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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 16:44

hohokam

 

La rivière Gila est un affluent du Colorado, long de 1014 km, dans le Sud-Ouest des Etats-Unis et dans la partie méridionale de l’Arizona. Cette rivière a servi de frontière d’avec le Mexique, depuis le traité de Guadalupe Hidalgo en 1848 qui a mis fin à la guerre américano-mexicaine (laquelle rapporte aux Etats-Unis l'annexion du Texas, de l'Utah, du Colorado, d'une partie de l'Arizona et de la Californie ... quelques semaines avant la découverte de fabuleux gisement d'or dans cette dernière région !) jusqu’à la transaction en 1853 connue sous le nom d'Achat Gadsden où les Etats-Unis acquièrent la région de Tucson, au sud de cette rivière, dans le cadre d’un projet de chemin de fer (qui finalement ne se réalisa pas).

Le bassin de cette importante rivière a accueilli une civilisation amérindienne du IIIe siècle av. J.-C. à environ 1400 de notre ère, qui a su y développer une agriculture avec irrigation et de nombreuses cultures (tabac, agave *, maïs, haricots et courges). Entre 300 et 500, les Hohokams améliorent leur agriculture par l'ajout de nouvelles plantes, sans doute transmises par les peuples du Mexique : coton (lequel était tissé), une nouvelle espèce de haricots, plus résistante à l'aridité (Phaseolus acutifolius).

* l'agave est une plante aux feuilles vases et charnues, très décoratives, dont le suc donne une boisson fermentée et les feuilles des fibres textiles.

 

A leur actif aussi : la taille et la sculpture de la pierre (pour des récipients), des poteries et de la céramique. Ils utilisaient des figurines d'argile et de l'encens dans les cérémonies rituelles et incinéraient leurs morts (les restes étaient placés dans des tombes ou dans des urnes). Cette civilisation agraire était en contact avec les peuples d'Amérique centrale grâce aux routes commerciales : ont été retrouvés des miroirs en pyrite, des clochettes de cuivre et des aras provenant du Mexique.

Etudiée par l’archéologue Harold S. Gladwin, elle est connue sous le nom de « hohokam » (ce qui signifie « ceux qui ont disparu »). On pense que la culture hohokam est née dans la région de la Gila River et de la Salt River puis s'est diffusée plus au sud vers le désert de Sonora. Elle présente des similitudes avec celle des Anasazis (plus au nord) et des Mogollons (plus à l’est et au sud-est), qui ont existé à la même époque et dans la même région. L'un de ses domaines agricoles, la « Casa grande » (au sud de Phoenix), datée de 1350, abandonnée vers 1450, fut visité à l’état de ruines par le padre Eusebio Francisco Kino en 1694, puis classé depuis comme site archéologique (en 1892) et comme monument national des Etats-Unis (1918) : il reste l’une des maisons à étages en adobe ; le village était entouré de remparts. Le déclin des Hohokams serait lié à des inondations qui, au milieu du XIVème siècle, auraient mis à mal leur système d’irrigation.

Leurs descendants directs seraient les Pimas (du côté de Phoenix, la capitale de l’Arizona) et, plus au sud, les Tohono O'odham (dont la réserve est à l’ouest de Tucson, dans le désert du Sonora).

Pour en savoir plus

 

"Hohokam", encycolédie Wikipedia, version française (lien )
 
1988 - The Salt River Pima-Maricopa Indians, par John Myers et Robert Gryder, ed. Life's Reflections, Inc.,
1993 - Les Anasazis : les premiers Indiens du Sud-Ouest américain, par Jerry Brody, Aix-en-Provence, Edisud,
2002 - Go West ! Histoire de l'Ouest américain d'hier à aujourd'hui, par Philippe Jacquin et Daniel Royot, Paris, Flammarion,

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