Christianisme d’ouverture et cohérence ; à partir de l’expérience des unitariens français, note de Jean-Claude Barbier, le 2 avril 2012, publié en article à la Une du bulletin n° 115 de la Correspondance unitarienne de mai 2012


I – L’expérience historique des unitariens français


a) L’unité sur un non dit (1986-1990)


Theodore-Monod--buste.jpgDans l’esprit des fondateurs de l’unitarisme en France réunis à Montpellier à la Faculté libre de théologie protestante en juillet 1985, autour de Théodore Monod, il s’agit d’un courant chrétien en parfaite communion avec notre Eglise historique de Transylvanie. D’ailleurs, en décembre de la même année, la présidente de la nouvelle association qui vient d’être fondée (l’Association unitarienne française, AUF), l’Américaine Lucienne Kirk, qui est chrétienne et qui vient de soutenir un diplôme au Manchester College à Oxford sur l’œuvre de l’Américain et théologien chrétien James Luther Adams (1901-1994), est consacrée ministre du culte à Kolozsvar. Elle exerce son pastorat au sein de l’Eglise réformée de France (ERF) dans la région des Cévennes. Les statuts de l’association sont déposés en février 1986. Lors de son retour aux Etats-Unis, où elle sera active au sein de l’Unitarian Universalist Christian Fellowship (UUCP), Lucienne Kirk, en 1990, laisse la présidence à Albert Blanchard-Gaillard, le maître d’œuvre de l’association.

 

Buste de Théodore Monod au Jardin des plantes à Paris

 

Il y aura de nouveau un essai unitaire de novembre 2006 à septembre 2007, avec une Fraternelle unitarienne, à l’initiative de Bernard Biro, Alain Lauzet (pour la Fraternité unitarienne de Nancy) et Pierre-Yves Ruff (ex pasteur ERF et animateur de l’association Théolib), cette fois-ci sur la base des principes de l’unitarisme-universalisme. L’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU), bien que son président en exercice, Bernard Biro (président de mars à la fin décembre 2006), se soit impliqué individuellement, resta à l’écart de ce projet qui avait été négocié directement par les trois personnes sus mentionnées, sans consultation préalable de leur association.


b) Les conflits d’orientation (1990-2006)

 

Une modification des statuts en septembre 1990 précisant qu’il s’agit bien d’un christianisme (alors que les premiers statuts ne le précisaient pas explicitement), va entraîner un conflit avec John Echrodt (alors trésorier au sein du bureau), de conviction unitarienne-universaliste, mais qui, jusqu’à présent, n’avait jamais parlé explicitement de cette sensibilité puisque le débat n'avait pas été ouvert sur cette question. Cette affirmation de sa foi et de son orientation entraîne son départ en 1992. Puis, en septembre 1996, une majorité occasionnelle (avec Jean-Louis Buchert de la Fraternité unitarienne de Nancy et Roger Sauter à Genève) penche pour un unitarisme ouvert à tous les monothéismes révélés, provoquant le départ de ceux qui veulent rester au sein d’une association exclusivement chrétienne ; ce sera l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Théodore Monod, qui avait déjà été président d’honneur de la première association (1986-1996), est président d’honneur de celle-ci jusqu’à sa mort en novembre 2000. Dans cette situation conflictuelle, une association unitarienne-universaliste est fondée en mai 2003 avec Michel Baron, dignitaire du Grand Orient et non chrétien, mais elle se dissoudra en janvier 2006.


c) La mise en réseau (depuis 2002)


En octobre 2002, je fonde à Bordeaux le réseau de la Correspondance unitarienne avec deux principes. 1° - Ce réseau francophone, fondé et animé par un chrétien unitarien, est indépendant des associations existantes, y compris celle des chrétiens unitariens (l’AFCU). 2° - Le bon fonctionnement de ses activités est garanti par les associations des chrétiens unitariens (AFCU et Afrique noire), étant entendu que ces activités sont ouvertes à toutes les sensibilités de l’unitarisme contemporain qui se retrouvent au sein de l’International Council of Unitarians and Universalists (ICUU), sans aucune exception – donc y compris avec l’unitarisme-universalisme.


A partir de cette date, le bulletin mensuel de la Correspondance unitarienne est envoyé à tous (très rapidement à environ 250 destinataires de diverses sensibilités). En novembre 2004, c’est le lancement d’une série « Les Cahiers Michel Servet ». En mai 2005, les chrétiens unitariens ouvrent un groupe d’information et de discussion sur Yahoo, « Unitariens francophones » (qui aura un doublon sur Facebook à partir de février 2012). En octobre-début novembre 2005, l’AFCU se porte candidat pour entrer à l’ICUU (Elle sera reconnue groupe émergent en avril 2006). En août 2006, un accord de partenariat est mis sur pied entre chrétiens unitariens et unitariens-universalistes français et québécois du Regroupement francophone unitarien universaliste (RFUU) basé à Montréal. En février 2007, le réseau de la Correspondance unitarienne lancent deux sites indépendants : Actualités unitariennes, La Besace des unitariens (qui est un site documentaire), auxquels s’ajouteront les Etudes unitariennes (en août 2009) et le site des Amitiés islamo-unitariennes (AIU), en novembre 2009 (après la votation suisse contre les minarets). Dans la logique de cette mise en réseau : la fondation en mars 2009 du Conseil des unitariens et universalistes français (CUUF), qui doit prendre le relais de l’AFCU pour nos relations avec l’ICUU, où siègent les représentants de toutes les activités concrètes existantes en France : associations, réseaux, sites indépendants, forums, etc.


A signaler aussi, dans le même esprit, la pratique de l’interfaith au sein de l’Eglise unitarienne francophone (depuis sa fondation en juin 2008), mais à notre façon, avec affirmation des diverses identités bien distinctes, en relation, mais non occultées ni fusionnées.


Le réseau de la Correspondance unitarienne a non seulement mis en relation des unitariens menant déjà des activités, mais il a aussi encouragé bien d’autres dans leurs propres projets : entre autres Virgil Pérez pour son forum « Histoire d’U » (en inactivité après un début prometteur), Yann pour son site « Spiritualités unitariennes » (fermé depuis), Hassan Aslafy pour le lancement d’une association unitarienne-universaliste (malheureusement non concrétisée), Didier Le Roux pour son site historique consacré aux « Unitariens » (lien), enfin Samantha Fink pour son site « Lectionnaire universaliste » (lien), etc.

à suivre ...

Dimanche 22 avril 2012 7 22 /04 /Avr /2012 10:48
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : le forum des unitariens francophones

suite et fin de la page précédente

 

Peut-on aller plus loin ? Faire plus et mieux ? Oui en nous interrogeant mutuellement !


La tradition unitarienne prône l’ouverture aux autres sagesses, spiritualités, fois religieuses, philosophies au niveau de nos activités (forums, articles, culte avec pratique de l’interfaith, etc.), mais elle doit le faire en préservant sa cohérence. Or, chacun des nouveaux courants qui se sont agrégés au christianisme unitarien d’origine (d’abord agnostiques et athées sur la base des vertus prônées par les évangiles ; puis d’autres croyants ou adeptes de mouvements spirituels ou philosophiques) l’ont fait sans trop se soucier d’une compatibilité par rapport aux racines de l’unitarisme. Dès lors, on se retrouve face à des écarts qui parfois sont trop grands pour être compris de l’extérieur ... et même de l’intérieur !

 

Il y a bien entendu cohabitation pacifique par tolérance les uns envers les autres, mais les échanges entre les diverses sensibilités restent somme toute relativement faibles. Soyons francs, cette cohabitation n’est-elle pas faite trop souvent de non dits, de profils bas, de spiritualité vague, de non-intérêt pour ce que font les autres, d’un semblant de consensus ?


J’avance ici quelques propositions qui pourraient peut-être aider à améliorer l’intercompréhension entre nos divers courants. Il s’agit ici de nos activités qui sont ouvertes à tous, sinon, notre Manifeste d’Avignon, signé en août 2007 par les associations chrétiennes unitariennes d’Europe et d’Afrique noire, recommande que chaque association conserve et préserve son identité (pour les chrétiens unitariens c’est la croyance en Dieu et l’adhésion à la personne et à l’enseignement de Jésus) ( lien).

 
a) notre référence au christianisme est précisément celle de l’unitarisme chrétien et non celle du christianisme en général ou de tel ou tel autre courant chrétien :


Non ! notre iconographie ne comporte pas la croix. Non ! saint Patrick n’est pas un modèle pour les unitariens, même si nous aimons les Irlandais (lien). Non ! la fête à célébrer dans le calendrier chrétien n’est pas la Sainte-Trinité. Une bonne connaissance de notre histoire, et donc du christianisme unitarien, est une nécessité pour éviter de tels contresens affligeants.
 

 

Rappelons aussi que l’unitarisme a rompu avec l’arianisme (controverse en Grande-Bretagne au XVIIIème siècle) et avec le fondamentalisme biblique (grâce à l’Ecole allemande protestante d’exégèse des années 1930 et à l’introduction de leur méthodologie biblique aux Etats-Unis par Théodore Parker,  lien). Les unitariens font partie des chrétiens libéraux ; à ne pas confondre donc avec les témoins de Jéhovah – qu’on peut considérer aujourd’hui comme ariens – ou encore avec les autres mouvements anti-trinitaires biblicistes qui se développent à partir de la fin du XIXème siècle.


b) L’ouverture aux autres ne doit pas être une régression, mais un progrès :


On ne peut pas passer d’une tradition monothéiste radicale à un retour au polythéisme (néo-paganisme, hindoui sme, vodoun, etc.), même si les fêtes polythéistes sont fort sympathiques et nous enchantent. La prise de conscience d’une interrelation et d’une interdépendance entre tous les êtres vivants et toutes les composantes de la Nature n’a rien à voir avec un monde enchanteur peuplé d’entités surnaturelles imaginées. Lors de nos cultes, la louange est adressée à Dieu seul et à un Dieu unique et universel.


Par contre, la problématique monothéiste n’est plus celle d’un Dieu providentiel agissant au coup par coup selon les demandes de ses fidèles, mais désormais celle d’un Dieu créateur se trouvant aujourd’hui liée à notre interrogation sur les origines de l’univers et de la Vie. Elle est aussi celle du panthéisme, où Dieu – ou l’énergie divine – circulerait au sein d’une œuvre en continuel complexification et bourgeonnement.


adam_et_eve_entre_bible_et_kamasutra.jpg De même, on ne peut pas passer d’une tradition monogame, fondatrice de la famille avec promotion de la  femme, à un encouragement à la polygamie ou à la liberté sexuelle généralisée (voir le mouvement Polyamourous aux Etats-Unis qui se rattache à l'unitarisme-universalisme on ne sait par quel laxisme) ; certes les gens sont bien entendu parfaitement libres de vivre ainsi, mais la promotion de ces modes de vie peut se faire dans d’autres cadres que le nôtre.


En anecdote, je me souviens d’un groupe exhibitionniste d’unitariens-universalistes satanistes qui s’étaient réunis nus avec feuilles de vigne dans un café de New-York et avaient lancé un groupe Yahoo pour faire parler d’eux ! Yahoo n’avait sans doute pas apprécié la plaisanterie et avait supprimé le groupe ! En Europe, cela aurait fait un buzz retentissant ; aux Etats-Unis, aucune autorité unitarienne-universaliste n'a bronché.


c) L’ouverture aux autres doit être un élargissement, mais non l’introduction de contradictions fondamentales.


Autant le questionnement sur Dieu peut s’élargir au panthéisme, à l’agnoticisme, au non-théisme (a-theism dans le vocabulaire américain), à la mort du Dieu providentiel ou encore à l’opinion que Dieu ne peut-être qu’inconnu de nous, autant l’athéisme radical et militant (au sens européen du terme) qui rejette toute interrogation sur Dieu ou le mystère de la Vie heurte de plein fouet notre tradition historique. On ne voit pas comment intégrer le Manifeste humaniste de 1933 (affirmation péremptoire que Dieu n’existe pas, suppression de tout culte, etc.), rédigé par des humanistes unitariens et universalistes de l’époque, dans un ensemble où demeurent des croyants - manifeste ô combien légitime, mais pouvant se dire dans le cadre d’une autre tradition.


Au lieu de juxtaposer des positions antagonismes, il serait préférable d’encourager des échanges sur les progrès de l’astronomie dans la connaissance de l’univers, la réduction du clivage croyants – non croyants, les nouvelles théologies et les problématiques modernes de Dieu : Process, Dessein intelligent (lien), panenthéisme, athéisme spirituel, etc.


De même que le christianisme unitarien n’a eu de cesse d’interroger ses sources et de faire preuve d’esprit critique, nous attendons des autres traditions qui nous rejoignent qu’elles le fassent aussi par rapport à leurs propres sources. Nous devons maintenir cet esprit critique envers toutes les autres religions et, concrètement, nous ne pouvons être en relation qu’avec leurs composantes libérales.


En conclusion


Nous soulignons l’importance d’une fidélité et d’une continuité que le Manifeste d’Avignon a rappelé opportunément en août 2007. Ceci doit nous rendre vigilants vis-à-vis de toute forme d’entrisme. Non ! l’unitarisme contemporain n’est pas une auberge espagnole (expression français signifiant que chacun y apporte son repas sans mise en commun !). Non ! ce n’est pas une nébuleuse New Age. D’une façon concrète, nous avons à gérer notre ouverture aux autres, à éviter les entrismes qui seraient manifestement en contradiction avec notre tradition, à enseigner celle-ci comme un patrimoine commun, à encourager des échanges transversaux, à nous enrichir mutuellement, à avoir le soucis d’une cohérence de notre mouvance afin que sa perception de l’extérieur en soit facilitée et qu’on ne nous fasse pas de faux procès.


L’expérience française où le christianisme unitarien a su gérer son ouverture et adopter de nombreux apports de l’unitarisme-universalisme prouve que cette intercompréhension est possible au-delà d’une seule juxtaposition. En Italie aussi, on retrouve une bonne osmose entre chrétiens unitariens et unitariens-universalistes au sein d’une Communion unitarienne avec participation commune à des rencontres et à des cultes. Dans les deux cas, ces échanges vont de pair avec le respect des identités des uns et des autres et non leur amalgame ou fusion.

Dimanche 22 avril 2012 7 22 /04 /Avr /2012 10:07
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : le forum des unitariens francophones

gerard_mantion_temple_antique.jpg Libre propos de Gérard Mantion paru dans le bulletin n° 115 de la Correspondance unitarienne, mai 2012. L'auteur a été assistant de Langues et Littératures Scandinaves à l’université de Caen et il parle le suédois. Il a pris contact avec notre mouvance ; nous reproduisons ici plusieurs de ses messages

 

Temple grec choisi par l'auteur dans son album photo sur sa page Facebook


10 mars 2012 (au réseau de la Correspondance unitarienne) – Bonjour, Je fais partie d'une association païenne, qui exclut l'attachement à toute formulation dogmatique, quelle qu'elle soit, monothéiste ou polythéiste. Il y a plusieurs années existaient, si ma mémoire est bonne, des "passerelles" entre les Universalistes et les Païens américains. Etant un homme de rassemblement et de dialogue, je voudrais savoir si ce type de relation s'est pérennisé, ou s'il a été interrompu ; en d'autres termes, est-il possible d'appartenir à une confrérie païenne (de structure franc-maçonnique) tout en étant membre de l'UUA francophone ? Au plaisir de vous lire. Très amicalement.


Le 17 mars 2012 (un commentaire sur le site de notre Eglise) – Personnellement, je regrette que l'Eglise unitarienne francophone soit aussi strictement monothéiste. Les congrégations unitariennes-universalistes des Etats-Unis accueillent des néo-païens en leur sein dans un esprit de dialogue et de fraternité. Je ne comprends pas d'ailleurs pourquoi un hindouiste ou un bouddhiste, voire un shintoïste, qui sont des païens, ont leur place dans l'unitarisme francophone, et pas les autres païens. Pourquoi une telle discrimination? Le paganisme n'est pas dogmatique, l'unitarisme francophone le serait-il au bout du compte ? Serait-il moins ouvert que l'évêque luthérien Gruntvig qui, au XIXème siècle, admettait que Jésus fût un dieu au même titre que les dieux du panthéon nordique ?


Ndlr – ce commentaire venait à la suite d’un article du jésuite Paul Tihon, reproduit avec son autorisation sur le site de notre Eglise et qui évoquait l’ouverture des chrétiens aux autres religions en citant les mouvements ci-dessus. Il ne s’agissait donc pas d’une position officielle de notre Eglise ! Celle-ci pratique l’interfaith en laissant chacun prier à sa façon, selon sa propre tradition (mais en faisant toutefois un effort d’universalité afin de la partager avec les autres).
L’ordonnancement de nos cultes invite les participants à louer Dieu de cette façon : « Louons Dieu et accueillons la vie qu’il nous a donnée ; contemplons le mystère de la Vie. Dans la joie et à l’unisson, faisons action de grâce pour ce que nous avons reçu d’une façon ou d’une autre ».


le 9 avril 2012 (un message sur Facebook) - L'islam mérite le plus grand respect quand il refuse l'intégrisme. Cette idée s'applique du reste à toutes les religions du monde. Sont tout aussi condamnables les autres intégrismes religieux, car ils dressent les êtres humains les uns contre les autres, appellent à la violence et au meurtre. Bien que moi-même de conviction païenne, je ne supporterais pas que mon paganisme soit un paganisme du "ressentiment" dirigé contre le christianisme, le judaïsme ou l'islam. Mon ouverture sur le monde m'amène donc à une prise de position qui est celle des unitariens-universalistes. Car je vénère davantage la Vie qu'une ou des divinités quelconques, ce qui ne signifie point que je me range dans la catégorie des athées. Je me déclarerais plutôt comme étant de sensibilité panthéiste. J'ai toujours nourri une admiration affectueuse pour la personne et la philosophie du grand homme que fut Spinoza.

Dimanche 22 avril 2012 7 22 /04 /Avr /2012 09:24
- Par Gérard Mantion - Publié dans : le forum des unitariens francophones

 note de Jean-Claude Barbier ; un résumé a été publié dans la rubrique « Document » du bulletin n° 113 de la Correspondance unitarienne, en mars 2012.


roberto_rosso_Oberwesel_2007.JPGCet historique est d’abord un hommage rendu au fondateur de la Congregazione italiana cristiano unitariana (CICU), le révérend Roberto Rosso qui, depuis mai 2004, malgré un handicap physique (une paralysie des membres inférieurs qui le contraint à l’utilisation d’une chaise roulante), a réussi à rassembler autour de lui une communauté très priante et active qui fait toute notre admiration. Elle est aussi l’occasion de rappeler les échanges constants et fraternels entre les chrétiens unitariens des deux pays et leur parfaite entente sur les orientations que les uns et les autres ont eu à prendre.

 

2003 – premiers contacts entre Roberto Rosso et Jean-Claude Barbier. Roberto Rosso habite à Turin et finit des études en Philosophie grecque en présentant une thèse sur Aristote.


2004 – Il introduit l’unitarisme en Italie en lançant le groupe Yahoo « Unitariani » ( lien) le 31 mai 2004. Ce groupe est toujours actif avec à ce jour 122 inscrits et un flux mensuel moyen (assez régulier depuis le début) de 39,6 messages. Ce fut la belle période des groupes Yahoo et le début de nos aventures numériques respectives. En Espagne, Jaume de Marcos fut le premier à lancer un groupe pour le compte de la Sociedad Unitaria Universalista de España (SUUE), « uuespana : Unitarios Universalistas de España » le 23 mars 2001 ; puis, trois mois plus tard, le 25 juin, un autre pour tous les hispanisants, « uuhispano : unitarios univers. de habla hispana ». Toujours en langue espagnole, Francisco Javier Lagunes Gaitan, cette fois-ci pour le compte de la Libre Congregacion Unitaria de México (LCUM), lança le groupe « unitariosuniversalistasmexico » le 23 février 2004. En France, où l’unitarisme avait été introduit dès juillet 1986, le groupe Yahoo " Unitariens francophones " démarra le 9 avril 2005 à l’initiative de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU). Au Québec, les Francophones, avec le Regroupement francophone unitarien universaliste (RFUU), le 30 novembre 2005. En Grande-Bretagne aussi avec de jeunes unitariens, etc. Période « Yahoo » des unitariens internautes qui sera ensuite suivie par celle des blogs, puis aujourd’hui celle des réseaux sociaux Facebook et Twitter. Pionniers dans nos pays respectifs, nous nous sommes mutuellement encouragés.


2005 – En février, le n° 3 des Cahiers Michel Servet n° 03, publie une traduction par Roberto Rosso du célèbre Catéchisme en hongrois (1ère édition en 1864, 20ème en 1991) de József Ferencz (1835-1928), qui fut évêque de l’Eglise unitarienne de Transylvanie de 1876 à sa mort en 1928 ( lien).  

Très vite la CICU attira l’attention des sociologues italiens du CESNUR qui, en avril 2005 l’inclus dans le paysage religieux du pays.

Le 19 juillet, je me retrouve pour plusieurs jours avec Roberto Rosso à Cluj Napoca (Kolozsvar en hongrois), au siège de notre Eglise historique (fondée en 1568), l’Eglise unitarienne de Transylvanie, à la conférence du réseau de l’European Protestant Liberal Network (ELPN) tenue dans le cadre de l’International Association for Religious Freedom (IARF) dont les bureaux étaient alors à Londres (le siège a été depuis déplacé au Japon). Roberto Rosso en profita pour refaire son baptême et recevoir la confirmation des mains du révérend Sandor Szilard à l’église unitarienne de Jobbagyfalva-Nyaradszereda, dans la province de Targo Mures. Il m’avait demandé d’être son parrain, en dépit de ma réticence car la tradition unitarienne, contrairement aux anabaptistes, n’oblige nullement à refaire le baptême. Personnellement, j’ai gardé mon baptême catholique et cela va de pair avec le respect mutuel que nous nous devons entre Eglises chrétiennes. Mais Roberto Rosso y tenait absolument et j’ai senti que cela revêtait une grande importance pour lui. Je l’ai donc accompagné.

Fin octobre, l’assemblée générale de l’AFCU vote un partenariat avec la CICU comme quoi celle-ci est considérée comme « un groupe local » de notre association, ce qui lui permet d’avoir un statut juridique dans un pays où cela semble plus difficile à obtenir (il en sera de même pour les assemblées chrétiennes unitariennes du Burundi et du Congo Brazzaville, puis plus tard pour celle de la République démocratique du Congo). Ce vote sera ensuite agréé par le conseil d’administration de l’AFCU. Il est précisé que les cotisations correspondantes sont gérées sur place au bénéfice du « groupe local ».
 
2006 – En avril, l’International Council of Unitarian and Universalist (ICUU) reconnaît nos associations chrétiennes unitariennes comme groupes émergents (AFCU pour la France, CICU pour l’Italie, également pour les chrétiens unitariens du Burundi et du Congo-Brazzaville).

La CICU décide de commémorer annuellement la mort en martyr de Ferenc David (premier évêque de l’Eglise unitarienne de Transylvanie) le 15 novembre 1579 en la forteresse de Déva. Je me rends à Turin pour participer à une première commémoration le samedi 18 novembre (c.r. dans les informations de la CU n° 62, 2006 « Les unitariens dans nos villes ») lien.


2007 – Le 17 août eut lieu une rencontre à Avignon pour rédiger un manifeste entre les délégations italienne (Roberto Rosso, Paola Zunino et Riccardo Bogazzi – pour la CICU), anglaise (le révérend Andrew James Brown et sa femme, Suzanna – pour la Unitarian Cristian Association UCA) et française (Jean-Claude Barbier pour l’AFCU). Voir sur le site de l’AFCU, le 6 septembre 2007 « La rencontre des chrétiens unitariens à Avignon, août 2007 » (lien), et l’ensemble du dossier sur ce Manifeste d’Avignon (lien) qui fut également signé par nos partenaires d’Afrique francophone et l’Eglise unitarienne de Norvège et traduit en plusieurs langues (en plus du français, en anglais, italien, norvégien, espagnol et basque).

A Avignon, Roberto Rosso nous a annoncé sont projet pastoral. Il venait de recevoir une « Lettre de vocation » de la part de l’association unitarienne norvégienne Bet David   [la Maison de Ferenc David] dirigée par le révérend Knut Klaveness Heidelberg, à savoir une lettre d’agrément pour qu’il commence sa formation pastorale sous la direction de ce dernier.
De nouveau, en novembre, je me retrouve avec Roberto Rosso (accompagné de Paola Zunino) à la rencontre internationale de l’ICUU organisée à Oberwesel, en Rhénanie (Allemagne), pour une semaine entière, du 3er au 7 novembre 2007. Nous y sommes aussi avec Fulgence Ndagijimana, fondateur et président de l’Assemblée des chrétiens unitariens du Burundi (ACUB). Voir cette manifestation sur le site de l’AFCU, à la rubrique l’ICUU ( lien) et dans les Actualités unitariennes à la rubrique « Unitarisme (ICUU) » ( lien).


2008 – L’ordination de Roberto Rosso est prévue à l’église unitarienne Bela Bartok de Budapest par Csaba Razmany, évêque de l’Eglise unitarienne de Hongrie, le 29 juin 2008. Mais le révérend K. K. Heidelberg ayant eu des ennuis de santé, celle-ci est reportée au dimanche 16 novembre et se fera, sous sa présidence, à l’église unitarienne de Copenhague.


2009 – En février, les chrétiens unitariens et les unitariens-universalistes italiens se concertent (grâce au système Skype qu’ils commencent à utiliser avec efficacité) et mettent en place une « communion » nationale, la «Comunione unitariana » (lien). Pour les unitariens français, ce sera la même dynamique avec la mise en place au mois de mars d’une instance de coordination nationale, le Conseil des unitariens et universalistes français (CUUF), lien

En juin, le révérend Roberto Rosso rejoint les rangs de l’Unitarian Ministries International (UMI) qui vient d’être fondé par la révérende Maurisa Brown (lien).

La CICU organise des rencontres locales en dehors de Turin, commençant ainsi une expansion territoriales : le 8 juillet au village de Moirano, près de la ville Acqui terme (au sud d'Alessandria), ( lien) ; puis les 24-25 octobre à Guidonia, près de Tivoli au N-E de Rome (Alessandro Falasca y est baptisé par le révérend Roberto Rosso),  lien.


2010 – La ville de Saluzzo (Saluces en français), dans le Piémont au sud-ouest de Turin, d’où est originaire l’anti-trinitaire italien Giorgo Biandrata, organise, avec la collaboration d’universitaires italiens entre autres de Turin et de Gêne, un colloque international les 21-22 mai. Roberto Rosso et moi-même nous hésitons à y participer car G. Biandrata eut malheureusement un rôle de premier plan dans la condamnation de Ferenc David ; mais ne faut-il pas savoir dépasser les pages sombres afin d’éviter les fixations au détriment des contributions historiques non négligeables ? Bref, je me suis de nouveau retrouvé avec Roberto Rosso, d’autres membres de sa congrégation, et le jeune révérend transylvain Ferenc Miko (lien) Les Actualités unitariennes (lien) et La Besace des unitariens (lien) rendent compte de cet important colloque.

2011 - le dimanche 27 juin, Alessandro Falasca reçoit la confirmation des mains des révérends Sandor Léta (ministre hongrois) et Roberto Rosso à l'église unitarienne Bela Bartok de Budapest (lien). Puis le 23 octobre, à Bologne, Roberto Rosso donnera le baptême à un autre membre de sa congrégation, Giacomo Tessaro (lien).

A la fin de l’année, en décembre, sous l’impulsion d’Alessandro Falasca, la communauté unitarienne du Centre (qui correspond à la région de Rome) se présente comme le « Calice du Centre » (lien)

Les unitariens italiens continuent à échanger grâce au système Skype et à organiser des cultes, comme par exemple à l’occasion de Pâque (lien).

A noter que, à partir de juillet, Giacomo Tessaro, chrétien unitarien du Piémont, participe régulièrement au culte mensuel de l’Eglise unitarienne francophone (EUfr), lien


2012 – En janvier, la CICU reçoit la collaboration du révérend Lawrence M.F. Sudbury qui passe d’une mouvance évangélique américaine de sensibilité ouverte à l’unitarisme (lien). La Communion unitarienne d’Italie (CUI) prend de la consistance et se structure avec des commissions et des responsables. Elle se présente comme comprenant deux congrégations nationales, la Congregazione italiana cristiano unitariana (CICU) pour les chrétiens et l'Eglise de la Mente Aperta pour les unitariens-universalistes, et un groupe local à Rome, le « Calice du Centre » (lien). Toutefois, en février, malgré ces progrès tout à fait remarquables, la rencontre internationale de l’ICUU aux Philippines ne promeut pas la CUI comme membre à part entière car aucun Italien n’a pu faire le déplacement aux Philippines.

Le 10 mars, suite à la participation de Giacomo Tessaro à une fête vaudoise, le site du Conseil des unitariens et universalistes français (CUUF) publie un dossier sur l’histoire de l’Eglise évangélique vaudoise, laquelle est à cheval sur nos deux pays (lien).

Toujours en mars, le n° 113 du bulletin de la Correspondance unitarienne, publie un débat qui eut lieu en octobre 2010 entre plusieurs membres de la CICU, ainsi qu’un bref historique de cette congrégation (lien). Enfin, ce même mois, Samantha Fink, membre de l’AFCU, en collaboration avec Giacomo Tessaro, intègre à son site, « Lectionnaire universaliste », le lectionnaire que le révérend Roberto Rosso publie sur le site de la CICU (lien).

Du 31 août au 4 septembre, les délégations française (avec Jean-Claude Barbier et Samantha Fink) et italienne (avec Laurence Sadbury et Alessandro Falasca ; et le révérend Roberto Rosso en qualité d’observateur) se retrouveront au siège de l’Eglise unitarienne de Transylvanie pour une rencontre européenne organisée par l’ICUU (lien).

Enfin, nos amis italiens envisagent de célébrer leur fête nationale en commémoration de Ferenc David le samedi 17 novembre à Padoue, où une maison avait servi de cadre pour une rencontre de réformateurs anabaptistes et/ou anti-trinitaires en 1550.

Mercredi 4 avril 2012 3 04 /04 /Avr /2012 18:55
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : les récapitulatifs

Dans les Cahiers Michel Servet
n° 03, février 2005 - Le catéchisme en hongrois (1ère édition en 1864, 20ème en 1991) de József Ferencz (1835-1928), évêque de l’Eglise unitarienne de Transylvanie (1876-1928), traduit en italien par Roberto Rosso en 2004 " CATECHISMO UNITARIANO UNGHERESE ", 18 p. + 2 de couverture.


Dans les bulletins de la Correspondance unitarienne
Sur le site de Profils de libertés jusqu’en septembre 2007, le bulletin 71 inclus
http://prolib.net/pierre_bailleux/unit/correspondance.unitarienne.htm  


Dans les Actualités unitariennes, à la rubrique « Unitarisme (Italie) »
http://actua.unitariennes.over-blog.com/categorie-11625821.html 

 

- le 7 mai 2008 : « Un ministre du culte unitarien pour l'Italie » - ordination de Roberto Rosso prévue à Budapest pour le 29 juin 2008, mais qui a dû être reportée.
http://actua.unitariennes.over-blog.com/article-19372486.html
- le 9 juillet 2008 : « Budapest : rencontre entre unitariens italiens et hongrois »
http://actua.unitariennes.over-blog.com/article-21112813.html
- le 26 août 2008 : « rendez-vous italien à l’église unitarienne de Copenhague » – annonce de l’ordination de Roberto Rosso à l’église unitarienne de Copenhague.
http://actua.unitariennes.over-blog.com/article-22266152.html
- le 24 novembre 2008 : « L'ordination de l'Italien Roberto Rosso à Copenhague » - Le dimanche 16 novembre 2008 à l’église unitarienne de Copenhague par le pasteur norvégien Klaveness Heidelberg Knut.
http://actua.unitariennes.over-blog.com/article-25102891.html
- le 27 juin 2009 : « un culte unitarien en Italie selon le rituel transylvanien » - Le mercredi 8 juillet, au village de Moirano, près de la ville Acqui terme (au sud d'Alessandria), un culte a été co-célébré par les révérends Sandor Szilar, de l’Eglise unitarienne de Transylvanie, et Roberto Rosso. http://actua.unitariennes.over-blog.com/article-33171702.html
- le 22 octobre 2009 : « l’unitarisme se développe en Italie » - Une rencontre organisée par la CUI à Guidonia, près de Tivoli au N-E de Rome, les 24-25 octobre, où Alessandro Falasca fut baptisé par le révérend Roberto Rosso.
http://actua.unitariennes.over-blog.com/article-l-unitarisme-se-developpe-en-italie-37993944.html
- le 20 mai 2010 : « Un colloque à Saluzzo pour l'anti-trinitaire italien Georges Biandrata » - Voir dans la Besace des unitariens un écho de ce colloque (qui s’est déroulé dans la ville natale de G. Biandrata, au S-W de Turin, les 21-22 mai) dans la rubrique consacrée à Georges Biandrata.
http://actua.unitariennes.over-blog.com/article-un-colloque-a-saluzzo-pour-l-anti-trinitaire-italien-georges-biandrata-50741773.html
 - le 2 juillet 2010 : « Confirmation d'un Italien à l'église unitarienne Bela Bartok de Budapest » -
Alessandro Falasca a reçu la confirmation des mains des révérends Sandor Léta (pasteur hongrois), Roberto Rosso (pasteur italien), le dimanche 27 juin 2011.
http://actua.unitariennes.over-blog.com/article-confirmation-d-un-italien-a-l-eglise-unitarienne-bela-bartok-de-budapest-53293309.html
- le 29 octobre 2011 : « Un baptême chez les unitariens italiens » - A Bologne, Giacomo Tessaro a été baptisé le dimanche 23 octobre par le révérend Roberto Rosso

http://actua.unitariennes.over-blog.com/article-un-bapteme-chez-les-unitariens-italiens-87523808.html
- le 3 décembre 2011 : « Les unitariens italiens vous offrent l'apéritif ! » - Le lancement d’un « cénacle » de croissance spirituelle à Rome intitulé « le Calice du Centre » car les réunions commencent par l’allumage du calice des unitariens
http://actua.unitariennes.over-blog.com/article-les-unitariens-italiens-vous-offrent-l-aperatif-91033877.html
 - le 20 janvier 2012 : « L’itinéraire de Lawrence M.F. Sudbury, de la mouvance évangélique à l’unitarisme » Né à Londres d’un père italien, un séjour aux Etats-Unis avec une consécration comme pasteur d’une Eglise évangélique ; il continue maintenant sa carrière d’écrivain à Milan en apportant désormais son expérience et sa foi à l’unitarisme italien.
http://actua.unitariennes.over-blog.com/article-l-itineraire-de-lawrence-m-f-sudbury-de-la-mouvance-evangelique-a-l-unitarisme-97501220.html
 - le 20 janvier 2012 : « La communion unitarienne d’Italie » - La CUI comprend deux congrégations nationales, la Congregazione italiana cristiano unitariana (CICU) pour les chrétiens et l'Eglise de la Mente Aperta pour les unitariens-universalistes, et un groupe local à Rome, le Calice du Centre. L’article donne l’organigramme et les noms des responsables.
http://actua.unitariennes.over-blog.com/article-la-communion-unitarienne-d-italie-97502226.html 

Sur le site de La Besace des unitariens

- articles du 26 au 29 mai 2010 sur le colloque de Saluzzo 21-22 mai 2010 dans la rubrique consacrée à Georges Biandrata http://labesacedesunitariens.over-blog.com/categorie-11470433.html

-  le 5 avril 2012 : " Un credo pour le christianisme unitarien est-il possible ? Un débat initié par Giacomo Tessaro ", avec la participation de Michele Moramarco, Alessandro Falasca et Roberto Rosso.

http://labesacedesunitariens.over-blog.com/article-cu-113-debat-en-italie-un-credo-pour-le-christianisme-unitarien-est-il-possible-102881035.html  

 

Sur le site du Conseil des unitariens et universalistes français (CUUF) "Unitariens français", à la rubrique "les récapitulatifs"

- le 10 mars 2012 : « Notre solidarité avec les vaudois » – l’histoire de l’Eglise évangélique vaudoise persécutée puis discriminée jusqu’en 1848.
http://unitariens.francais.over-blog.fr/article-notre-solidarite-avec-les-vaudois-101303673.html

- le 4 avril 2012 : " l'unitarisme en Italie "

(1) - un bref historique (2004-2012) 

http://unitariens.francais.over-blog.fr/article-l-unitarisme-en-italie-1-un-bref-historique-2004-2012-102843018.html  

(2) - nos publications.

http://unitariens.francais.over-blog.fr/article-l-unitarisme-en-italie-2-nos-publications-102840736.html

Mercredi 4 avril 2012 3 04 /04 /Avr /2012 18:19
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : les récapitulatifs

Les unitariens, du fait de leur propre histoire, sont solidaires de toutes les communautés chrétiennes qui ont été déclarées hérétiques par les Eglises dominantes et martyrisées à cause de leur foi. Qu’on se le dise, les unitariens sont positivement curieux et chaleureux envers les autres Eglises qui, réciproquement, font également preuve de tolérance.


Sur les sites unitariens, vous pouvez lire :


« Histoire des vaudois », en 4 pages sur notre site documentaire de la Besace des unitariens, à la rubrique consacrée aux Réformateurs ( lien).
« Chants historiques vaudois » (le serment de Sibaud et la complainte du prisonnier de Saluces), sur le site de l’Eglise unitarienne francophone (lien)
 « Chaque année, les vaudois fêtent leur liberté » dans nos Actualités unitariennes à la rubrique « les protestantismes » (lien).
 

 

A noter par ailleurs l’entretien de Valdo Bertalot, membre de l’Église évangélique vaudoise, titulaire d’un doctorat en théologie, et secrétaire général de la Société biblique italienne, par Olivier Guivarch, publié dans Evangile et Liberté d’octobre 2007 (n° 212), lien.


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colporteurs vaudois diffusant les écrits de leur Eglise en langue locale, dès le XIIème siècle

Samedi 10 mars 2012 6 10 /03 /Mars /2012 11:45
- Par Unitariens français - Publié dans : les récapitulatifs

publication en cours

Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 19:54
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : les récapitulatifs

suite des articles précédents


Longtemps, la parole a été confisquée par les clercs, mais elle a été brutalement libérée au XVème et XVIème siècles suite à l’invention de l’imprimerie qui a multiplié les possibilités de lecture. Les « humanistes » de cette époque furent des clercs mais aussi de très nombreux laïcs ! Cela a donné les Réformes protestantes. De même, l’Internet à notre époque permet de contourner les clergés et les dirigeants de communauté et donne la parole à qui veut la prendre, … quitte à lui à se trouver une audience ! On assiste donc à un réel  dégel.


Les internautes, habitués du courrier électronique, des blogs, des groupes de discussion (par exemple sur Yahoo) et des forums thématiques, aujourd’hui des réseaux sociaux comme celui de Facebook, etc., s’en donnent à cœur joie. Leur comportement dépend t-il de leur appartenance religieuse ? Les communautés religieuses encouragent-elles à ces nouvelles formes de relation ?


1) Avec qui ?


Pour certains, ce sera plutôt une discussion en interne, entre militants ou membres d’une même communauté ou mouvement, mais d’autres souhaiteront utiliser l’Internet pour élargir leur cercle habituel de relation avec des sympathisants, avec des personnes d’autres mouvances mais avec lesquelles on peut néanmoins discuter d'une façon positive, ou encore en inter religieux tout azimut. Alors que certains intellectuels continueront d’écrire des articles dans des revues ou les grands médias, d’autres au contraire n’hésitent pas à descendre dans l’arène publique : des blogs personnels où ils se lâchent, des forums où ils prennent le temps de répondre aux multiples questions, les réseaux sociaux où ils peuvent tester leur célébrité, etc.


2) jusqu’où ?


Jusqu’à quel niveau peut aller la discussion ? S’agit-il d’un espace-salon où les participants trouvent simplement plaisir à échanger ou encore à convaincre les autres de leurs arguments, ou bien y a-t-il un enjeu décisionnel : une consultation, voir même à terme une décision à prendre ? Des assemblées générales se font ainsi à distance grâce à l’Internet ; on peut avoir ainsi de véritables espaces synodaux. Mais les dirigeants vont-ils tous accepter des discussions touchant aux orientations même de leur mouvement ou organisme ? Encore moins si les débats sont accessibles en dehors de leur communauté : les grincheux diront tout de suite que les dirigeants sont contestés par une partie de leurs fidèles, que la mouvance est divisée, que les gens se querellent, etc.


3) dans quel sens ?


Avec l’Internet, les dirigeants peuvent mieux informer des activités, expliciter les orientations prises et les directives : il y aura alors finalement plus d’informations reçues que de discussions émanant de la base. De nombreux groupes fonctionnent ainsi comme de simple listes de destinataires à qui on adresse de temps à autres des informations. On reste alors loin d’une dynamique de la base où peuvent se produire des émergences, de nouvelles idées ou projets, etc.


4) de quoi ?


Le contenu des messages dépendent finalement beaucoup des motivations des uns et des autres. Il y a des « amicaux » qui ont soif de convivialité, des « contemplatifs » qui s’extasient devant une photo, la beauté d’un paysage, et veulent montrer aux autres, des « exaltés » spirituels qui partagent leur foi de confessant et veulent convaincre les autres de la Vérité qu’ils ont découverte et qui les anime, des « militants » qui mettent à profit l’Internet pour faire connaître leurs idées leurs activités, leurs programmes, et élargir leur audience, des "encartés" qui rabâchent les positions officielles de leur communauté, des « auteurs » soucieux de diffuser leurs publications, des « partisans » qui donnent leur avis et opinion d'une façon tranchée, sans nuance, des « explorateurs » qui transmettent des trouvailles exotiques ou insolites trouvées sur la Toile, des « approbateurs » qui applausissent à ce que disent les autres et à l’inverse des « opposants » qui trouvent à redire sur ce que disent les autres sans pour autant prendre l’initiative des messages, et puis encore des « prudents » et des « frileux » qui en disent le moins possible, sinon des « silencieux » qui s’inscrivent sans se présenter mais sont là pour recevoir des informations ou se tenir au courant, etc., et, fort heureusement, des « accrocs » qui sautent sur tous les fils de discussion !


A l’aune de la discussion, on ne retrouvent pas forcément les clivages habituels : conservateurs / progressistes (car il peut y avoir des mouvances progressistes de type autoritaire), dogmatiques / libéraux (la mouvance évangélique s’avère par exemple très discutante en dehors d’un noyau dur de croyances).


L’existence même d’Internet pose la question : ma communauté, mon mouvement, ma mouvance a-t-il une politique de communication volontaire, affichée, dynamique ? Se contente-t-il d’un site-vitrine ? ou bien met-il à profit les nouveaux outils pour que ses membres s’en servent ? A chaque nouveauté technologique, certains montent dans le train et d’autres regardent filer le progrès ! Tant pis aux absents ...

 

interfaith en tissus

 

Pour les unitariens la liberté d’expression découle de la liberté de penser et de croyance. Ils ne peuvent qu’être participants de ce qu’Internet met à notre disposition. Ils ne sont nullement gênés par cette ouverture aux autres puisqu’ils n’ont pas de credo limitant l’entrée à leurs assemblées et qu’ils prônent l’ouverture aux autres religions et spiritualités (et leur mise sur le même plan par l’unitarisme-universalisme) ; mieux, ils portent le soucis d’un langage universel (paroles, gestes rituels, etc.), du moins lisible, accessible à tous, compréhensible à notre intelligence et raison (donc pas d’ésotérisme) afin de pouvoir communiquer aisément avec tous. La communauté se fonde sur les inter relations de ses membres et non sur des opinions communes ; l’empathie et la tolérance sont toutefois nécessaires, de même que la curiosité et l’attention aux autres, et, surtout, le vif sentiment que nous constituons une même famille humaine.

Fin

Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 19:16
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : les récapitulatifs

 


 
Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 13:46
- Par Unitariens français - Publié dans : Société religieuse des unitariens tchèques

Les unitariens français vous donnent rendez-vous sur Facebook !


Jean-Claude Barbier, vignette, mai 2008Message de Jean-Claude Barbier paru dans le bulletin de la Correspondance unitarienne n° 110, décembre 2011 :

« Je vous invite à me rejoindre sur Facebook, sur ma page personnelle où je compte 558 «amis », mais aussi sur celle de l’Eglise unitarienne francophone EUfr (approuvée par 64 personnes) et dans les groupes que j’ai lancés pour constituer des jalons dans l’avenir : Chrétiens alternatifs (11 membres), Les Amis de Jésus / Iéshoua / Isa (8), Groupe de prière Bordeaux Gironde (2), Populations Pygmées : à connaître et à aider (10). Par ailleurs, je participe aux groupes suivants : International Council of Unitarians and Universalists (560), Eglise réformée de France (578), Soyons acteurs d’un véritable dialogue interreligieux (138) ».

Mardi 20 décembre 2011 2 20 /12 /Déc /2011 14:49
- Par Unitariens français - Publié dans : adresses et liens

La générale de l'opéra de Shauna Beesley, compositrice, et Jean-Claude Humbert, librettiste, "Le Procès de Michel Servet", a eu lieu vendredi 28 octobre 2011 à Genève ( lien). Les photos ci-dessous ont été mises sur la page Facebook "Le procès de Michel Servet" par l'agence Genevox (lien). Les notes explicatives de ces photos sont de Fabien Girard, éditeur du site "La Liberté de croyance - Blog consacré à la liberté de croyance et l'anti-trinitarisme autour de Michel Servet et Sébastien Castellion" (lien) et qui a assisté à cette représentation.

 

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Prologue. Photo 1 - Erasme de Rotterdam. Photo 2 - Erasme avec Castellion, Calvin en petit, tous trois prêchant la liberté de conscience.

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Acte 1, scène 1 - à Vienne, en France, les citoyens se rendent sur la place centrale assister au brûlage de Michel Servet (photo 3) ; deux citoyennes s'entretiennent à son sujet (photo 4) ; un citoyen vient raconter comment le prisonnier s'est enfui de sa cellule (photo 5).

opera michel servet 6Sébastien Castellion, symboliquement présent, observe de loin les évènements pour en témoigner.

Il apparaît ainsi de manière récurrente tout au long du spectacle (photo 6)

opera michel servet 7opera_michel_servet_8.jpgopera_michel_servet_9.jpg

acte 1, scène 2 - Dans son cabinet, Calvin s'entretient avec Farel au sujet de Servet. Il rappelle comment ce dernier l'a offensé par ses annotations en marge de ses livres et déclare que, s'il vient à Genève, il ne souffrira pas qu'il en sorte vivant.

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Acte 1, scène 3 - Michel Servet apparaît au temple de la Madeleine durant le culte ; Castellion en haut à droite, symboliquement à la manière d'une conscience (photo 10) ; des fidèles ont reconnu l'intrus et envoient un messager en informer Calvin (photo 11) ; Castellion intervient et questionne Servet sur la raison de sa présence à Genève : "Pourquoi es-tu venu te jeter dans la gueule du loup ?" lui demande-t-il. Servet lui explique qu'il souhaite discuter avec Calvin et le persuader de la véracité de sa doctrine.

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Acte 1, scène 3 (suite et fin) - Farel (photo 13) ; Calvin reçoit la visite du messager (photo 14) ; Calvin et Farel louent Dieu de leur avoir livré Servet (photos 15, 16 et 17).

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Acte 2, scène 1 - Arrestation de Michel Servet (photos 18 et 19).

opera_michel_servet_20.jpgActe 2, scène 1 - une foule se moque des doctrines de Servet (photo 20)

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opera_michel_servet_23.jpgopera_michel_servet_24.jpg

Acte 2, scène 2 - Michel Servet répond aux questions du juge (photos 21, 23 et 24).

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Acte 2, scène 3 - Calvin prie Dieu. Il s'interroge sur la façon de traiter l'hérésie en tant que pasteur et protecteur de Genève (photos 25, 26 et 27).

opera_michel_servet_28.jpgActe 2, scène 4 - Servet, emprisonné depuis 40 jours, écrit aux autorités de Genève afin qu'il reçoive un meilleur traitement sur les plans sanitaires et judiciaires (photo 28).

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Acte 3, scène 1 - Le tribunal prononce son verdict. Servet est condamné à être brûlé vif (photos 30 et 31).

opera_michel_servet_32.jpgActe 3, scène 1 - Servet demande qu'on lui fasse miséricorde, qu'on lui coupe la tête au lieu d'être brulé (photo 32).

 

Vidéo : Michel Servet, interprêté par Sacha Michon, lorsqu'il écrit sa lettre aux "Magnifiques Seigneurs" pour se plaindre des conditions de vie de sa prison.

 

Mercredi 2 novembre 2011 3 02 /11 /Nov /2011 01:08
- Par photos de Genevox, annotations de Fabien Girard - Publié dans : les reportages

A partir de la fin du XIXème siècle, les congrégations unitariennes américaines, au nom des valeurs évangéliques (à savoir le vécu selon les enseignements de Jésus et non plus seulement les croyances pieuses) se sont ouvertes à des non-chrétiens : des agnostiques, des « humanistes », des non-théistes (non pas tant des athées au sens français du terme, mais des gens qui remettent en cause la représentation d’un Dieu personne intervenant d’une façon providentielle dans notre histoire). Elles furent rejointes par un courant humaniste semblable qui s’est développé aussi au sein de l’Eglise universaliste d’Amérique (dont la théologie affirme le salut universel, pour tous).

 

En 1961, la fusion de ces deux confessions a donné l’unitarisme-universalisme (l’UUisme) lequel va encore plus loin dans l’élargissement aux autres puisque, désormais, toutes les traditions religieuses sont placées sur un même pied d’égalité et les fidèles sont invités à militer pour les valeurs universelles, au-delà de ces traditions particulières. Il en résulte ainsi une nouvelle approche du religieux, sinon une nouvelle religion qui se veut d’emblée universelle. Le théisme était déjà un dépassement des appartenances confessionnelles et religieuses, mais cette fois-ci les non-théistes, les athées, voire les polythéistes et les panthéistes sont conviés à la fête commune. L’ouverture est inconditionnelle dans la mesure où les uns et les autres se retrouvent dans cette démarche commune de dépassement vers plus d’universel.

 

Le culte va en conséquence ; les fêtes religieuses sont fêtées plus que célébrées comme actes mémoriaux, mais ce sont des rituels innovants qui sont désormais de mise, à l’initiative de l’assemblée composite qui est réunie. Il s’adresse à l’Esprit, au mystère de la Vie, sans aller plus en avant dans la précision. Le but n’est nullement la recherche d’un dénominateur commun, ni celui d’une négociation inter religieuse de type oecuménique pour arriver à une cohabitation commune, ni – surtout pas – un syncrétisme de type New-Age, mais la recherche d’une spiritualité pouvant être vécue d’une façon universelle à partir de nos diverses traditions antérieures.


Parti de l’histoire religieuse des Etats-Unis, l’UUisme a fait depuis la tour du monde et de nombreuses congrégations de divers pays se rattachent à ce courant religieux, notamment dans les pays anglophones, mais aussi en Tchéquie, en Allemagne, en Espagne, etc.
 

 

En français, vous pouvez consulter le site du Mouvement unitarien universaliste au Québec (lien)  et de nombreux articles de Jean-Claude Barbier :


articles de Jean-claude Barbier (chrétien unitarien, France)

 

Dans la revue Théolib :
 

« Qui sont les héritiers spirituels de Michel Servet ? », n° 24, décembre 2003, "Hommage à Michel Servet", pp. 49-58 ; mis en ligne le 28 mai 2008 sur le site Liberté de croyance autour de Michel Servet et Sébastien Castellion en juin 2008 ( lien)
 
Sur le site Profils de libertés (lien) :

 

« Les cercles de l'unitarisme », à la Une de la Correspondance unitarienne, n° 18, avril 2003 (lien)
« La communion chrétienne est-elle un repas sectaire ? », à la Une de la Correspondance unitarienne, n° 20, juin 2003 (lien)
« Séparer Dieu et son Fils pour plus d'universel ? », à la Une de La petite gazette du 5 janvier 2005, puis classé dans la rubrique "Dialogue" (lien)
« Le christianisme post-confessionnel », le 20 janvier 2005, dans la rubrique " Chroniques " (lien), reproduit par le site du Réseau européen des protestants libéraux  (ELPN), en lien sur le site des Croyants libres Sarthe, et publié dans Le Protestant (" mensuel roman fondé en 1831 "), n° 3, mars 2005, p. 6
« Les unitariens-universalistes américains partagent leurs lieux de culte » à la Une, Correspondance unitarienne, n° 40, février 2005 (lien)
« L’unitarisme sur deux pieds" , libre propos de la Correspondance unitarienne, n° 51, janvier 2006, p. 4 (voir aussi dans le même bulletin l’article de John Eichrodt « Voyage à Montserrat : impressions personnelles » et à la même référence Internet) (lien).
« L’unitarisme est-il un évolutionnisme ? », à la Une de la Correspondance unitarienne, n° 56, juin 2006 (lien)
 « Christianisme d’ouverture et post-christianisme ; faut-il inviter les autres à faire partie de nos communautés chrétiennes ? », à la Une de la Correspondance unitarienne, n° 65, mars 2007 (lien)

Sur le site de La Besace des unitariens (lien) :


"L’accès à l’universel chez les unitariens", communication au colloque international organisé par le Servetus International Society, à Barcelone les 20-21 octobre 2006, mis en ligne le 16 septembre 2011, à la rubrique consacrée à Michel Servet (lien), en quatre parties 1 – l’universalisation de Michel Servet ; 2 et 3 –  l’unitarisme-universalisme ; 4 – la dynamique d’un christianisme ouvert


Voir aussi nos rubriques « l’unitarisme » (lien) et « l’universalisme » (au sens confessionnel – donc chrétien – du terme) (lien),

Sur le site des Actualités unitariennes (lien) :

Notre rubrique « l’unitarisme aux Etats-Unis » (lien)

Sur le site de l’Eglise unitarienne francophone (lien) :


« Croyants - non croyants : éloge de l’unitarisme – universalisme », " Réflexion " au culte francophone du dimanche 25 mai de l’Eglise unitarienne de Montréal (EUM) (2ère partie), publiée dans la Correspondance unitarienne, n° 81, juillet 08, mis en ligne le jeudi 26 juin 2008 (lien)
« L’unitarisme français »  1 – au sein de l’unitarisme contemporain ; 2 – en émergence ; 3 – l’affirmation d’une composante chrétienne ; 4 – un pluralisme démocratique s’appuyant sur les identités, publié dans la Correspondance unitarienne, n° 99, janvier 2010 (lien)
« Dieu chez les unitariens-universalistes » : plusieurs témoignages de pasteurs unitariens-universalistes, avant-propos, 1 – au cœur du réel, 2 – une création permanente, 3 – difficile à exprimer, 4 – l’expérience humaine, 5 – le choix personnel, 6 – la lutte intérieure ; texte reproduit le 5 août 2010 du site du Mouvement unitarien universaliste au Québec (lien)
« Principes et sources de l'unitarisme-universalisme » (lien), le 14 mars 2010

Sur le site des chrétiens unitariens (Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens, AFCU) (lien)


le manifeste d'Avignon, version en français - " Pour que l’unitarisme garde toute sa place parmi les chrétiens du monde entier ", le 17 août 2007, de la part des associations chrétiennes unitariennes  britannique, française, italienne, burundaise et congolaise, mis en ligne le jeudi 6 septembre 2007 (lien)

Et dans la rubrique « le vocabulaire religieux »

« Les néo-», lundi 19 mars 2007 (lien)
« Les post-», lundi 19 mars 2007 (lien) : le post-confessionnalisme, le post-christianisme
« Les dénominations des unitariens de tradition chrétienne », dimanche 18 novembre 2007 (lien) : chrétiens unitariens, unitariens chrétiens, unitariens-universalistes chrétiens
« Les universalistes », lundi 19 novembre 2007 (lien) : les universalistes, les néo-universalistes ? , les universistes
« Une nouvelle approche du religieux autour du couple unitariens / universalistes », lundi 19 novembre 2007 (lien) : les unitariens-universalistes, les unitariens universalistes (sans trait d’union), les unitariens et les universalistes, les unitariens*universalistes.
« Oecuménisme, transconfessionnalité, christianisme d’ouverture, inter-convictionnalité », samedi 16 février 2008 (lien)
« Le libéralisme en matière de religion », mardi 25 mars 2008 (lien)
« Chrétiens libéraux, libres, indépendants, alternatifs », mercredi 30 avril 2008 (lien)
« Le vocabulaire de l’universel », mardi 15 juillet 2008 (lien) : l’universel, les universaux, l’universalité, l’universalisme, l’universalisation, l’internationalisation, la planétisation, la mondialisation.
« universalisme, universisme », samedi 22 novembre 2008 (lien)
« Se situer face à la pluralité religieuse », article * de  Frédéric Rognon , professeur de philosophie des religions et d’anthropologie de la religion à la Faculté de théologie protestante de Strasbourg, ami de l’Arche de Lanza del Vasto, résumé par Etienne Godinot, mis en ligne le mercredi 4 février 2009 (lien) : l’excluvivisme, l’inclusivisme, le relativisme, la posture apophatique
« Qu'elle est la différence entre déistes et théistes ? », lundi 25 mai 2009 (lien)
« Faire Eglise avec qui ? », lundi 15 juin 2009 (lien) : Eglises confessionnelles, libres, latitudinaires, œcuméniques, transconfessionnelles, ouvertes, post-confessionnelles, théistes, inter-convictionnelles, universelles.
« les Eglises entre exclusivisme et inclusivité » (dont les Eglises latitudinaires), mardi 14 septembre 2010 (lien)

Vendredi 7 octobre 2011 5 07 /10 /Oct /2011 11:47
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : les récapitulatifs

Pologne--medaille-des-Freres-polonais-recto.jpegLes chrétiens unitariens du Burundi ont inauguré leur nouveau lieu de culte (construit en dur) et ordonné leur président-fondateur, Fulgence Ndagijimana, comme pasteur officiel de leur communauté, ce dimanche 21 août 2011 (lien).

Jeudi 6 octobre 2011 4 06 /10 /Oct /2011 12:52
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : chrétiens unitariens (AFCU)

article en préparation

Dimanche 18 septembre 2011 7 18 /09 /Sep /2011 10:37
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : les récapitulatifs

Yves Lecornec (protestant libéral et unitarien, Caen) prolonge sa réflexion à propos du texte de Roger Parmentier, par ce message adressé au forum des Unitariens francophones, ce dimanche 24 juillet 2011.


yves lecornec portraitJe me permets de revenir sur le débat ouvert par le discours du pasteur R. Parmentier et sur l’hétérogénéité supposée des positions de Paul et de Jésus.

On pourrait résumer ainsi la proposition de cet auteur : « abandonner la christologie qui fait de Jésus le fils de Dieu, doctrine qui n’est que pure invention et reconstruction a posteriori par les disciples, pour rester fidèle au Jésus historique et privilégier son enseignement et sa « praxis ».

Ce « gauchissement » de l’enseignement initial du Christ serait l’effet du désarroi des disciples après la mort de leur maître. Présent déjà dans les synoptiques sur la base de la légende du tombeau vide, il aurait ensuite été développé et systématisé par Jean et surtout Paul qui, du fait de son dynamisme missionnaire, aurait amené l’ensemble des communautés qui se réclamaient de Jésus à adopter la « nouvelle ligne ». L’histoire, on le sait étant écrite par les vainqueurs, les minorités, tels les judéo-chrétiens ou les unitariens, n’eurent que peu de moyens de faire face à l’hégémonie idéologique des grandes églises… Aussi le discours du pasteur Roger Parmentier serait, de la part d’un des clercs d’une de ces Eglises, une nouveauté forte, susceptible d’introduire un élément sainement perturbateur dans la vie spirituelle de cette communauté.

Cette présentation, que j’espère assez fidèle est sans doute séduisante mais je ne puis pour ma part y adhérer totalement. Ma fidélité à une théologie unitarienne de type adoptianiste me fait craindre que l’on ne réduise ainsi la signification de l’évènement « Jésus » à l’admiration que l’on peut éprouver pour un maître, un héros ou un saint tels que l’histoire des peuples et les différentes cultures peuvent en présenter.

En ce qui concerne la « nouveauté » de cette position, j’ai déjà dit dans un message précédent quel était mon sentiment. Il n’y a pas là pour moi de réelle nouveauté car l’histoire de la pensée Chrétienne fourmille de ces tentatives sans cesse renouvelées de « réduire » le Christ au seul homme Jésus. Inversement d’ailleurs, les grandes églises ont, depuis leur naissance, cédé de façon assez systématique à la tentation inverse (nier la pleine humanité du Christ) et développé des spéculations toujours plus complexes et éthérées sur une prétendue déité métaphysique de l’homme de Nazareth.

Pour illustrer mon propos d’une non-nouveauté du discours du pasteur Roger Parmentier, quelques rappels historiques puisant dans l’histoire relativement récente de la théologie : c’est tout d’abord le philosophe protestant Reimarus qui observait (au XVIIIème siècle !) que le Nouveau Testament développait deux visions du Christ : les synoptiques avec un Jésus prophète, et les textes de Paul et de Jean qui parlaient d’un Fils de Dieu descendu du ciel.

Le protestantisme libéral du XIXème siècle s’est largement engouffré dans cette brèche et présenté, parallèlement à Renan ou d’autres auteurs, un Jésus humain, maître de sagesse

Wrede, en 1904, publie pour sa part un « Paulus » qui eut un fort retentissement : il indique clairement le choix à faire entre la prédication de Jésus et la théologie de Paul. Le mot d’ordre « zurück von Paulus zu Jésus » qui retentit alors, nous dit Henri-Jérome Gagey, « appelait ainsi à restaurer loin de Paul et de toute sa dogmatique, le christianisme authentique, compris comme une expérience d’une relation à Jésus vraiment salutaire parce que ‘déchristologisée’ ». On voit là en toutes lettres le programme défendu par Roger Parmentier !

Rien de nouveau donc, sous le soleil de la théologie ...

Mais le fond du problème (la représentation que l’on se fait du Christ) est sans doute plus essentiel que la dispute sur l’originalité de telle ou telle position.

Or, je reste personnellement insatisfait de la présentation des choses que nous propose Roger Parmentier. Me réclamant de l’unitarisme, ce sentiment d’insatisfaction, voire de réticence avouée devant la déconstruction de l’orthodoxie doctrinale pourrait sembler à certains assez paradoxal. Mais il me semble que notre auteur (relayé en cela par la position moyenne de l’unitarisme Chrétien) ne fait pas justice de l’intention profonde de Jésus, et du caractère central de l’eschatologie dans sa prédication.

C’est la référence à l’eschatologie qui, me semble-t-il, fait le lien entre l’annonce de la proximité du Royaume par Jésus, et la prédication de Paul présentant le Christ comme l’accomplissement de ce que Jésus ne faisait qu’annoncer.

Je ne crois pas, contrairement au libéralisme « classique », qu’il nous faille ranger l’eschatologie au rayon des accessoires. Certes comme ses contemporains, Jésus a attendu un grand drame cosmique marquant la fin des temps, et cet évènement mythique n’est pas survenu. Mais, fondamentalement, ce qui importe n’est pas son caractère mythologique et apocalyptique, c’est le sens que lui donne Jésus. L’irruption du Royaume ne l’intéresse pas comme évènement de l’histoire. C’est par contre l’évènement mystérieux qui place l’homme dans la décision devant Dieu. Bultmann sur ce point m’a été un guide précieux pour en saisir le sens. Jésus ne prêche pas un idéal, il n’enseigne pas une éthique, il ne prescrit pas l’ascèse, il appelle à l’obéissance. Le sens de l’existence humaine écrit Bultmann est « de se tenir devant Dieu dans la décision, d’être placé devant l’exigence de la volonté divine, qu’il s’agit de saisir dans le moment concret, et à laquelle il faut obéir. » Le Royaume est le tout Autre et Jésus est le porteur de la Parole divine, il est l’Envoyé. La communauté primitive, en le confessant comme le Christ, le reconnaissait donc pour ce qu’il avait prétendu être : le messager de la dernière heure, celui qui introduisait le tournant des temps.

Pour autant Jésus ne s’est jamais désigné comme un être céleste descendu sur terre, un être humano-divin doté d’un statut métaphysique particulier même s’il avait conscience de son rôle particulier dans l’économie du Salut ! Il fut un homme, pleinement homme, soumis à la volonté de son Père, remplissant sa mission parmi les hommes, ses frères.

Dans la mesure ou Paul confesse comme advenu en Jésus (la présence du Royaume) ce que Jésus annonçait comme devant advenir, la prédication de Jésus et la théologie de Paul se répondent l’une l’autre en raison de la symétrie de leur position par rapport au « tournant des temps » que représente la Croix, et la confirmation par Dieu de la victoire sur la mort.

Car le jugement de Dieu devant lequel Jésus place l’homme est aussi message de grâce gratuite et de pardon. Le jugement de Dieu nous condamne mais nous pardonne. Cette tension répond à la tension chez l’homme entre l’Altérité et la Présence. Dieu est le Tout Autre. Il est aussi le tout proche. En Jésus, Dieu affirme sa transcendance (c’est l’annonce du Jugement) et sa présence (c’est la grâce – le Royaume est déjà parmi nous).

La foi (la confiance en la Réalité Ultime) permet d’aller au-delà de ce paradoxe et de goûter dès ici-bas la réconciliation. Jésus pour moi n’est pas l’être céleste, deuxième personne d’une impensable trinité), il est l’Homme réconcilié avec le Divin, le nouvel Adam.

C’est le sens de cette christologie adoptianiste que je défends, et qui, respectant l’unité du Nouveau testament, me semble n’être pas contraire à l”image Biblique du Christ.

Dimanche 24 juillet 2011 7 24 /07 /Juil /2011 08:27
- Par Yves Lecornec - Publié dans : le forum des unitariens francophones

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