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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 11:47

A partir de la fin du XIXème siècle, les congrégations unitariennes américaines, au nom des valeurs évangéliques (à savoir le vécu selon les enseignements de Jésus et non plus seulement les croyances pieuses) se sont ouvertes à des non-chrétiens : des agnostiques, des « humanistes », des non-théistes (non pas tant des athées au sens français du terme, mais des gens qui remettent en cause la représentation d’un Dieu personne intervenant d’une façon providentielle dans notre histoire). Elles furent rejointes par un courant humaniste semblable qui s’est développé aussi au sein de l’Eglise universaliste d’Amérique (dont la théologie affirme le salut universel, pour tous).

 

En 1961, la fusion de ces deux confessions a donné l’unitarisme-universalisme (l’UUisme) lequel va encore plus loin dans l’élargissement aux autres puisque, désormais, toutes les traditions religieuses sont placées sur un même pied d’égalité et les fidèles sont invités à militer pour les valeurs universelles, au-delà de ces traditions particulières. Il en résulte ainsi une nouvelle approche du religieux, sinon une nouvelle religion qui se veut d’emblée universelle. Le théisme était déjà un dépassement des appartenances confessionnelles et religieuses, mais cette fois-ci les non-théistes, les athées, voire les polythéistes et les panthéistes sont conviés à la fête commune. L’ouverture est inconditionnelle dans la mesure où les uns et les autres se retrouvent dans cette démarche commune de dépassement vers plus d’universel.

 

Le culte va en conséquence ; les fêtes religieuses sont fêtées plus que célébrées comme actes mémoriaux, mais ce sont des rituels innovants qui sont désormais de mise, à l’initiative de l’assemblée composite qui est réunie. Il s’adresse à l’Esprit, au mystère de la Vie, sans aller plus en avant dans la précision. Le but n’est nullement la recherche d’un dénominateur commun, ni celui d’une négociation inter religieuse de type oecuménique pour arriver à une cohabitation commune, ni – surtout pas – un syncrétisme de type New-Age, mais la recherche d’une spiritualité pouvant être vécue d’une façon universelle à partir de nos diverses traditions antérieures.


Parti de l’histoire religieuse des Etats-Unis, l’UUisme a fait depuis la tour du monde et de nombreuses congrégations de divers pays se rattachent à ce courant religieux, notamment dans les pays anglophones, mais aussi en Tchéquie, en Allemagne, en Espagne, etc.
 

 

En français, vous pouvez consulter le site du Mouvement unitarien universaliste au Québec (lien)  et de nombreux articles de Jean-Claude Barbier :


articles de Jean-claude Barbier (chrétien unitarien, France)

 

Dans la revue Théolib :
 

« Qui sont les héritiers spirituels de Michel Servet ? », n° 24, décembre 2003, "Hommage à Michel Servet", pp. 49-58 ; mis en ligne le 28 mai 2008 sur le site Liberté de croyance autour de Michel Servet et Sébastien Castellion en juin 2008 ( lien)
 
Sur le site Profils de libertés (lien) :

 

« Les cercles de l'unitarisme », à la Une de la Correspondance unitarienne, n° 18, avril 2003 (lien)
« La communion chrétienne est-elle un repas sectaire ? », à la Une de la Correspondance unitarienne, n° 20, juin 2003 (lien)
« Séparer Dieu et son Fils pour plus d'universel ? », à la Une de La petite gazette du 5 janvier 2005, puis classé dans la rubrique "Dialogue" (lien)
« Le christianisme post-confessionnel », le 20 janvier 2005, dans la rubrique " Chroniques " (lien), reproduit par le site du Réseau européen des protestants libéraux  (ELPN), en lien sur le site des Croyants libres Sarthe, et publié dans Le Protestant (" mensuel roman fondé en 1831 "), n° 3, mars 2005, p. 6
« Les unitariens-universalistes américains partagent leurs lieux de culte » à la Une, Correspondance unitarienne, n° 40, février 2005 (lien)
« L’unitarisme sur deux pieds" , libre propos de la Correspondance unitarienne, n° 51, janvier 2006, p. 4 (voir aussi dans le même bulletin l’article de John Eichrodt « Voyage à Montserrat : impressions personnelles » et à la même référence Internet) (lien).
« L’unitarisme est-il un évolutionnisme ? », à la Une de la Correspondance unitarienne, n° 56, juin 2006 (lien)
 « Christianisme d’ouverture et post-christianisme ; faut-il inviter les autres à faire partie de nos communautés chrétiennes ? », à la Une de la Correspondance unitarienne, n° 65, mars 2007 (lien)

Sur le site de La Besace des unitariens (lien) :


"L’accès à l’universel chez les unitariens", communication au colloque international organisé par le Servetus International Society, à Barcelone les 20-21 octobre 2006, mis en ligne le 16 septembre 2011, à la rubrique consacrée à Michel Servet (lien), en quatre parties 1 – l’universalisation de Michel Servet ; 2 et 3 –  l’unitarisme-universalisme ; 4 – la dynamique d’un christianisme ouvert


Voir aussi nos rubriques « l’unitarisme » (lien) et « l’universalisme » (au sens confessionnel – donc chrétien – du terme) (lien),

Sur le site des Actualités unitariennes (lien) :

Notre rubrique « l’unitarisme aux Etats-Unis » (lien)

Sur le site de l’Eglise unitarienne francophone (lien) :


« Croyants - non croyants : éloge de l’unitarisme – universalisme », " Réflexion " au culte francophone du dimanche 25 mai de l’Eglise unitarienne de Montréal (EUM) (2ère partie), publiée dans la Correspondance unitarienne, n° 81, juillet 08, mis en ligne le jeudi 26 juin 2008 (lien)
« L’unitarisme français »  1 – au sein de l’unitarisme contemporain ; 2 – en émergence ; 3 – l’affirmation d’une composante chrétienne ; 4 – un pluralisme démocratique s’appuyant sur les identités, publié dans la Correspondance unitarienne, n° 99, janvier 2010 (lien)
« Dieu chez les unitariens-universalistes » : plusieurs témoignages de pasteurs unitariens-universalistes, avant-propos, 1 – au cœur du réel, 2 – une création permanente, 3 – difficile à exprimer, 4 – l’expérience humaine, 5 – le choix personnel, 6 – la lutte intérieure ; texte reproduit le 5 août 2010 du site du Mouvement unitarien universaliste au Québec (lien)
« Principes et sources de l'unitarisme-universalisme » (lien), le 14 mars 2010

Sur le site des chrétiens unitariens (Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens, AFCU) (lien)


le manifeste d'Avignon, version en français - " Pour que l’unitarisme garde toute sa place parmi les chrétiens du monde entier ", le 17 août 2007, de la part des associations chrétiennes unitariennes  britannique, française, italienne, burundaise et congolaise, mis en ligne le jeudi 6 septembre 2007 (lien)

Et dans la rubrique « le vocabulaire religieux »

« Les néo-», lundi 19 mars 2007 (lien)
« Les post-», lundi 19 mars 2007 (lien) : le post-confessionnalisme, le post-christianisme
« Les dénominations des unitariens de tradition chrétienne », dimanche 18 novembre 2007 (lien) : chrétiens unitariens, unitariens chrétiens, unitariens-universalistes chrétiens
« Les universalistes », lundi 19 novembre 2007 (lien) : les universalistes, les néo-universalistes ? , les universistes
« Une nouvelle approche du religieux autour du couple unitariens / universalistes », lundi 19 novembre 2007 (lien) : les unitariens-universalistes, les unitariens universalistes (sans trait d’union), les unitariens et les universalistes, les unitariens*universalistes.
« Oecuménisme, transconfessionnalité, christianisme d’ouverture, inter-convictionnalité », samedi 16 février 2008 (lien)
« Le libéralisme en matière de religion », mardi 25 mars 2008 (lien)
« Chrétiens libéraux, libres, indépendants, alternatifs », mercredi 30 avril 2008 (lien)
« Le vocabulaire de l’universel », mardi 15 juillet 2008 (lien) : l’universel, les universaux, l’universalité, l’universalisme, l’universalisation, l’internationalisation, la planétisation, la mondialisation.
« universalisme, universisme », samedi 22 novembre 2008 (lien)
« Se situer face à la pluralité religieuse », article * de  Frédéric Rognon , professeur de philosophie des religions et d’anthropologie de la religion à la Faculté de théologie protestante de Strasbourg, ami de l’Arche de Lanza del Vasto, résumé par Etienne Godinot, mis en ligne le mercredi 4 février 2009 (lien) : l’excluvivisme, l’inclusivisme, le relativisme, la posture apophatique
« Qu'elle est la différence entre déistes et théistes ? », lundi 25 mai 2009 (lien)
« Faire Eglise avec qui ? », lundi 15 juin 2009 (lien) : Eglises confessionnelles, libres, latitudinaires, œcuméniques, transconfessionnelles, ouvertes, post-confessionnelles, théistes, inter-convictionnelles, universelles.
« les Eglises entre exclusivisme et inclusivité » (dont les Eglises latitudinaires), mardi 14 septembre 2010 (lien)

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 12:52

Pologne--medaille-des-Freres-polonais-recto.jpegLes chrétiens unitariens du Burundi ont inauguré leur nouveau lieu de culte (construit en dur) et ordonné leur président-fondateur, Fulgence Ndagijimana, comme pasteur officiel de leur communauté, ce dimanche 21 août 2011 (lien).

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 10:37

article en préparation

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 08:27

Yves Lecornec (protestant libéral et unitarien, Caen) prolonge sa réflexion à propos du texte de Roger Parmentier, par ce message adressé au forum des Unitariens francophones, ce dimanche 24 juillet 2011.


yves lecornec portraitJe me permets de revenir sur le débat ouvert par le discours du pasteur R. Parmentier et sur l’hétérogénéité supposée des positions de Paul et de Jésus.

On pourrait résumer ainsi la proposition de cet auteur : « abandonner la christologie qui fait de Jésus le fils de Dieu, doctrine qui n’est que pure invention et reconstruction a posteriori par les disciples, pour rester fidèle au Jésus historique et privilégier son enseignement et sa « praxis ».

Ce « gauchissement » de l’enseignement initial du Christ serait l’effet du désarroi des disciples après la mort de leur maître. Présent déjà dans les synoptiques sur la base de la légende du tombeau vide, il aurait ensuite été développé et systématisé par Jean et surtout Paul qui, du fait de son dynamisme missionnaire, aurait amené l’ensemble des communautés qui se réclamaient de Jésus à adopter la « nouvelle ligne ». L’histoire, on le sait étant écrite par les vainqueurs, les minorités, tels les judéo-chrétiens ou les unitariens, n’eurent que peu de moyens de faire face à l’hégémonie idéologique des grandes églises… Aussi le discours du pasteur Roger Parmentier serait, de la part d’un des clercs d’une de ces Eglises, une nouveauté forte, susceptible d’introduire un élément sainement perturbateur dans la vie spirituelle de cette communauté.

Cette présentation, que j’espère assez fidèle est sans doute séduisante mais je ne puis pour ma part y adhérer totalement. Ma fidélité à une théologie unitarienne de type adoptianiste me fait craindre que l’on ne réduise ainsi la signification de l’évènement « Jésus » à l’admiration que l’on peut éprouver pour un maître, un héros ou un saint tels que l’histoire des peuples et les différentes cultures peuvent en présenter.

En ce qui concerne la « nouveauté » de cette position, j’ai déjà dit dans un message précédent quel était mon sentiment. Il n’y a pas là pour moi de réelle nouveauté car l’histoire de la pensée Chrétienne fourmille de ces tentatives sans cesse renouvelées de « réduire » le Christ au seul homme Jésus. Inversement d’ailleurs, les grandes églises ont, depuis leur naissance, cédé de façon assez systématique à la tentation inverse (nier la pleine humanité du Christ) et développé des spéculations toujours plus complexes et éthérées sur une prétendue déité métaphysique de l’homme de Nazareth.

Pour illustrer mon propos d’une non-nouveauté du discours du pasteur Roger Parmentier, quelques rappels historiques puisant dans l’histoire relativement récente de la théologie : c’est tout d’abord le philosophe protestant Reimarus qui observait (au XVIIIème siècle !) que le Nouveau Testament développait deux visions du Christ : les synoptiques avec un Jésus prophète, et les textes de Paul et de Jean qui parlaient d’un Fils de Dieu descendu du ciel.

Le protestantisme libéral du XIXème siècle s’est largement engouffré dans cette brèche et présenté, parallèlement à Renan ou d’autres auteurs, un Jésus humain, maître de sagesse

Wrede, en 1904, publie pour sa part un « Paulus » qui eut un fort retentissement : il indique clairement le choix à faire entre la prédication de Jésus et la théologie de Paul. Le mot d’ordre « zurück von Paulus zu Jésus » qui retentit alors, nous dit Henri-Jérome Gagey, « appelait ainsi à restaurer loin de Paul et de toute sa dogmatique, le christianisme authentique, compris comme une expérience d’une relation à Jésus vraiment salutaire parce que ‘déchristologisée’ ». On voit là en toutes lettres le programme défendu par Roger Parmentier !

Rien de nouveau donc, sous le soleil de la théologie ...

Mais le fond du problème (la représentation que l’on se fait du Christ) est sans doute plus essentiel que la dispute sur l’originalité de telle ou telle position.

Or, je reste personnellement insatisfait de la présentation des choses que nous propose Roger Parmentier. Me réclamant de l’unitarisme, ce sentiment d’insatisfaction, voire de réticence avouée devant la déconstruction de l’orthodoxie doctrinale pourrait sembler à certains assez paradoxal. Mais il me semble que notre auteur (relayé en cela par la position moyenne de l’unitarisme Chrétien) ne fait pas justice de l’intention profonde de Jésus, et du caractère central de l’eschatologie dans sa prédication.

C’est la référence à l’eschatologie qui, me semble-t-il, fait le lien entre l’annonce de la proximité du Royaume par Jésus, et la prédication de Paul présentant le Christ comme l’accomplissement de ce que Jésus ne faisait qu’annoncer.

Je ne crois pas, contrairement au libéralisme « classique », qu’il nous faille ranger l’eschatologie au rayon des accessoires. Certes comme ses contemporains, Jésus a attendu un grand drame cosmique marquant la fin des temps, et cet évènement mythique n’est pas survenu. Mais, fondamentalement, ce qui importe n’est pas son caractère mythologique et apocalyptique, c’est le sens que lui donne Jésus. L’irruption du Royaume ne l’intéresse pas comme évènement de l’histoire. C’est par contre l’évènement mystérieux qui place l’homme dans la décision devant Dieu. Bultmann sur ce point m’a été un guide précieux pour en saisir le sens. Jésus ne prêche pas un idéal, il n’enseigne pas une éthique, il ne prescrit pas l’ascèse, il appelle à l’obéissance. Le sens de l’existence humaine écrit Bultmann est « de se tenir devant Dieu dans la décision, d’être placé devant l’exigence de la volonté divine, qu’il s’agit de saisir dans le moment concret, et à laquelle il faut obéir. » Le Royaume est le tout Autre et Jésus est le porteur de la Parole divine, il est l’Envoyé. La communauté primitive, en le confessant comme le Christ, le reconnaissait donc pour ce qu’il avait prétendu être : le messager de la dernière heure, celui qui introduisait le tournant des temps.

Pour autant Jésus ne s’est jamais désigné comme un être céleste descendu sur terre, un être humano-divin doté d’un statut métaphysique particulier même s’il avait conscience de son rôle particulier dans l’économie du Salut ! Il fut un homme, pleinement homme, soumis à la volonté de son Père, remplissant sa mission parmi les hommes, ses frères.

Dans la mesure ou Paul confesse comme advenu en Jésus (la présence du Royaume) ce que Jésus annonçait comme devant advenir, la prédication de Jésus et la théologie de Paul se répondent l’une l’autre en raison de la symétrie de leur position par rapport au « tournant des temps » que représente la Croix, et la confirmation par Dieu de la victoire sur la mort.

Car le jugement de Dieu devant lequel Jésus place l’homme est aussi message de grâce gratuite et de pardon. Le jugement de Dieu nous condamne mais nous pardonne. Cette tension répond à la tension chez l’homme entre l’Altérité et la Présence. Dieu est le Tout Autre. Il est aussi le tout proche. En Jésus, Dieu affirme sa transcendance (c’est l’annonce du Jugement) et sa présence (c’est la grâce – le Royaume est déjà parmi nous).

La foi (la confiance en la Réalité Ultime) permet d’aller au-delà de ce paradoxe et de goûter dès ici-bas la réconciliation. Jésus pour moi n’est pas l’être céleste, deuxième personne d’une impensable trinité), il est l’Homme réconcilié avec le Divin, le nouvel Adam.

C’est le sens de cette christologie adoptianiste que je défends, et qui, respectant l’unité du Nouveau testament, me semble n’être pas contraire à l”image Biblique du Christ.

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Published by Yves Lecornec - dans Roger Parmentier
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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 11:34

Message de Jean-Claude Barbier au groupe « Unitariens francophones », le mardi 5 juillet 2011
 

Quid de la gestion démocratique des groupes sur Internet ? D'une façon générale, c'est le despotisme éclairé qui gère les groupes. Le fondateur d'un groupe Yahoo ou Google, d'une page thématique sur Facebook, d'une communauté de blogs sur Over-blog, etc., en est l'administrateur avec tous les pouvoirs : admettre ou non les candidats, virer des indisciplinés ou autres gêneurs, etc. Il n'a pas à rendre compte de ses décisions. Bien entendu, s'il est contesté, les membres peuvent quitter le groupe, ce qui s’appelle voter avec ses pieds.


Les sites associatifs, par exemple celui de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU), ou institutionnel comme celui de l'Eglise unitarienne francophone (EUfr) - une Eglise « on line » - sont par contre soumis à un bureau ou à un conseil ; le webmestre doit s'y référer pour des articles ou messages qui sortiraient du consensus existant, qui toucheraient à des questions délicates, qui engageraient des opinions personnelles, etc.


La démocratie est parfois difficile à mettre en oeuvre. Dans certains réseaux, les échanges sont strictement limités aux informations, à l'exclusion de tout avis ou discussion car des membres se plaignent qu'ils reçoivent déjà trop de messages, lesquels encombrent leurs messageries électroniques. On craint aussi que les discussions dégénèrent en polémique et créent des scissions. Les « lists » anglophones diffusent des informations, transmettent des questions, mais leurs membres n’engagent pratiquement pas de discussion ; question de culture aussi.


Internet_drogue.jpg

 

Surtout la démocratie est plus lente puisqu'il faut prendre le temps de la consultation des membres du groupe. Ceci est un handicap certain dans le milieu des internautes où l’immédiateté est devenue une habitude. Il convient néanmoins de s’y employer. Les unitariens français essaient de le faire au sein des groupes qu’ils animent, comme par exemple le groupe Yahoo « Unitariens francophones » (lien) (1), où le modérateur est attentif aux avis qui peuvent lui être donnés) ou encore la gestion par les Actualités unitariennes de la communauté de blogs "Religions en toute liberté" (lien) (2), laquelle s’agrandit par cooptation après consensus de tous ses membres suite à une circulaire trimestrielle.
(1) fondé en avril 2005, ce groupe a actuellement plus de 110 membres et échange en moyenne près de 500 messages par mois. (2) sur la plate-forme d’Over-blog, fondée en mai 2007 ; avec actuellement 70 blogs.

En général, lors des consultations, peu de gens prennent le temps de répondre, mais on peut supposer que ceux qui ne le font pas sont d'accord ou bien font confiance au responsable. A ce dernier bien entendu à savoir interpréter les signes et messages qui lui sont adressés, bref à être réceptif.


Désormais des associations, pour leur assemblée constituante ou bien pour leur assemblée générale, procèdent par une consultation sur Internet et par correspondance postale. Plusieurs va-et-vient peuvent être alors nécessaires avant une consultation finale. Lors de son assemblée générale de 2007, l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) avait adopté cette procédure. Elle n'a pas encore été appliquée, mais elle le sera très probablement cette année. Sur le plan politique, des consultations de ce genre commencent à se faire à grande échelle (par exemple actuellement la mouvance écologique française pour ses primaires, avec option par Internet ou par courrier postal).


Par la gestion de sites et de blogs l’Internet valorise indéniablement le rôle d’éditeur indépendant : c’est lui, et lui seul, qui met en musique l’information qu’il communique ; pour les groupes et forums ; c’est le rôle du modérateur ou de l’administrateur qui posent et rappellent les règles ; pour les sites d’association, c’est le rôle du webmestre, bénévole ou rémunéré. Ce sont là de nouveaux rôles qu’il convient de réguler le plus démocratiquement possible.


Pour les webmestres, c’est plus facile puisqu’ils dépendent d’une association ou d’un conseil ; mais pour les autres, n’y a-t-il pas le risque de monopoliser la parole au détriment de la mouvance à laquelle ces responsables se réfèrent ? Il faut bien le dire, tout dépend alors de l’éthique de ces responsables et de la participation des autres. Rappelons que la gestion de l'information, c'est du pouvoir même si on n'est pas à un niveau médiatique proprement dit !


Voilà une toute nouvelle culture relationnelle à laquelle il s'agit de s'initier ; elle va du despotisme éclairé,  qui a soucis d’informer les autres, à la consultation démocratique.

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Published by Jean-Claude Barbier - dans le forum des unitariens francophones
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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 13:13

Au début du XXIème siècle, des associations unitariennes de divers pays (en Espagne, Italie, Grande-Bretagne, Mexique, etc.) mirent à profit l’existence des groupes Yahoo pour constituer des groupes non seulement pour informer leurs adhérents (la « list » dans la tradition des anglophones) mais aussi pour susciter des discussions. Des messages sont échangés entre les membres d’un groupe thématique ou associatif ; ils peuvent être directement lus sur la page du groupe et chacun les retrouve dans sa messagerie personnelle. Ce dispositif permet à chaque membre de suivre tous les messages. C’est idéal pour être tenu au courant des activités, mais aussi pour recevoir des documents (ne serait-ce que par leurs références Internet), et aussi pour discuter de tel ou tel sujet ou événement de l’actualité.


Lancé le 5 avril 2005 par Luc Schneider et Jean-Claude Barbier, le groupe Yahoo « Unitariens francophones » se présente ainsi :
  Etats-Unis--groupe-de-discussion-Unitariens-francophones.jpg"Unitariens Francophones" est un groupe de discussion d'inspiration chrétienne fondé par le réseau francophone « Correspondance unitarienne » et soutenu par les associations suivantes : l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU), l'Assemblée des chrétiens unitariens du Burundi (ACUB), l'Assemblée des chrétiens unitariens du Congo (ACUC).
Il est indépendant de toute association existante. De plus, il est ouvert à toutes les sensibilités unitariennes contemporaines. Le but de ce groupe est d'échanger principalement sur les bases de l'unitarisme et de l'universalisme dans un esprit d'ouverture. Il ne doit en aucune façon s'ingérer dans les affaires internes aux associations existantes.
Il fonctionne dans le respect des principes éthiques de l'International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) ( lien).
Au-delà du christianisme non trinitaire, qui constitue ses racines, l'unitarisme contemporain est ouvert à toutes les sagesses, religieuses et philosophiques, qui font la richesse spirituelle de notre humanité.

Ce groupe Yahoo réunit plus de 110 membres, et les messages qui y sont échangés ont constitué un flux croissant : en moyenne mensuel, 62 messages échangés par mois en 2005, 109 en 2006, 101 en 2007, 172 en 2008, 413 en 2009, 465 en 2010 et 323 depuis le début de 2011.

De par son ouverture à toutes les composantes de l’unitarisme contemporains, ce groupe réunit la plupart des unitariens de France et de Navarre et n’a guère eu de concurrence.


Le 30 novembre 2005, le Regroupement francophone unitarien universaliste (RFUU), basé au Québec et à l’instigation de Nancy Labonté, a lancé lui aussi un groupe Yahoo. Plusieurs unitariens-universalistes français y participèrent conjointement avec des Canadiens, et le groupe compta jusqu’à 24 membres en date du 24 juin 2009. Il a depuis cessé ses activités. A noter qu’en août 2006, un accord de coopération avait été établi entre l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) et le RFUU ( lien).

 Le 6 mai 2006, un unitarien-universaliste français, Virgil Pérez, lança un forum thématique, cette fois ci avec des rubriques et comportant la nécessité pour les membres d’aller consulter le site pour prendre connaissance des nouveaux messages (sur le site « superforum ») : « Une histoire de U » (U pour unitariens, universalistes et unitariens-universalistes) ( lien). Malgré les efforts de son animateur et la possibilité d’y mettre des illustrations qui le rendait plus attrayant, ce forum a malheureusement cessé ses activités après un ou deux ans de fonctionnement. Il est toutefois toujours visible. Son compteur s’est arrêté sur 70 membres inscrits et 1168 messages échangés. 

 

Un groupe Google (fonctionnant pratiquement de la même façon que les groupes Yahoo) a été lancé le 16 avril 2007 par une nouvelle association La Fraternelle unitarienne, mais n’a duré que quelques mois seulement et a mis fin à ses activités le 11 septembre de la même année (conséquemment à la mise en veilleuse de l’association). Le 3 septembre, il comptait 19 membres. C’est en mai que les échanges furent les plus nombreux avec un total de seulement 18 messages.

 

Enfin un Forum des chrétiens évangéliques unitariens ( lien), avec des rubriques thématiques, a été fondé en janvier 2010 par Marcel Carrio. Il s’adresse aux anti-trinitaires fondamentalistes qui considèrent la Bible comme étant la Parole de Dieu. Le forum se présente avec le qualificatif d’unitarien sans pour autant se rattacher à l’histoire de l’unitarisme depuis le XVIème siècle et à son évolution libérale ouverte aux autres religions et sagesses du monde entière. Ce forum, très actif, compte à ce jour 67 membres. Il ne se réfère pas à l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU), ni à aucune organisation de l’unitarisme contemporain. L’un de ses membres, co-administrateur du forum, l’a intégré à une Eglise évangélique unitarienne ( lien).


Notre groupe Yahoo Unitariens francophones n’a pas cherché à adopter une formule forum avec plusieurs rubriques car celles-ci dispersent les nouveaux messages dans de multiples cases si bien que le visiteur n’a pas forcément connaissance de tout ce qui se passe au sein du groupe. La formule des groupes Yahoo est assurément plus favorable à la formation d’une réelle communauté où les gens se connaissent ; de là une base assurément plus adéquate pour développer la convivialité et la fraternité.


Le groupe est modéré par un modérateur dont le rôle est de valider les candidatures. Il rappelle les règles du jeux, essaie d’apaiser les frictions éventuelles entre intervenants, plus rarement il évince en dernière extrémité des « indisciplinés ». Il dynamise la vie de groupe, s’assure que chacun ait réponse à ses questions, soit respecté dans ses convictions et son expression, soit compris par les autres. Il organise des consultations s’il le faut pour des décisions de groupe.


Le travail de ce groupe est important. Les messages témoignent souvent d’une recherche documentaire, d’une réaction rapide aux évènements de l’actualité, d’une réflexion sur un sujet. Certains messages peuvent même être mis en ligne comme articles sur les sites qui sont gérés par les membres, ou encore alimenter la rubrique des « Libres propos » du bulletin mensuel de la Correspondance unitarienne. Des discussions peuvent également être mises en ligne dans la rubrique « le forum des unitariens francophones » que nous venons d’ouvrir sur le site présent de notre instance nationale, le Conseil des unitariens et universalistes français (CUUF), « Unitariens français » ( lien). Enfin, le groupe joue aussi un grand rôle lors de la préparation de nos célébrations mensuels puisque ceux-ci comptent sur la participation actives des uns et des autres (lien). Assurément un rôle moteur qui, pour l'instant, pallie en partie à l'absence de groupes locaux.

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 04:00

"La question fondamentale aujourd’hui", par Roger Parmentier *, texte inédit envoyé à la Correspondance unitarienne le 3 juillet 2011


roger_parmentier_portrait.jpg

Roger Parmentier, pasteur de l'Eglise réformée de France (ERF) à la retraite, à 92 ans,

dans les rues de Foix lors de la manifestation du 23 septembre 2010 pour "la défense des retraites"

 

Est-il exact ou non qu’un tout autre message que celui de Jésus a été élaboré dès sa mort et la croyance en sa « résurrection », un tout autre message ayant pour conséquence l’abandon de celui de Jésus, projet global de sauvetage, non de salut (résumé dans les Béatitudes) ?


Si ces deux points sont exacts :
- l’invention d’un nouveau message (sur la « base » du   tombeau vide et de la déclaration d’anges)
- l’abandon de celui de Jésus
nous sommes victimes depuis 2000 ans (presque) d’un effroyable échange, d’autant plus grave que les inventeurs du nouveau message ont affirmé qu’il s’agissait du même Jésus devenu « Christ » (Super-Messie) « par sa résurrection d’entre les morts » « selon des Ecritures » : « Jésus-Messie », « Jésus-Christ ».


Si c’est exact il est évidemment indispensable et urgent de reconstruire nos communautés de foi sur l’authentique évangile de Jésus. En sachant que ce sera bien difficile car le message surgi après la mort de Jésus nous a été proposé ( = imposé), martelé jusqu’à l’obsession
- par les croix, les crucifix, l’eucharistie, etc…le Vendredi saint, l’Agneau sacrifié, non pour évoquer les souffrances du prophète   mais sa mort sacrificielle (« Dieu a livré son fils »)
- par la fête de « Pâques » (à la place de la Pâque), par le dimanche, jour de résurrection (à la place du sabbat), les confessions de foi, les cantiques, etc…
- par le « salut » (de la condamnation, salut éternel) à la place de l’entreprise de sauvetage immédiat des humains, réalisée et symbolisée par les guérisons, les délivrances (de « possessions », d’obsessions, de superstitions, d’addictions religieuses,…)


Oui, ce sera bien difficile, car on rencontrer tant d’oppositions, d’incrédulités, d’inerties, mais de même que la redécouverte par Luther de la « justification par la foi » et non par les mérites a provoqué la Réforme du 16e siècle, la redécouverte aujourd’hui de l’évangile originel et authentique de Jésus et la dénonciation des faux-évangiles va provoquer, je le crois, un élan spirituel encore plus radical et de plus grande ampleur… Que l’esprit qui a inspiré Jésus Nous soit en aide !


Ce sera d’autant plus difficile que le message formulé après la mort de Jésus figure en toutes lettres dans nos « Nouveau Testament » (Epîtres, évangiles et Actes) : « J’ai décidé (dit Paul) de ne rien savoir parmi vous, sinon Jésus-Christ et Jésus Christ crucifié » ; « Il est ressuscité le troisième jour, selon les Ecritures».


D’autre part la quasi-totalité d’entre nous avons construit (ou avons été construits) notre conviction chrétienne sur le nouveau message et donc toutes nos raisons de vivre et d’espérer une vie après la mort, peut-être même notre vie professionnelle, nos engagements, nos ministères, nos identités personnelles et collectives… comment oser remettre tout cela en question ? D’autant que nos institutions (Eglises, facultés…) sont verrouillées pour se mettre à l’abri de pareille réforme…


Et qui pense à se dire « disciple de Jésus » et non pas « chrétien » ? On va se heurter à une incompréhension générale ?


Mais puisque Jésus a eu l’immense foi dans son entreprise de sauvetage, pourquoi pas nous, à sa suite ? C’est cela être disciple. " Mais quand le fils de l‘homme « viendra », trouvera-t-il la foi sur la terre ? "  (Luc 18.8)

 

Ajout le 12 juillet 2011 - Sur le même thème, Roger Parmentier a écrit un second texte à la suite du premier, intitulé « Ces étranges ‘chrétiens ‘ qui mésestiment Jésus … » ; il a été publié par Gilles Castelnau sur son site « Protestants dans la ville » (lien) ce 12 juillet 2011.

à suivre ...

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 02:36

Au sein du groupe Yahoo « Unitariens francophones » ( lien), les 3 et 4 juillet 2011

 

Jean-Claude Barbier, vignette, mai 2008Jean-Claude Barbier, chrétien unitarien, Bordeaux - Je vous fais part du dernier texte du pasteur Roger Parmentier, pour l'instant inédit et quelque peu explosif ! Qu'en pensez-vous ?


yves_lecornec_portrait.jpgYves Lecornec, protestant libéral de sensibilité unitarienne, Caen - Question fondamentale il est vrai ! Nous pourrions d’ailleurs la reformuler tout simplement ainsi : Jésus est-il le Christ, l’Oint de Dieu, dont l’existence même et la mort revêtent une signification particulière au regard des relations divino-humaines, ou est-il (n’est-il qu’ ?) un maître de sagesse, comme l’Humanité en a produit en tout peuple et tout au long de son histoire ?


A la question de Jésus à Césarée de Philippe, “et vous qui dites-vous que je suis ? ” chacun bien entendu est libre de sa réponse. Mais la réponse biblique “Tu es le Christ, le fils du Dieu vivant”, est la pierre de touche qui permet de différencier qui est chrétien (au sens propre du terme), de qui ne l’est pas.


Je ne peux m’empêcher, une fois encore, d’être très réservé sur la position de l’unitarisme français qui a trop tendance à jeter le bébé avec l’eau du bain ! La révélation chrétienne pour moi est arcboutée sur deux piliers : la vie et l’enseignement de Jésus d’une part (donnée objective), la réception et la compréhension de son sens profond par les disciples d’autre part. Que cette compréhension ait été formulée en termes mythiques et légendaires, bien entendu et notre époque demande d’effectuer le tri indispensable entre substance et forme du message. Faut-il pour autant n’en garder que l’aspect très “exotérique”et s’interdire d’y déceler une Présence mystérieuse ?


La vision que propose Parmentier n’est pas neuve, elle est même vieille comme le monde (chrétien, etc.). Plus près de nous, Renan ou le vieux libéralisme du XIXème siècle, puis la sécularisation du monde moderne et du message évangélique. Rien de neuf sous le soleil... Je ne pense pas que le texte ci-dessous soit de la poudre comme tu le dis...


Non, le problème de la redécouverte de l’Evangile du Christ ne peut être lié à une vision purement “horizontale”. Reste par contre à trouver le langage qui portera cette renaissance, mais il ne pourra à mon sens faire l’impasse sur ce qui fait le cœur même du christianisme. Fraternellement


michel_theron_portrait.jpgMichel Théron, agnostique de culture chrétienne, Lunel près de Montpellier - Pour ma part, je pense que le texte de Roger Parmentier (que je connais pour l'avoir rencontré plusieurs fois aux journées annuelles des protestants libéraux français à La Grande Motte), est tout à fait pertinent, et que le message de Jésus a été recouvert par une construction sotériologique instrumentalisante que nous devons à Paul, qui lui-même n'a pas connu Jésus, et qui pourtant s'est fait appeler "Apôtre" ! Mais évidemment là-dessus je n'engage que moi...
 
  Jean-Claude-Barbier--vignette--mai-2008.JPGJean-Claude Barbier, chrétien unitarien, Bordeaux - Cher Yves. Lorsque tu dis que l'unitarisme français jette le bébé avec l'eau du bain, je ne vois pas à quel texte tu fais allusion. Jusqu'à présent, il n'y a pas de texte "officiel" sur ces questions d'exégèse et je crois pouvoir dire qu'il n'y en aura pas. Il n'y a que des textes d'auteurs, lesquels n'engagent qu'eux mêmes. Ceci vaut bien entendu pour les Etudes unitariennes ( lien)


 L'alternative que tu poses ne me satisfait pas personnellement : Jésus maître de sagesse (on dirait aujourd'hui "philosophe" selon Frédéric Lenoir) ou bien le "Christ" qui était attendu pour régulariser nos rapports avec Dieu. Et si Jésus avait été un militant de son temps ? Empruntant une action religieuse et mystique pour la délivrance de son peuple car les Temps étaient arrivés selon les prophéties existantes de Daniel et du Livre d'Hénoch. C'est la thèse de Louis Cornu dans notre rubrique consacrée au "Fils de l'Homme" ( lien).


 Dans la tradition unitarienne - et pas seulement "française" - il y a bien entendu le refus de "croire" aux miracles qui vont à l'encontre des lois naturelles : transformer l'eau en vin, marcher sur les eaux,  ressusciter les morts, ressusciter soi-même, etc.  Pour les guérisons miraculeuses, voir le dernier article de Michel Benoît : " JÉSUS A-T-IL FAIT DES MIRACLES ? La maladie, la mort et nous. (Dans le silence des oliviers V) ( lien)

A Michel : entre espérance messianique et sotériologie, il n'y a qu'un pas pour ces disciples de Jésus qui furent appelés les "nazoréens" - c'est à dire les sauvés - et qui étaient de la mouvance essénienne de conviction eschatologique et baptiste. Voir notre dossier sur les sectes juives ( lien).

Encore à Michel : Paul n'était pas présent lors du premier kérygme, celui de la Pentecôte ; c'étaient alors les apôtres Pierre et Jean qui apparaissaient au premier plan. Il a pris comme on dit le train en marche. Son "Notre seigneur Jésus, oint de Dieu" correspond tout à fait au culte à Jésus qui s'est rapidement mis en place le dimanche en prolongation du sabbath et où les nazôréens attendaient le retour du Christ.


Ceci dit, on peut être chrétien (attaché à la personne de Jésus et à son enseignement - ce qui correspond à la définition donnée par les statuts de l'AFCU - texte officiel dans ce cas, lien) sans être pour autant nazôréen.


A Yves : dire que Jésus n'a pas ressuscité n'est pas du recuit ! En plus, qu'un pasteur protestant le dise et le proclame, c'est quand même un évènement ! Nous ne sommes pas nombreux à le dire. Pour l'instant, et à mon humble connaissance, il y a Michel Benoît (le corps fut enlevé par les ésséniens) et par moi-même (c'est la famille de Jésus qui serait venu récupérer "son bien"). Voir notre dossier sur "le tombeau vide" (lien).

Nombre de chrétiens se contentent de parler d'une résurrection au sens spirituel du terme, ce qui est une tartufferie de première classe car tout le monde sait bien que la résurrection concerne le corps (et son souffle) selon la conception juive de l'époque (le concept d'une âme séparée du corps selon la conception gréco-romain n'était pas encore "arrivée").

 

Bonne continuation de notre discussion sur ce texte de Roger Parmentier.
 

yves lecornec portraitYves Lecornec - Cher Jean-Claude, Quelques éléments de réponse à ton message, et ce, pour alimenter la discussion :


Tu écris : « Lorsque tu dis que l'unitarisme français jette le bébé avec l'eau du bain, je ne vois pas à quel texte tu fais allusion. Jusqu'à présent, il n'y a pas de texte "officiel" sur ces questions d'exégèse et je crois pouvoir dire qu'il n'y en aura pas ». Certes il n’y a pas de doctrine officielle de l’unitarisme, mais – disons – une position « moyenne », majoritairement partagée au sein de la mouvance, véhiculée aussi par ses animateurs.  C’est à elle que je faisais allusion. Mais j’ai bien conscience que ma généralisation était abusive, puisque cette divergence ne m’empêche pas de me considérer moi-même comme protestant libéral de sensibilité unitarienne.


 « Et si Jésus avait été un militant de son temps ? Empruntant une action religieuse et mystique pour la délivrance de son peuple car les Temps étaient arrivés selon les prophéties existantes de Daniel et du Livre d'Hénoch. C'est la thèse de Louis Cornu dans notre rubrique consacrée au "Fils de l'Homme" » J’ai lu attentivement le texte de Louis Cornu, qui ne me semble nullement en contradiction avec l’alternative que je décrivais. La conscience existentielle et la prédication du Christ étaient de nature essentiellement eschatologique, annonçant le Royaume et préfigurant la fin des Temps. Il avait une claire perception du rôle éminent de sa personne dans ce drame et s’identifiait au « Fils de l’Homme ». C’est bien là l’image biblique du Christ, étrange et dérangeante, redécouverte notamment par Schweitzer et d’autres. J’adhère tout à fait à la conclusion de son étude :  « Le "Fils de l'homme" de Daniel, figure allégorique du "Peuple de Dieu", amplifiée en personnage céleste réel, d'origine divine, par les Paraboles d'Hénoch, est assumé par Jésus, Fils de l'homme du Nouveau Testament, avec une particularité tragique supplémentaire de souffrances et de mort ... que n'avaient prévue ni Daniel, ni l'auteur de ces Paraboles."

 

C'est cette origine divine, affirmée par les Paraboles d'Hénoch qui, pour tout homme qui se prévaudrait de cette identité, équivalait à la prétention blasphématoire de se faire "l'égal de Dieu". C'est exactement ce que fit Jésus, mystiquement convaincu de son origine divine singulière ... assumant avec réalisme les contingences de son présent, soutenu, jusqu'à sa crucifixion, par une foi inébranlable dans son imminent destin personnel eschatologique radieux.


C'est la relation étroite de ces trois situations - origine divine, présent difficile, destin glorieux - assumés en bloc par Jésus le Nazôréen, qui constitue l'unité profonde du "Fils de l'homme" des quatre évangiles, en "Fils de Dieu", de façon singulière certes ..., mais sans toutefois l'égalité trinitaire du dogme chrétien.

Contrairement aux affirmations du pasteur Parmentier, Il n’y a donc pas hiatus entre cette vision du Christ-Fils de l’Homme (assumée par Jésus lui-même) et l’image biblique de Jésus. Elle a été à la base de ce que Hans KUNG appelle dans son ouvrage « le Christianisme – ce qu’il est, ce qu’il est devenu dans l’histoire » le paradigme judéo-apocalyptique des premiers temps. C’est dans ce contexte, et en totale continuité avec lui, qu’a été interprétée la mort de Jésus, comme sa résurrection.

Sur ce dernier point, tu évoques les hypothèses que Michel Benoît et toi avez formulées pour interpréter le « tombeau vide ».  Ce sont semble-t-il des spéculations qui ne reposent sur rien de tangible, pas plus par exemple que cette légende qui veut que Jésus, laissé pour mort, ait été soigné par ses proches dans le secret, et se soit fait reconnaître par ses disciples avant de s’en aller finir sa vie au Cachemire, où l’on célèbre encore sa mémoire ! [ndlr : version diffusée par les musulmans de la Ahmadyyia].

 
Je suis bien d’accord sur le fait que la pensée Juive ne connaissait pas le concept de la séparation de l’âme et du corps, c’est bien pour cela que voulant traduire l’expérience extatique qu’ils avaient vécue, et le sentiment prégnant de la présence réelle du Christ après sa mort, les disciples ne purent le faire qu’en utilisant le matériel conceptuel dont ils disposaient.  Ce n’est pas une « supercherie », pas plus que l’image de l’Ascension, il faut remettre cela dans le contexte de l’imagerie orientale de l’époque. C’est au contraire, me semble-t-il, une traduction forte d’une réalité spirituelle qui nous interpelle, qu’il nous faut bien entendu retraduire pour la mentalité des hommes de ce temps. Bultmann nous est d’un grand secours sur ce point.
Bien fraternellement


mons_blason.pngNicolas Semaille, universaliste de culture chrétienne, Mons - C'est très intéressant. Je suis d'accord avec plusieurs aspects de ce texte du pasteur Roger Parmentier.


La majorité des Eglises ont déformé complètement le message de Jésus. Heureusement, il y a toujours eu des communautés et groupes authentiques pour dénoncer cette situation. Les institutions ecclésiastiques ont transformé le message de Jésus comme Staline l'a fait avec les "prédécesseurs" dont ce dernier prétendait être le représentant fidèle (sic). Les cléricatures sont devenues au fil des siècles de véritables nomenklaturas reproduisant injustices et idolâtries du passé (dont celle de l'argent, la pré-bureaucratie, etc.).


Cependant, c'est symboliquement que le message de Jésus est en rupture complète avec l'Ancien Testament et les expressions comme "résurrection", "Salut" etc ne sont pas à prendre de manière littérale mais allégorique. De même que la Bible dans son ensemble n'est pas un livre historique même si certains de ses passages et/ou leurs sources le sont.


En tout cas, en ce qui me concerne, l'enseignement du Jésus de l'Evangile constitue ma source d'inspiration (spirituelle) principale même si j'y trouve des échos dans d'autres livres sacrés.

Alfarange.jpgAlfarange, chrétien unitarien de sensibilité universaliste et gnostique, département des Yvelines - Chers amis, voilà mon sentiment. Je suis assez proche des idées du pasteur Parmentier, à quelques nuances près.


D'abord, revoir notre conception du message évangélique ne veut pas dire abandonner les termes "chrétien" et "christ", ni "messie". De toute évidence, les évangiles manifestent la conviction d'un Jésus messie, ce qui est avec une quasi-certitude la conviction finalement acquise des "disciples de la voie". Mais je crois plutôt que nous avons un sérieux problème de définition.
Dans l'immense majorité des cas, si vous demandez à un chrétien ce que veut dire christ, il dira que c'est le fils unique de Dieu qui racheté nos péchés sur la croix. Mais christ veut seulement dire messie, oint de Dieu, son élu choisi.


Sa vie nous montre celle d'un guide spirituel, d'un herméneute de la Torah, à laquelle il ajoute une dimension nouvelle : celle d'un royaume vraiment plus céleste que terrestre (conséquence sans doute de son analyse de la situation du temple à Jérusalem) et celle d'un rapport direct à Yahvé comme "Père", chose totalement nouvelle, qui sans doute est inspirée par l'amitié de Dieu pour Abraham, le pardon accordé régulièrement à David, ce genre de perception d'une profonde humanité de Dieu, ou du moins la nécessité d'en passer par cette perception pour vivre dans l'amour et le respect de son autorité sans plus avoir à en passer par la crainte.


Une chose me paraît claire : fils unique ? Vu le "notre Père", qu'il enseigna, il est permis d'en douter. Fils choisi ? Plus probablement : il se manifeste comme le "Chemin", il est le bon berger, etc... Messie au sens judaïque, certainement. Christ au sens dogmatique, j'en doute.


S'il est rédempteur, c'est plus en apportant son enseignement radical de transformation de soi, notamment par le baptême qui fut instauré, peut-on penser, pour remplacer les rites d'expiation du temple, que par un sacrifice expiatoire sur la croix. Ce sacrifice de soi - au sens où Jésus n'aurai pas résisté, voir provoqué sa condamnation par le Sanhédrin ou par les romains - n'a pour moi de perspective de sauvetage que dans la mesure où il est le comble du renoncement et représente un engagement "jusqu'au-boutiste", peut-être pour s'assurer que le message resterait gravé dans ses disciples bien après sa mort (une sorte de choc psychologique). Peut-être aussi pour mettre fin aux propositions que devaient lui faire les zélotes de monter une action plus politique et plus militaire pour restaurer Israël.


C'est là mon opinion, et c'est d'ailleurs pour cette raison que tout en me considérant chrétien, unitarien et universaliste, je me considère aussi gnostique (ce qui fut à l'origine de mon intérêt pour le soufisme, et donc pour l'islam mystique). Pour moi Jésus est messie au sens d'élu désigné parmi ses fils pour enseigner la voie, éclairer le judaïsme, sans doute ouvrir sa portée aux autres peuples (quoique je ne puisse être totalement formel), et instruire de la sagesse plus que de la loi.

Voilà, ce n'est qu'un partage d'opinion. Fraternellement,


   yann_philemon.GIFYann Elvin, symphatisant unitarien-universaliste, Paris - J'estime que la thèse de Roger Parmentier est intéressante. Je pense également que, quelque soit l'opinion qu'un chrétien puisse avoir au sujet de la mort, de la crucifixion du Christ, en tant que mythe ou en tant que réalité de la foi, l'essentiel est de mettre en application les enseignements qu'il apporte dans l'Evangile. Notamment la "charité fraternelle", et donc le respect de son "frère", même s'il ne pense pas comme lui...qu'il croie ou non en la réalité de cette résurrection corporelle. Pour moi, l'essentiel est la "révolution" que Jésus a voulu apporter dans les  relations humaines et dans les rapports que les hommes pouvaient entretenir avec leur Dieu : des rapports basés sur l'amour, la confiance et la gratitude.

mons blason
Nicolas Semaille - Bonjour Michel, Je pense aussi comme toi que le discours paulinien ne s'accorde pas avec celui de Jésus. Cordialement.

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 13:56

transylvanie_cimersz.jpgL’unitarisme français (France et pays voisins) reste de sensibilité très largement chrétienne, soit de la part de chrétiens, soit de gens de culture chrétienne. Il a été le fait de francs-maçons d’obédience chrétienne (comme Albert Blanchard-Gaillard et Pierre Bailleux), de protestants libéraux (comme Théodore Monod, Roger Sauter, également Pierre Bailleux), d’anciens catholiques (comme Jean-Claude Barbier). Parmi ses sympathisants, des agnostiques (toujours de culture chrétienne), des musulmans soufis, des personnes ouvertes à toutes les spiritualités dans le style unitarien-universaliste, etc.

Albert Blanchard-Gaillard, http://labesacedesunitariens.over-blog.com/categorie-1131169.html
Pierre Bailleux, http://labesacedesunitariens.over-blog.com/categorie-10298477.html
Théodore Monod, http://afcu.over-blog.org/article-19312366.html
Roger Sauter, http://labesacedesunitariens.over-blog.com/categorie-1131170.html
Jean-Claude Barbier, http://labesacedesunitariens.over-blog.com/categorie-1131166.html

Ceci fait que l’unitarisme français est en pleine continuité avec notre Eglise historique, l’Eglise unitarienne de Transylvanie, fondée en 1568 au temps des Réformes protestantes. Le Manifeste d’Avignon, proclamé en août 2007 affirme cette fidélité aux origines. Il a été signé par les associations chrétiennes unitariennes d’Europe et d’Afrique noire « Pour que l’unitarisme garde toute sa place parmi les chrétiens du monde entier » *.
* Version française du Manifeste d’Avignon, http://afcu.over-blog.org/article-12204296.html 
  

L’Eglise unitarienne francophone (EUfr) (1) englobe la variante unitarienne-universaliste qui s’est développée en Amérique du Nord, mais elle insiste sur les diverses identités religieuses, dont la chrétienne, et c’est précisément à partir de celles-ci que les échanges et les partages peuvent se faire d’une façon fructueuse. On peut donc très librement et très fièrement y dire sa foi en Dieu, ou encore sa foi chrétienne, ou sa foi en d’autres traditions (2). 
Là aussi, en son sein, nous retrouvons le lien avec l’Eglise unitarienne de Transylvanie puisque le pasteur détenteur de sa chaire, la révérende Maria Pap, est ministre du culte de cette Eglise (3). 

 

(1) EUfr, http://eglise.unitarienne.francophone.over-blog.fr
(2) dossier sur l’unitarisme français, http://eglise.unitarienne.francophone.over-blog.fr/categorie-11250416.html
(3) la chaire de l’EUfr, http://eglise.unitarienne.francophone.over-blog.fr/categorie-10746634.html   

 

Les sites unitariens ont des rubriques qui concernent directement cette Eglise transylvaine :
- dans les Actualités unitariennes, la rubrique « unitarisme (Transylvanie et Hongrie) » :
http://actua.unitariennes.over-blog.com/categorie-11625824.html
- sur le site de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) :
http://afcu.over-blog.org/categorie-11395623.html
sur le site de l’Eglise unitarienne francophone (EUfr), le projet d’un rallye cyclotouriste en Transylvanie
http://eglise.unitarienne.francophone.over-blog.fr/categorie-11065294.html  

 

Lors du décès du révérend Arpad Szabo (évêque de l'Eglise unitarienne de Transylvanie de 1996 à 2008), les unitariens français ont apporté leurs souvenirs :
Albert Blanchard-Gaillard sur le site des chrétiens unitariens
http://afcu.over-blog.org/article-le-reverend-arpad-szabo-etait-a-montpellier-en-1986-le-temoignage-d-albert-blanchard-gaillard-58271083.html
et Jean-Claude Barbier dans les Actualités unitariennes
http://actua.unitariennes.over-blog.com/article-les-unitariens-sont-en-deuil-de-l-ancien-eveque-de-transylvanie-arpad-szabo-58118348.html 

Ces deux témoignages ont été traduits en anglais et publiés sur la page "Tribute website to the Rev. Arpad Szabo" dont la référence est donnée en page d'accueil du site de l'International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) (lien).

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 17:20

On a volé l’icône de saint Nicolas
Saint Nicolas : IVème siècle, évêque de Myra [ou Smyrne, actuellement Izmir] en Lycie (Turquie),  patron de la Russie et des petits enfants (selon certaines légendes, il en aurait sauvé plusieurs). Il jouit d'un culte très populaire en Orient et en Europe, notamment en Italie, à Bari, où l'on vénère ses reliques. Sous le nom allemand de Santa Clauss. Il est à l'origine du Père Noël. (Le Petit Larousse Illustré 2001). Le 10 décembre 2000, poème mis en ligne sur le site de l’Eglise réformée de l’Alliance le 30 novembre 2002, dans la rubrique " Articles ". http://www.protestant.be/articles/155.saint_nicolas.barbier.htm
reproduit dans les libres propos de la Correspondance unitarienne, n° 11, décembre 2002 ; publié par Le Funambule  (Pessac, Gironde) dans son n°40, 4ème trimestre 2003 ; mis en ligne dans les Actualités unitariennes du 7 décembre 2007 sous le titre " Pour ceux qui préfèrent saint Nicolas au Père Noël ", http://actua.unitariennes.over-blog.com/article-14424663.html

 

Chants a capella
Porto-Novo (Bénin), le 15 septembre 2002, inspiré par des chants pygmées, publié dans la Correspondance unitarienne n° 5, octobre 2002, mis en ligne sur Profils de libertés
http://prolib.net/pierre_bailleux/unit/cu013.poemes_jcb.htm 

 

Ô Dieu, envoie-nous ton souffle pour nous réconcilier
Porto-Novo (Bénin), le 19 septembre 2002, inspiré par une réconciliation au sein de l’Eglise du christianisme céleste (ECC), publié dans la Correspondance unitarienne n° 5, octobre 2002, mis en ligne sur « Profils de libertés », http://prolib.net/pierre_bailleux/unit/cu013.poemes_jcb.htm   


Pèlerinage aux tombes ancestrales,
poème écrit le 10 août 2003, publié en libre propos de la Correspondance unitarienne, n° 45, juillet 2005 http://prolib.net/pierre_bailleux/unit/cu045.info.htm   

 

Le Christ de Cadaujac
à Cadaujac, village de Gironde au sud-est de Bordeaux, le cimetière fut vandalisé dans la nuit de lundi au mardi 8-9 septembre 2003 (Sud-Ouest du jeudi 11). Rédigé le 15 septembre 2003, publié par Le Funambule, n° 41, janvier-février-mars 2004, p. 11

 

La résolution d’un conflit par Jean l’Ancien
au sein d’une communauté chrétienne, quelque part en Asie mineure au 1er siècle du Ier millénaire, d’après la 2ème et 3ème épîtres de Jean. Texte publié par Approches unitariennes, n° 55, hiver 2004

 

L’Apôtre toujours partant
à l'imitation de Paul de Tarse, le 18 mars 2006, inédit
  

L’hérétique
Bordeaux, le 6 avril 2007, mis en ligne sur le site Profils de liberté, le même jour, dans la rubrique " Spiritualités ". http://prolib.net/pierre_bailleux/spiritualites/211.006.heretique.jcb.htm     


Venus du monde entier
Poème géographique en hommage aux participants à la rencontre internationale de l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) à Oberwesel, en Rhénanie (Allemagne), du 1er au 6 novembre 2007, lu en séance de clôture le 5 novembre avec une version en anglais en traduction simultanée par Jeanne Traas-Hageman (pasteur protestante libérale des Pays-Bas).
En français : http://afcu.over-blog.org/article-13673683.html
Et en anglais ("You came from the whole world to Oberwesel") : http://afcu.over-blog.org/article-13845305.html  


L’automne ne cesse …
poème païen, publié le 28 décembre 2008 sur le blog de Tiffany : http://princesse.tiffany.over-blog.com/article-26189440.html 


Kolozsvar, vers toi je monte
Kolozsvar en hongrois, Cluj-Napoca en roumain, siège historique de notre Eglise unitarienne (fondée en 1568), que j’ai visité en juillet 2005 et que j’aurais tant voulu revoir à l’occasion de la rencontre internationale de l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU) du 1er au 5 septembre 2009, inédit


Le disciple
" Pourquoi suis-je resté au pied de la croix / Où mourut mon Maître / Alors que d’autres chantent sa résurrection ? ", 2009, inédit


Qu'a donc ton Eglise plus qu'une autre ?
mis en ligne le 12 février 2009 sur le site de l’Eglise unitarienne francophone à la rubrique « la chorale ».
http://eglise.unitarienne.francophone.over-blog.fr/article-27845512.html  


Vois les coquelicots de nos landes cathares
hommage aux cathares, mis en ligne sur le site des Actualités unitariennes, à la rubrique « les cathares », le 21 juin 2010. http://actua.unitariennes.over-blog.com/article-hommage-aux-cathares-par-jean-claude-barbier-52711656.html  


Les gestes de l’amitié
message du dimanche 12 septembre 2010 au groupe "Croissance spirituelle", mis en ligne le même jour sur le site de l’Eglise unitarienne francophone à la rubrique « un espace de prière et de méditation »
http://eglise.unitarienne.francophone.over-blog.fr/article-les-gestes-de-l-amitie-56941479.html

Par ailleurs, plusieurs traductions en français de poèmes et de chants, voir par exemple sur le site de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) « nos chants et prières », http://afcu.over-blog.org/categorie-10360262.html  

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