ceux qui veulent des messages d'information sur l'Algérie, les activités culturelles relatives aux civilisations arabes et musulmanes, etc. N'hésitez pas à vous inscrire sur ses "listes" de destinataires en précisant vos centres d'intérêt, contact de la Correspondance unitarienne qui transmettra.

Repost 0
Published by Unitariens français - dans AIU - Amitiés islamo-unitariennes
commenter cet article
27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 09:26

UNE SEMAINE A TUTOYER ALGER,

texte reçu le 27 septembre 2013 par la Correspondance unitarienne. Par mesure de discrétion, les prénoms des partenaires algériens de ce voyage ont été réduits à leur première lettre, sauf célébrités . En 2012, dans le cadre de la Fédération des réseaux du parvis, Michel Roussel (lien), avait organisé un voyage de groupe à l'occasion du 50ème anniversaire de l'Indépendance de l'Algérie - le 5 juillet 1962 (lien). Cette fois-ci, il s'agissait d'une rencontre entre les deux groupes français et algérien d'Abu Nuwâs/Nawas (lien).
michel_roussel_portrait.JPGPar où commencer pour vous raconter notre séjour à Alger. Evidemment comme toujours, par l’accueil et la chaleur des Algériens que vous avez pu apprécier l’an dernier. Dès l’aéroport, nous avons été réceptionnés par H. (vous vous souvenez certainement qu’il  habite Djelfa à 200 kilomètres de la capitale). Il avait réquisitionné M. pour nous convoyer les premiers jours et nous inviter (bien entendu comme d’hab. dans ces pays, impossibilité absolue de sortir notre porte-monnaie). Tout de suite, c’est devenu un ami chaleureux et indispensable, même si je connais assez bien cette ville fascinante à tous points de vue. Dans nos pérégrinations, Algérois et Algéroises  nous devançaient  souvent pour nous indiquer le chemin, au point qu’on faisait semblant de chercher, pour avoir le plaisir de faire connaissance.
Ensuite, le Centre d’études diocésain (les Algériens disent simplement le diocèse) où nous étions hébergés plus que chaleureusement – Merci au Père Guillaume et au Père Jean-Marie notamment - Laurent et moi. Serge, Gilles et Régine Thiriez logeaient à la maison diocésaine avec Christiane que vous ne connaissez pas. M. et  R., hors voyage étaient aussi à Alger à l’hôtel Samir.
C’est un haut lieu de réflexion où se retrouvent  quelques  jeunes étudiants  venus d’un peu partout (pendant notre séjour  des Anglais, des Allemands, une Française  vivant aux Etats-Unis, des Français et même une jeune algérienne participant au tournage d’un film. Tous travaillaient sur des domaines très pointus concernant l’Algérie (ex les bidonvilles en Algérie  ou l’influence des événements internationaux en Algérie entre 1880 et 1914).  Il est vrai que sa bibliothèque comprend 40 000 volumes. D’un âge plus avancé des laïques, des religieu(ses) étudiant l’arabe (2 cours dialectal et moderne).
Nous avons mangé à la table de l’ancien archevêque d’Alger, le père Henri (Tessier). Laurent a même eu le privilège de faire la vaisselle avec lui.
Quant à nos amis à la maison diocésaine, ils mangeaient à la table de l’actuel archevêque d’Alger, Mgr Bader, mais avec lui  aussi tutoiement et marques d’empathie  étaient de rigueur. Autre lieu, autre Eglise, plus proche des origines où on ne faisait pas alors bombance dans des palais épiscopaux.
Nous avons aussi déjeuné avec Nacera, une archéologue algérienne que j’ai reconnue, elle avait participé au colloque Saint-Augustin à Paris en 2003, ainsi qu’avec Barkahoum, la fondatrice du musée « Etienne Dinet » que nous avons visité l’an dernier et qui est la sœur d’une collègue professeur d’un lycée que j’ai dirigé et enfin une architecte algérienne urbaniste qui venait de remettre un rapport pour un projet de rénovation du patrimoine colonial dans le quartier de la place Abdelkader. Des rencontres inattendues et plus qu’intéressantes.

LES AUTRES RENCONTRES

Je suis d’abord allé, grâce à M., à la maison que j’avais habitée à Alger durant 2 ans en 1970/72.
Pimpante, elle était fraichement ravalée. Moment d’émotion ensuite à EL Biar où la belle église néo-mauresque que je fréquentais chaque dimanche (avant d’aller chercher des pâtisseries dans une boutique qui existe toujours) a été transformée en Centre Culturel. Le Front islamique du salut (FIS) qui l’a occupée pendant plusieurs années n’a touché à rien, pas même aux vitraux religieux sur la vie des saints. Le directeur du centre nous a chaleureusement reçus et m’a offert (ainsi qu’à Serge qui a habité le quartier avant 62) un superbe livre sur « El Biar, l’ensorceleuse d’Alger » avec de belles planches anciennes.
Le vendredi, nous avons rencontré D. (il arrivait de la grande prière du vendredi), N. et O. Ils m’ont chargé de vous transmettre leur plus cordial souvenir. Nous avons parlé du voyage 2014. A. lui avait envoyé mon projet qu’il a trouvé intéressant et bien équilibré.
Nous sommes aussi allés chez Naïma, une éditrice qui nous a fait visiter sa maison d’édition et a offert un livre à chacun.
Le vendredi matin, nous avons assisté à une célébration à la grandiose cathédrale moderne du Sacré-Cœur : 5 célébrants et 6 fidèles (les difficultés de stationnement font que ce sont les chapelles de la périphérie qui sont fréquentées, au même moment il y avait plus de 100 personnes à la messe de la maison diocésaine)  dont un Algérien en attente de baptême, une étudiante du Zimbabwe, une sœur.
Cette belle cathédrale a été inaugurée en 1966. Il avait bien fallu abandonner en 62, la cathédrale Saint-Philippe, en réalité mosquée Ketchaoua que les autorités coloniales s’étaient appropriées sans vergogne dès les débuts de l’invasion, mais en plus avaient considérablement détériorée.  Ceci dit, compte tenu des destructions opérées alors (sur plus de 100 mosquées, 12 sont restées debout), c’est peut-être ce qui l’a sauvée.
La nouvelle est impressionnante (35 mètres), symbolisant une tente, sur l’axe de l’ex rue Michelet (Didouche Mourad aujourd’hui), les champs Elysées d’Alger (qui comprennent aussi  dans le prolongement l’ex rue d’Isly, aujourd’hui Ben Mhidi), mais le parvis n’a jamais été réalisé. A la place une station d’essence. Les responsables catholiques ont pensé qu’ainsi les autorités politiques ne prendraient pas ombrage d’une telle cathédrale dans cette avenue prestigieuse.
L’intérieur est saisissant, avec une immense coupole et des vitraux circulaires de toute beauté. On y voit un coffre donné par les moines de Tibhirine 11 jours avant leur enlèvement et un lutrin offert par Napoléon III (même cadeau qu’à l’église de Saint-Servan à Saint-Malo).
Le samedi matin rencontre attendue et déjeuner avec nos ami(e)s du Groupe Abu Nawas d’Alger, qui étaient 4 garçons et 3 filles. Moments d’amitié fraternelle et de grand bonheur pour nous. On ne peut qu’admirer leur courage, non seulement ils sont sans doute étroitement surveillés, mais en plus on tremble de penser qu’ils pourraient un jour servir à donner des gages aux islamistes, certes pour l’instant peu nombreux en Algérie et tapis dans l’ombre, mais on ne sait pas ce que réserve l’avenir.
L’après-midi, nous avons participé à une grande cérémonie à Notre Dame d’Afrique, lalla Meriem (mademoiselle Marie) ou Madame l’Afrique pour les musulmans, pour assister aux vœux de Ricardo un jésuite mexicain. Moments forts avec une célébration en arabe, français et espagnol. Une partie du clergé algérien était présente et une importante participation des musulmans et musulmanes qui, à la demande de Ricardo, ont ponctué la  cérémonie de you-you retentissants.
Nous avons été invités à un pot gargantuesque, grâce aux gâteaux confectionnés non seulement par les paroissiennes, mais aussi par les amies musulmanes.
A cette occasion, nous avons revu et trinqué avec le père Paul, évêque de Constantine qui nous avait consacré une soirée l’an dernier,  ainsi qu’avec un de nos amis musulman, membre du « Ribat as salam », le  lien de paix créé par le frère Christian, prieur de Tibhirine et qui se poursuit (c’est un peu l’équivalent de notre groupe islamo-chrétien).
Mon portable s’étant bloqué,  le rendez-vous avec Karim Amitti (présentateur de l’émission Culture-Club sur Canal Algérie) et avec un chef de division de la chaîne qui nous avait gentiment abordé alors que nous étions devant le siège de la télévision algérienne, n’a pu se faire.

LES GRANDES VISITES :

D’abord les magnifiques palais ottomans, restaurés avec soin les uns après les autres. En premier lieu le Bastion 23 dont je vous ai déjà entretenu.  Sauvé de la destruction radicale de la basse Casbah par les autorités coloniales, parce qu’occupé par l’armée. Squatté, il devait être démoli et a été sauvé à la dernière minute à la fin des années 90. C’est un ensemble qui donne une petite idée de ce qu’était cette basse Casbah et ses remparts, siège du commerce et de l’administration. Il comprend 3 palais avec des carreaux de mosaïques rares, de remarquables plafonds peints et 6 maisons de pêcheur. On déambule dans ces superbes pièces et patios, avec des échappées sur la mer.
Les 2 musées de la Casbah (art et traditions populaires et miniatures) outre l’intérêt de leurs collections sont aussi de beaux palais ottomans (plusieurs autres sont en restauration). Nous en avons profité pour retourner au mausolée et à la mosquée de Sidi Abderrahmane, le saint patron d’Alger où viennent se recueillir les Algérois (et surtout les Algéroises qui déposent des bougies dans une niche réservée, en faisant un vœu).
Le musée du Bardo (où Camille Saint-Saëns a donné des concerts) vient lui de rouvrir après une restauration particulièrement soignée, c’est un des plus grands palais et il domine la ville. Tout près le musée des Antiquités et des Arts islamiques, également palais ottoman avec jardin, contient des collections uniques avec de splendides mosaïques et le minbar (chaire à prêcher) de la Grande Mosquée almoravide de 1097.
A ce propos, grâce à M., nous avons pu la visiter complètement.  Elle date de cette époque, mais a été profondément remaniée, y compris par les autorités coloniales qui lui ont ajouté une galerie d’arcades prélevées sur une ancienne mosquée qu’on venait de détruire.
Revenons aux palais ottomans. Nous avons visité la villa Abdel-Tif, résidence d’été qui avant d’être une résidence d’artiste au début du 20ème avait été hôpital militaire lors de la conquête, également bien restaurée avec une vue imprenable de sa terrasse, sur l’étonnant jardin d’essai que nous avons revu avec plaisir. Il a été bien réaménagé (sur près de 10 ans), c’est surement un jardin exotique unique.  Le premier film sur Tarzan y a été tourné en 1932, tant la végétation est luxuriante. La mairie de Paris coopère à l’entretien. Seul le zoo à l’ancienne avec de beaux animaux encagés est incongru.
Le Musée de l’armée qui part de l’époque numide était fermé le dimanche. Nous nous sommes rabattus sur le musée des Moudjahiddin (martyrs) plus intéressant qu’on ne le dit. Il commence à l’époque d’Abdelkader et rythme la conquête pour arriver à la guerre de libération. Nous avons eu un guide remarquable et l’ensemble est moins manichéen qu’on pourrait le supposer. Au-dessus l’impressionnant monument des Martyrs qui surplombe la ville de ses 92 mètres depuis 1992 et permet une vue imprenable sur un des plus belles baies du monde (n’en déplaise à nos chers Malouins).
Le musée des beaux-arts réunit des tableaux de peintres connus, mais surtout une galerie consacrée au miniaturiste Mohamed Racim (assassiné dans les années 70) et quelques tableaux d’Etienne Dinet.
Je n’ai pas pu visiter le Musée d’art moderne qui n’ouvrait qu’à 11 h. Un bel exemple de l’architecture néo-mauresque du début du 20ème où j’allais acheter des babioles du temps des Galeries algériennes qui avaient succédé aux Galeries de France, avant sa transformation en musée, il y a quelques années. 
En revanche, nous sommes allés à la Grotte de Cervantès. Il y est resté plusieurs mois, attendant un hypothétique bateau, esclave il s’était évadé. En 5 ans, il se serait enfui 4 fois avant d’être enfin racheté, il est vrai que célèbre, on en demandait beaucoup d’argent.
Enfin, nous avons emprunté le métro spacieux et confortable, mais aussi la longue ligne du tram  ultramoderne de 5 voitures, jusqu’à Bordj el Kiffan (ex Fort de l’Eau) et même 2 des 4 téléphériques qu’Alger compte désormais.
Tout cela est bien descriptif, me direz-vous et ne traduit guère l’ambiance particulière et le souffle qui anime cette capitale  hors du commun, que nous n’avions fait qu’effleurer l’an dernier. Quand on aime une ville, on se devrait d’être plus lyrique, mais si vous trouvez cela un peu sec, alors prenez vite un billet d’avion pour Alger. Vous ne le regretterez certainement pas.

Repost 0
26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 02:57

Le prêtre et l’imam, entretiens avec Antoine d'Abbundo, Paris, Bayard, 2013, 17 euros

 

Président du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux (Saint-Siège), le cardinal Jean-Louis Tauran préface le livre. Christophe Roucou est prêtre de la Mission de France depuis 1980. Diplômé de l’Institut pontifical d’études arabes et islamiques (PISAI), il a vécu neuf ans en Égypte. Il est, depuis 2006, directeur du Service national pour les relations avec l’islam (SRI) de la Conférence des évêques de France.
Tareq Oubrou est recteur et imam de Bordeaux, théologien et vit depuis trente ans en France. Issu de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), il a pris à diverses reprises des positions courageuses par rapport aux institutions musulmanes. Il a publié Un imam en colère aux mêmes éditions Bayard et intervient souvent à la télévision.


Compte-rendu du livre sur le site de la Conférence des évêques de France (lien)

 

le_pretre_et_l-islam_conference.jpg

Repost 0
Published by Unitariens français - dans AIU - Amitiés islamo-unitariennes
commenter cet article
24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 15:33

les_gueux_et_l-_islam.jpg

les_gueux_plaque_sur_le_mur_de_la_caserne.jpg

Sur cette plaque se trouvent également les emblèmes des Gueux : le croissant, l'écuelle et la besace, ainsi que les mains jointes. Autour se lit : "Liever Turx dan Pausch" : Plutôt Turc que Papiste ! (l'une des devises des Gueux). Bel exemple de pragmatisme politique que le roi de France François 1er partageait, ayant lui-même fait alliance avec Soliman.  Information transmise le 23 septembre 2013 par Cédric Roulent au groupe "Protestantisme libéral" de Facebook, photo prise sur la page "Itinéraire protestant à Bruxelles".

les_gueux_la_plaque.jpg

C'est à l'hôtel de Culembourg, où s'élève aujourd'hui la caserne Prince Albert, que retentit pour la première fois le cri de guerre des protestants belges "Vive les Gueux !". C'est dans cet hôtel que fut dressé par une douzaine de nobles, après une prière faite par le pasteur François Junius ou Du Jon, la célèbre requête qui allait être signée par plus de mille nobles et représentée par 300 d'entre eux à la gouvernante Marguerite de Parme. Le 5 avril 1566, ils s'étaient rendus en cortège de l'hôtel de Culembourg au palais de la gouvernante. C'est au cours de la remise de la requête qu'un conseiller de Marguerite lui aurait dit "Rassurez-vous, Madame, ce ne sont que des gueux !".
Le 8 avril (et non le 6 comme le porte par erreur la plaque) eut lieu un grand banquet. Au cours de celui-ci, Henri de Bréderode révéla les paroles injurieuses, puis se passant au cou une besace de mendiant il but dans une écuelle de bois et s'écria: "j'ai bu à la bonne grâce des Gueux. Vivent les Gueux !".
C'est le 28 mai 1568 que le duc d'Albe fit raser l'hôtel de Culembourg, répandre symboliquement du sel sur son emplacement et élever une colonne expiatoire, portant l'inscription suivante "Sous le règne de Philippe II, roi très catholique d'Espagne, don Ferdinand Alvarez de Tolède, duc d'Albe, gouverneur des Pays-Bas, a fait raser la maison qui a été en cette place, à cause des conspirations qu'on y a faites contre l'Eglise catholique romaine et contre Sa Majesté, l'an 1568". ('Professeur Roulent' sur Facebook, lien).

Pour l'histoire des Gueux, voir notre précédent article "Les Gueux de Bruxelles" (lien).

Repost 0
Published by Unitariens français - dans iconographie
commenter cet article
13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 18:28

Pour la clarté du sujet, il faut préciser le vocabulaire juridique islamique (Sunna, Hadith, Khabar, Athar, etc.) ainsi que le cadre doctrinal (sunnite, chiite, kharijite, etc.) dans lequel nous voulons discuter. L’islam n’est pas un bloc monolithique : il y a beaucoup de branches et sous-branches, et chacune d’elles a ses doctrines et ses lectures de l’islam et de son histoire. Il faut rappeler que ces branches se détestent et s’entretuent entre elles à tous les niveaux (doctrinaux, politiques, etc.), et ceci depuis la première heure de la disparition du prophète Mohammed jusqu’à ce jour.

Le cadre de notre discussion ici est l’islam sunnite. Les juristes-théologiens sunnites font effectivement la différence entre le terme Sunna et le terme Hadith. Pour les sunnites : La SUNNA veut dire : l’ensemble des faits, des gestes, des paroles et des prises de position imputés au Prophète. Le HADITH est un dire ou un ensemble de dires du Prophète. Le Hadith fait partie de la Sunna qui doit être obéie comme émanant de Dieu en vertu de plusieurs versets coraniques comme ce verset coranique qui dit : « Obéissez à Dieu et à son Prophète ». Il y a plusieurs recueils canoniques de hadiths, qui se sont imposés petit à petit dans la communauté musulmane sunnite par consensus, puisqu'il n'y a pas d'autorité dogmatique centrale en islam. Les hadiths y sont classés soit par sujets (c'est le genre mousannaf), soit par transmetteurs (c'est le genre mousnad). Les recueils de hadiths sont au nombre de 6 pour le sunnisme et de 4 pour le chiisme. Les deux confessions reconnaissent le même Coran, mais ils ont des recueils de hadiths différents.

al_bukhari_mausole_samarkande.jpgmausolée de Al-Buhârî à Samarkande

Les recueils de hadiths se sont constitués au IX ème. Il s'agit pour le sunnisme de Boukhârî (mort en 870) : son recueil est al-Djâmi` as-Sahih, Mouslim (m. 875) dans al-Djâmi` as-Sahih ; Abou Dâwûd (m. 889) dans Kitâb as-Sunan ; Tirmidhî (m. 892) dans Kitâb al-Djâmi`; Nasâ'i (m. 915)  dans Kitâb as-Sunan ; Ibn Mâdja (m. 886) dans Kitab as-Sunan (ce dernier recueil a eu beaucoup de mal à s'imposer, puisque, par exemple, Ibn Khaldoûn, un grand penseur de l’islam (m. 1406) ne parle que de cinq livres et ne reconnaît donc pas Kitab d'Ibn Mâdja)

Précisons que les deux premiers recueils (celui de Boukhârî et celui de Mouslim ) sont plus considérés que le reste des recueils car ils ne recensent que des hadîths réputés sains ou authentiques (sahîh), mais c’est surtout le recueil de Boukhârî qui est reconnu (par les sunnites) comme l’ouvrage le plus important après le Coran. Rappelons que les chiites contestent tous ces recueils sunnites.

Chaque recueil (de ces six recueils sunnites) contient des milliers de hadiths. Soulignons qu’une bonne partie des hadiths s’est forgée de toutes pièces par les différents antagonistes (opposants, sectes, écoles théologiques, etc.) de l’époque pour étayer leurs thèses et soutenir leurs doctrines. Les hadiths comportent, d'une part, la chaîne des garants ayant transmis le hadith depuis la source, c'est-à-dire depuis le témoin (oculaire ou auriculaire) contemporain de Mohammed. Et d'autre part, le contenu du hadith ou matn (texte). Les hadiths sont classés selon leur degré d’authenticité : par exemple, il y a des hadith dits sahih (sain), da‘if (faible), saqim (malade), etc. Le Hadith est une composante essentielle de la théologie et du droit islamique ; elle est la 2ème source de la loi islamique.

Repost 0
13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 10:06

Ahmed Amine Khelifa : L'islam véritable ; retour au message originel ; le site d'un libre penseur (lien), depuis décembre 2008. L'auteur est médecin gériatre dans un hôpital public, après avoir fait des études dans les facultés de Médecine de Batna (en Algérie), Alger, Brest et Paris. Il participe au forum des "Unitariens francophones" sur Facebook.  Il présente ainsi son site :

calligraphie_bismi-sympa.png

Pourquoi ce site sur l'islam ?

La toile du Net pullule de blogs et de sites consacrés à l’islam, mon but n’est pas d’en rajouter un autre pour le plaisir, ou pour donner des leçons sur ce sujet qui fait couler beaucoup d’encre aujourd'hui, mon but n’est pas non plus de faire contre courant juste pour me faire connaître ; il s’agit plutôt d’une tentative de briser les idées reçues sur cette religion, en allant aux racines des problèmes, pour essayer de convaincre d'abord mes coreligionnaires musulmans qu’il y a beaucoup à faire pour changer les préjugés, souvent légitimés par une interprétation littérale, sélective et hors contexte historique.

Si tu es un spécialiste de la religion musulmane, alors accueille ces quelques lignes avec indulgence. Elles ont pour but de vulgariser ta noble spécialité. Par contre, si tu penses qu'il y a des corrections à effectuer, alors fais-le-moi savoir par courriel, et je te promets que je reverrai ma copie.

Si la religion te fiche des boutons, lis quand même ce site : peut-être y trouveras-tu des choses que tu as intuitivement ressenties.

Par contre tu risques de ne pas trouver ce que tu cherches sur ce site, si ton esprit ne fonctionne qu'avec des arguments d’autorité ; ou si tu penses que le savoir religieux est l'exclusivité des imminents savants de religion, qui gardent le monopole de la réflexion.

Nous sommes trop souvent piégés par un " prêt à penser " qu'on nous a inculqué depuis notre enfance, il faut donc sans cesse se remettre en question et s'interroger sur nos croyances.

A travers les pages de ce site, je vais essayer de mettre l'accent sur les questions fondamentales qui sont à mon humble avis la clé de toute réforme qui doit être pensée comme le retour à l'islam originel.

La charte de ce site :

-Tout être humain a le droit de croire ou de n'avoir aucune croyance selon le principe coranique : « Et dis : La vérité émane de votre Seigneur. Y croira qui voudra et la reniera qui voudra » (Coran 18:29)

-Tous les êtres humains sont égaux en droit.

-Tout être humain a droit au respect de sa personne et de son culte.

- Nul n’a le droit promouvoir l'idée de tuer, détruire, profaner ou d'insulter quiconque au nom d'une idéologie ou d’une conviction religieuse.

-Tout être humain a le droit d'accès à la connaissance sans discrimination aucune.

-Tout être humain a droit de donner son avis ou de faire une critique constructive tant que le but n'est pas de blesser ou insulter autrui.

-Tout être humain a droit à la liberté d'opinion et de culte quel qu'il soit  tant qu'il ne va pas à l'encontre de ces principes.

 - Mais si vous ne pensez pas comme cela, vous risquez de ne pas trouver ce que vous chercher sur ce site.

Repost 0
Published by Ahmed Amine Khelifa - dans AIU - Amitiés islamo-unitariennes
commenter cet article

Contact

Maël Strom
président du CUUF
contact

Recherche

logo

Conseil
des unitariens
et universalistes
français

présentation

Le CUUF est une instance de coordination nationale
qui représente la France auprès de l'International Council of Unitarians and Universalists (ICUU).
Ce site renvoie principalement aux informations publiées sur les sites de ses membres,
jouant en quelque sorte le rôle de revue de presse.
Il encourage aussi la formation d'un réseau de correspondants et de groupes locaux